Le coup Serf est une combinaison du jeu de dames, plus précisément une des formes du coup Napoléon, qui doit son nom au maître parisien Roger Serf (1886-1974)Archives en ligne de Paris , année 1974, acte de décès , cote 18D 511, vue 18/31.

La dénomination de cette manœuvre date de 1937 par l'entremise d'Herman de Jongh en référence à l'habitude de Serf de tenter ce coup.

Principe du coup Serf

Cette forme particulière du coup Napoléon se présente en partie classique. Le coup Serf a une utilité positionnelle car la menace de sa réalisation gêne le développement de l'aile droite de l'adversaire, l'empêchant surtout de jouer (12-17)Jean-Pierre Dubois, Et si on parlait… du coup Serf, page 24, « Roger Serf (1886-1974) […] un intérêt positionnel en système classique […] Dans cette position, le coup naturel 1… 12-17 est justement interdit par le Coup Serf » in ..

Le principe combinatoire, publié en 1902 dans un coup de début de partie, nécessite l'incursion des Noirs à la case 29, ou l'acheminement préalable du pion noir 20 à 29.

D'une difficulté moyenne, la combinaison débute par un simple échange avec une première rafle 32x12 à l'issue de laquelle deux possibilités de prise sont offertes à l'adversaire. Voir animation.

Quel que soit son choix, le mécanisme propre au coup Napoléon permet de placer le deuxième chaînon du chemin de rafle, puis le premier.

Toujours de façon caractéristique, un coup direct en forme renversée mène à la rafle en zigzag de trois pions. À la fin, une des variantes aura laissé en place les pions 23 et 38.

Sur les deux variantes, le bénéfice du coup Serf est le même et généralement d'un pion.

Notes et références

Bibliographie . . .

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