André Joriot, né le à Paris et mort le à Gaggenau, est un officier et résistant français du réseau Alliance exécuté sommairement par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.
Biographie André, Jules, Hubert Joriot est le fils de Hermann Louis, ingénieur, et de Geneviève Auzary.
En 1940, il entre à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr transféré à Aix-en-Provence, promotion Maréchal Pétain. Il en sort en 1942 avec le grade de sous-lieutenant.
En , il s'engage, sous le pseudonyme de « Lamproie », dans la Résistance au sein du réseau Alliance. Il obtient de nombreux renseignements, notamment sur les mouvements des sous-marins allemands des bases de la côte Atlantique. Il devient l'adjoint du chef de la région Bordeaux-Charente.
Le , il est blessé lors de son arrestation par la Gestapo.
En , il est déporté, via Compiègne et Strasbourg, vers le camp de Buchenwald.
Le , après étude de son dossier par le Reichskriegsgericht, il n'est pas jugé, mais, classé Nacht und Nebel (NN) et remis à la disposition du Sicherheitsdienst (SD).
Le , après avoir été détenu à la prison d'Offenburg, il est transféré au camp de Gaggenau annexe du camp de sûreté de Vorbruck-Schirmeck. Il est accompagné de huit autres membres du Réseau Alliance.
Le , il est emmené avec les autres déportés du Réseau Alliance (Pierre Audevie, Joseph Bordes, Sigismond Damm, Jean-Henri Durand, MIchel Gartner, Robert Gontier, Martin Sabarots, André Soussotte) dans une forêt, près de Gaggenau où ils sont abattus sommairement.
Après la guerre, grâce aux indications de l'abbé Hett qui fut leur compagnon de détention, leurs corps sont découverts dans un charnier sur le lieu de leur exécution. Le corps d'André Joriot est rapatrié en France où il est identifié à Strasbourg le .
Reconnaissance alt=Stèle inaugurée le 30 avril 2023.|vignette|Stèle inaugurée le à Gaggenau. À Gaggenau, son nom et sa photos figurent sur la stèle commémorative inaugurée, le , par la municipalité.
Son nom figure sur : La plaque commémorative du réseau Alliance à l’entrée de la base sous-marine de Bordeaux. Le monument aux morts de Lastic
Distinctions À titre posthume :
().
Citation à l'ordre de l'armée :
Il est reconnu « Mort pour la France » (), « Mort en déportation » () et « Déporté résistant ».
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
Réseau Alliance Massacres de Gaggenau
Liens externes
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