vignette|Le télégraphe hydraulique utilisé par Énée le Tacticien pour envoyer un message au La télégraphie hydraulique (en grec ancien : ) s'est développée autour de deux systèmes de sémaphore différents impliquant l'utilisation de mécanismes à base d'eau comme télégraphe. Le plus ancien a été mis au point en Grèce antique au , tandis que l'autre a été développé en Grande-Bretagne au . Le système grec était déployé en combinaison avec des feux sémaphoriques, tandis que le système britannique était actionné uniquement par la pression d'un fluide hydraulique.
Bien que les deux systèmes aient utilisé de l'eau dans leurs dispositifs d'émission et de réception, leurs moyens de transmission étaient complètement différents. Le système de la Grèce antique transmettait ses informations sémaphoriques au récepteur de manière visuelle, ce qui limitait son utilisation aux distances en visibilité directe et dans de bonnes conditions météorologiques. Le système britannique lui, utilisait des tuyaux remplis d'eau pour modifier le niveau de l'eau dans l'unité réceptrice (similaire à un tube flexible transparent rempli d'eau utilisé comme indicateur de niveau), limitant ainsi sa portée à la pression hydraulique qui pouvait être générée au niveau du dispositif de l'émetteur..
Tandis que le dispositif grec était extrêmement limité dans les codes (et donc les informations) qu'il pouvait transmettre, le dispositif britannique n'a jamais été déployé en opération autrement que pour des démonstrations à très courte distance. Bien que le dispositif britannique puisse être utilisé dans n'importe quelle visibilité dans les limites de sa plage de fonctionnement, il ne pouvait pas fonctionner à des températures glaciales sans infrastructure supplémentaire pour chauffer les tuyaux. Cela a contribué à son manque de praticité.
Système de sémaphore hydraulique grec vignette|Reconstitution, Centre de diffusion des sciences et musée de la technologie - NOÏSIS. vignette|Modèle reconstitué avec des messages attachés à une tige, Centre de diffusion des sciences et musée de la technologie - NOÏSIS. Le modèle grec ancien a été décrit au par Énée le Tacticien dans son ouvrage Poliorcétique. puis au par l'historien Polybe, qui a retrouvé ce texte perdu..
Le système consiste à placer des conteneurs identiques sur des collines séparées, conteneurs qui ne sont pas reliés entre eux. Chaque conteneur est rempli d'eau et une tige verticale flotte à l'intérieur. Les tiges portaient des codes prédéterminés en divers points de leur hauteur. Pour envoyer un message, l'opérateur émetteur utilisait une torche pour prévenir l'opérateur récepteur ; une fois synchronisés, ils ouvraient simultanément les robinets au fond de leurs conteneurs. L'eau s'écoulait jusqu'à ce que le niveau de l'eau atteigne le code désiré. À ce moment-là, l'expéditeur émettait un signal avec sa torche et les opérateurs fermaient simultanément leurs robinets. Ainsi, l'intervalle de temps entre les signaux de la torche de l'expéditeur pouvait être corrélé avec des codes et des messages spécifiques prédéterminés.
Une description contemporaine de cette méthode télégraphique a été fournie par Polybe. Dans les Histoires, il écrit :
Il apporte une analyse complémentaire sur son efficacité :
Système de sémaphore hydraulique britannique L'ingénieur civil britannique (1804–1856), qui deviendra plus tard l'un des dirigeants de la General Telegraph Company, a présenté un télégraphe hydraulique en 1838, mais n'a pas réussi à le commercialiser. The Railway Magazine, juillet 1839, p. 9 (lire en ligne)..
En appliquant une pression à un dispositif émetteur relié à un tuyau rempli d'eau qui se rendait jusqu'à un dispositif récepteur similaire, il était capable d'effectuer un changement du niveau de l'eau qui indiquait alors des informations codées à l'opérateur du récepteur..
Le système était estimé à () et pouvait transmettre un vocabulaire de .. Le Mechanics Magazine du Royaume-Uni de le décrivait comme suit :
L'article concluait de manière spéculative que .
Notes et références
Notes
Références
Annexes Bibliographie Antoine-Pierre-Fortuné Pignon, Télégraphie hydraulique, Lorient, imp, Feutray, 1847, 4 p. Polybe, Histoire, livre X, (lire sur Wikisource). Philon de Byzance, Syntaxe Mécanique, vol. V . Polyen, Stratagèmes, vol. IV. .
Liens externes
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Articles connexes Phryctorie Système de balises byzantin Lampe Aldis Signal de détresse
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