Charles Jean Gougoltz, né le à Cannes et mort le à Paris 17e, est un coureur cycliste suisse. Jean Gougoltz est l'une des premières stars du cyclisme suisse. Il participe à de nombreuses courses sur route et sur piste à l'échelle internationale. Le magazine allemand Sport-Album der Rad-WeltSport-Album der Rad-Welt est le recueil annuel du journal sportif qui a commencé à paraître en 1895 et a cessé de paraître en 1933. Il est publié six jours par semaine pendant la saison estivale et deux fois par semaine d'octobre à mars. Le Sport-Album annuel contenait des photographies que le quotidien ne pouvait pas publier en raison des contraintes de temps le décrit comme un "coureur polyvalent"Sport-Album der Rad-Welt 1905, Berlin, 1906, p. 47 f..
Biographie Jean Gougoltz est le fils de Henri Louis Charles Gougoltz, maitre d'hôtel, et d'Adèle Louise Sieber des Suisses vivants à CannesA sa majorité, il opte pour la nationalité suisse. Enfant, une nounou anglaise s'occupe de lui, c'est pourquoi il parle couramment l'anglais. Avant de devenir coureur cycliste professionnel, il travaille dans l'hôtel de son oncle Georges Gougoltz à CannesHôtelier suisse, propriétaire des hôtels Beau-Site et Estérel à Cannes et du Grand Hôtel des Bains à Amphion-les-Bains. En 1867, Georges Gougoltz achète le château de M. Court, parfumeur à Grasse et en 1868 des terrains à la Compagnie PLM et fait agrandir l'édifice pour l'aménager en hôtel. En 1881, les frères Ernest et William Renshaw tracent 3 courts de tennis, parmi les premiers à Cannes et de grand renom. Le jardin de l'Hôtel de l'Estérel, ensuite annexé, est retracé : son avenue sinueuse est allongée et remplace celle de la villa Reine Marie. Il a deux fils Georges et Louis. Il meurt en 1903.
En 1893, Louis Cottereau de passage à Cannes, le remarque et lui prodigue des conseils.
En 1895, à Bordeaux, il se mesure contre George Banker et fait une belle course. La même année, il devient champion de France de vitesse sur piste, devant Paul Bourillon et Ludovic Morin. À deux reprises, il détient le record du kilomètre départ lancé. Le , à Buffalo, il bat le record du kilomètre départ lancé en 1 m. 15 s. et 4/5.
Il remporte deux fois, en 1896 et 1897, le Grand Prix d'Angers de vitesse. En 1898, il remporte le Grand Prix de l'U.V.I. de la fédération italienne de cyclisme. La même année, il court à New York et en Floride en tandem avec Dominique Lamberjack où on les surnomme les démons rouges. En , il court avec Mademoiselle Serpolette en tandem mixte, course organisée par l'Artistic-Cycle-ClubClub de cyclisme de Neuilly à Buffalo.
En 1900, il devient champion de Suisse de vitesse. Il participe aux Jeux olympiques d'été de 1900 dans les épreuves pour les professionnelsLes courses professionnelles ne sont pas reconnues comme olympiques et ne donne pas droit à des médailles, de vitesse, de vitesse en tandem, avec Mathieu Cordang, de la course aux points et de la course à handicap de 3 km.
Jean Gougoltz prend le départ de huit courses de six jours, en 1900, il termine troisième à New York avec César Simar. Ce sont les deux premiers européens à monter sur le podium lors d'une course américaine de six jours. En 1901, Jean Gougoltz effectue ses premiers pas dans Paris-Roubaix, mais il ne finit que à cause d'une fringale et également dans Paris-Brest-Paris.
En 1902, il passe au demi-fond, managé par Édouard Taylor. En juin, il bat le record des 200 km sur piste avec entraîneur derrière motos. Il participe au Bol d'Or et termine sixième.
En 1903, il remporte la course des huit jours de Paris devant Lucien Petit-Breton, une compétition qui consiste à courir huit heures par jour pendant huit joursWalter Bosshardt, Henry Eggenberger: Rennfahrer-Schicksale. Zürich 1950, p. 16..
L'un de ses amis est le coureur cycliste gallois Jimmy Michael et quand celui-ci meurt d'un accident vasculaire cérébral dû à l'alcool lors d'une traversée vers New York, le , Gougoltz empêche que son corps soit jeté à la mer et le fait transporter à ses frais jusqu'a New York.
En 1905, il devient stayer professionnel. En mai, Il gagne une course sur 1 heure à Buffalo parcourant 67,110 km. Il partage la victoire avec Achille Germain dans le Grand Prix du Conseil Général à Nantes le 1906.
Il est considéré comme quelqu'un de drôle mais d'instable, buveur de whisky et fumeur de pipe, flambeur qui ne peut pas garder l'argent gagné. Le Sport-Album der Rad-Welt dit de Gougoltz : "Malheureusement, il était parfois si joyeux qu'après un tel effort, son corps résistait à donner le meilleur de lui-même sur le vélodrome, et c'est probablement à cause de cela que sa forme générale n'était pas cohérente. Surtout après de grands succès, il échouait parfois, même si sa forme pouvait être qualifiée de brillante».
Après sa carrière, il devient chauffeur de maître. En , il a un accident de voiture qui coûte la vie à Pierre Letelliercoureur automobile et fils d'Eugène Letellier.
Il meurt à Paris 17è des suites d’une congestion pulmonaire, le .
Vie privée vignette|Photographie du mariage de Jean et Louise Angèle Gougoltz à la mairie du . Il se marie le à la mairie du 17e arrondissement de Paris avec Louise Angèle, dite Marcelle, Holzem (1872-1911). Robert Coquelle et Paul Bourotte sont ses témoins. Elle décède avant lui.
Palmarès sur piste Championnat national Champion de France de vitesse professionnel : 1895 Champion de Suisse de vitesse : 1900 Champion de Suisse de demi-fond : 1905
Grand Prix
Grand Prix d'Angers : 1896, 1897 Grand Prix de l'U.V.I : 1898 du Grand Prix de Reims : 1897 Grand Prix de Nancy : 1900 Grand Prix de Cholet : 1900, 1901 Grand Prix d'Amiens :1901 Grand Prix de Saumur : 1901 Grand Prix de la ville de Nice : 1901 du Grand Prix de Cologne de demi-fond : 1903 Prix du Conseil Général à Vincennes : 1904
Six Jours New York : 1900 (3e avec Simar), 1901 (abandon avec Simar), 1902 (abandon avec Karl Käser), 1903 ( avec Frans Krebs), 1904 (6e avec Petit-Breton) Boston : 1902 ( avec Simar, déclassés 6e) Philadelphie : 1902 (4e avec Lester Wilson)
Palmarès sur route Vainqueur du championnat des Alpes-Maritimes en 1892 et 1894 Paris-Roubaix 1901 (18e) Bordeaux-Paris 1901 (abandon) Paris-Brest-Paris 1901 (abandon)
Guidon Gougoltz Le guidon utilisé par Gougoltz préfigure les cintres de course actuels, on parle de guidon (à la) Gougoltz.
Écrits .
Hommage Un prix Gouglotz
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie . . .
Liens externes
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