La famille Cœurderoy ou Cœur de Roy, de Cœurderoy est une famille française originaire au du bailliage de Moutiers-Saint-Jean en Bourgogne. Bien que le nom soit mentionné en Bourgogne dès 1392 la branche de Dijon, elle, est plus lointainement originaire de Normandie.

Une autre branche, que l'on trouve au siècle à Vassy-sous-Pisy dans l'Yonne avec François Cœurderoy, notaire à Vassy en 1594, donna Ernest Cœurderoy (1822-1862), journaliste et écrivain révolutionnaire.

Histoire Alfred Vittenet écrit que les Cœurderoy furent très nombreux en Bourgogne. On trouve mention en 1392 de Hugues Cœur de Roy, fils de feu Jean Cœur de Roy, pelletier à Dijon; en 1418 de Huguenin Cœurderoy, chevaucheur de l'écurie du duc de Bourgogne; en 1546 de maistre Guillaume Cœur de Roy, recteur des écoles d'Avallon; en 1556 d'Etienne Cœurderoy, huissier de chambre et serviteur domestique du duc de Montmorency, de François Cœurderoy, notaire à Vassy en 1594.

Au à Moutiers-Saint-Jean Dès le on trouve une famille Cœurderoy dans le bailliage de Moutiers-Saint-Jean où ses membres sont des bourgeois exerçant les fonctions et professions de lieutenant de bailliage, notaire ou avocat.. Selon Gaston Roupnel Les populations de la ville et de la campagne dijonnaises au XVIIe siècle, ce sont les descendants de Huguenin Cœurderoy, au service du duc de Bourgogne en 1418..

Francine Rolley dans Une frontière introuvable, officiers royaux et officiers seigneuriaux dans deux bailliages bourguignons au XVIIe siècle indique que la famille Cœurderoy est à l'origine une famille peu notable de petits officiers de l'abbaye de Moutiers-Saint-Jean, enrichis aux dépens de l'abbaye qui mena en vain contre eux plusieurs procèsFrancine Rolley, Une frontière introuvable, officiers royaux et officiers seigneuriaux dans deux bailliages bourguignons au XVIIe siècle, cahiers du Centre de recherches historiques, 2001, note 27..

Pierre Cœurderoy, procureur d'office de l’abbaye de Moutiers-Saint-Jean et fils de François Cœurderoy, notaire royal à Moutiers-Saint-Jean, « bien que n'étant pas d'extraction noble » signe du nom de Cœurderoy, ce que lui contestent en 1621 les moines..

Dans l'église de Moutiers-Saint-Jean subsiste la dalle funéraire de Pierre Cœurderoy qui porte l’inscription suivante : « Ci-gist très noble home maistre Pierre Cueurderoy ladix ecuyer sieur de Rouan (ie. Rouen en Normandie) et lieutenant au bailliage de Moustier Sainct Jehan qui décéda le dixiesme jour d'octobre 1569 après avoir vescu fort vertueusement prions pour luy ». Dans un ovale en creux un cœur sommé d'une couronne fleurdelysée soutenu de 2 rameaux, l'ovale surmonté d'une couronne gravée.

Branche fixée à Saulieu puis Dijon Cette branche originaire de Moutiers-Saint-Jean fut anoblie par ses diverses magistratures.. Elle est issue de Pierre Cœurderoy dont la dalle funéraire vient d'être évoquée et s'éteignit en ligne masculine avec Michel-Joseph de Cœurderoy (1738-1800), premier président de la Cour souveraine de Lorraine.. Seul un lointain rameau normand subsiste en amont de la migration en Bourgogne au XVIe siècle. Ce rameau normand est inventorié à l'association des Vieux Noms Français Subsistants (VNFS).

Jean Cœurderoy, marchand à Saulieu en 1627, fut grand argentier de la maison du prince de Condé à partir de 1620, maître particulier des Eaux et Forêts en 1629, contrôleur de la recette d'Auxois en 1633.

Son fils, Jean Cœurderoy, né le à Saulieu, « fils d'honorable maître Jean Cœurderoy marchand et de honorable Anne Bureteur » acte de baptême le 23 août 1627 à Saulieu de Jean Corderoy, AD21, vue 205/419., fut d'abord avocat puis s'installe à Dijon où il devient trésorier au bureau des finances en 1651. Il acquiert ensuite en 1656 l'office de conseiller et président aux requêtes du parlement de Dijon, charge que ses descendants exercent ensuite de père en fils. à travers quatre présidents aux requêtes du palais en 16S6, 1684, 17S3 et 17S8.. De son mariage avec N. Vaussain, il a trois fils : Étienne, qui en 1684 succède à son père dans la charge de président aux requêtes du parlement de Dijon, François et Nicolas, conseillers-maîtres à la chambres des comptes de Dijon...

Son arrière-petit-fils Michel-Joseph de Cœurderoy (1738-1800), d'abord conseiller au parlement de Bourgogne en 1758, devint premier président de la Cour souveraine de Lorraine en 1767.. Marié en 1760 à Françoise-Louise-Renée Baudouin de Pléneuf, il eut quatre filles.. En 1772, il acheta à la famille des Armoises pour livres le marquisat d'Aulnois-sur-Seille composé de la terre et du château d'Aulnois ainsi que de la seigneurie d'Ajoncourt ..

Branche fixée à Semur-en-Auxois Cette branche qui subsista à Semur donna un maire de cette ville en 1629 et 1645, des avocats et des prêtres et Étienne Cœurderoy, correcteur en la chambre des comptes de Dijon qui avait un domicile à Moutiers-Saint-Jean en 1736.. Cette branche est en réalité la même que la précédente.

Branche fixée dans l'Yonne Cette branche, distincte de celle de Dijon à laquelle elle se rattache pourtant selon Max Nettlau., était fixée au à Vassy-sous-Pisy (Yonne) à 7 kilomètres de Moutiers-Saint-Jean où François Cœurderoy est notaire en 1594.

Elle se fixe à Moutiers-Saint-Jean avec Claude Cœurderoy, marchand à Moutiers-Saint-Jean, marié à Antoinette Panessot, mort le à Moutiers-Saint-Jean, âgé d'environ soixante ansacte de décès de Claude Cœurderoy le 10 avril 1776 à Moutiers-Saint-Jean. Il fut le père de Jean-Baptiste Coeurderoy, né à Moutiers-Saint-Jean le , qui de son mariage en 1783 avec Marie Quignart eut Charles Coeurderoy (1796-1866), docteur en médecine à Tonnerre, qui de son mariage avec Marie Cézarinne Baillot eut pour fils unique Ernest Cœurderoy (1822-1862), journaliste et écrivain révolutionnaire.

Sa filiation est connue depuis Joseph Cœurderoy, laboureur à Vassy-sous-Pisy, marié à Pierrette Raverat, père de Jean Cœurderoy, né à Vassy-sous-PisyArchives départementales de l'Yonne, acte de baptême le 26 octobre 1635 à Vassy de Jean Cœurderoy., laboureur, qui de son mariage avec Philiberte Lévêque eut Pierre Cœurderoy, né le à Vassy-sous-PisyArchives départementale de l'Yonne, acte de baptême le 7 mai 1671 à Vassy de Pierre Cœurderoy. laboureur, marié le à Vassy-sous-Pisy avec Marie RaveratArchives départementales de l'Yonne, acte de mariage le 16 février 1711 de Pierre Cœurderoy à Vassy. dont Claude Cœurderoy, marchand à Moutiers-Saint-Jean, mort en 1776 dans cette même ville.

Filiation de la branche fixé à Saulieu puis Dijon, anoblie par charge conseiller au parlement de Dijon en 1656 Jules d'Arbaumont Émile Remy, Marie-Thérèse Allemand-Gay et Francine Rolley, donnent la filiation suivie ci-dessous de cette branche à partir de Jean Cœurderoy, marchand à Saulieu, en 1627, argentier de la maison du prince de Condé en 1620, maître particulier des Eaux et Forêts en 1629 et contrôleur de la recette d'Auxois en 1633 :

Armoiries d'azur à un cœur, surmonté d'une couronne de même et accosté de deux palmes aussi d'or

En 1626-1627 ont lieu des procédures entre Pierre Cœur de Roy et l’abbaye de Moutiers-Saint-Jean qui l'accuse de plusieurs crimes ou délits au sujet de ses armoiries et notamment d'avoir surmonté le cœur de gueules qui figure dans ses armoiries, d'une couronne impériale.. Il dut remplacer les lys par des palmes.

Alliances Les principales alliances de la famille Cœur de Roy sont Vaussin, Villers-la-Faye, Henry, Mailly, Reuillon de Brain, Pillot de Fougerette, Panessot, Quignart, Baillot etc.

Demeures Hôtel Cœurderoy à Dijon Jardin du Président Cœur de Roy à Moutiers-Saint-Jean

Personnalités Jean Cœur-de-Roy, président du parlement de Bourgogne Michel-Joseph de Cœurderoy, acquéreur et seigneur du marquisat d'Aulnois, premier président de la cour souveraine de Nancy en 1767. Ernest Cœurderoy (1822-1862), journaliste et écrivain révolutionnaire.

Pour approfondir Bibliographie

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Articles connexes Armorial des familles de Bourgogne

Liens externes

Notes et références

Catégorie:Famille noble de Bourgogne Catégorie:Famille noble française