Le trisyllabe est un vers de trois syllabes.

Usage Dans les métriques syllabiques, un trisyllabe (treis, en grec = « trois ») est un vers de trois syllabes.

À l'instar des autres vers courts, il est le plus souvent utilisé en hétérométrie, .

Par exemple, dans une ballette de Guillaume de Machaut, le trisyllabe est associé à l'heptasyllabe dans une structure strophique en quartier, dont le premier douzain est :

En isométrie, il est utilisé par Victor Hugo dans Les Djinns :

Et, vers la fin du même poème :

On l'utilise d'habitude dans des vers gais ou burlesquesAnne Marie comtesse de Beaufort d'Hautpoul, Nouveau manuel complet de littérature à l'usage des deux sexes, Roret, 1844, p. 109., ou pour un effet satirique ou plaisant, comme chez Hugo dans une strophe du Prince fainéant (du recueil Toute la Lyre) :

Mais le trisyllabe est sérieux dans le recueil de l'abbé Charuel d'Antrain, dans un Compliment à un Abbé et Général d'Ordre, poème daté de 1750Georges Lote, Histoire du vers français, tome IX : Le siècle [en ligne]. Aix-en-Provence : Presses universitaires de Provence, 1996 (généré le 12 mars 2023). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/pup/1492>. . DOI : https://doi.org/10.4000/books.pup.1492. :

Paul Scarron l'emploie également en isométrie :

Dans le vers libre, comme en hétérométrie, en l'utilisant, relève Michèle Aquien. Par exemple dans ce passage de « Au seuil auguste », dans Depuis toujours déjà d'André Frénaud :

Bibliographie . . .

Notes et références

Liens externes

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