La politique étrangère de l'Algérie désigne l’ensemble des relations internationales de la République algérienne démocratique et populaire depuis son indépendance proclamée le . vignette|Ahmed Attaf, chef de la diplomatie algérienne depuis le 16 mars 2023.

Sabri Boukadoum a assuré le poste de ministre des Affaires étrangères du au , en remplaçant Ramtane Lamamra, qui a occupé ce poste du jusqu'au . Puis il a eu le retour à nouveau de Ramtane Lamamra à la tête du ministère des Affaires étrangères. Il a été remplacé par Ahmed Attaf, le .

Chronologie des relations L'Algérie, plus grand exportateur de gaz de l'Afrique, cherche à rejoindre le groupe des BRICS (qui comprend le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine, et l'Afrique du Sud). et se présente comme un ensemble pouvant faire contrepoids aux puissances économiques occidentales dominantes. Cette adhésion lui est toutefois refusée en , l'économie algérienne étant considérée comme pas assez diversifiée et trop dépendante des hydrocarbures. En , le président algérien Abdelmadjid Tebboune annonce renoncer officiellement à candidater de nouveau.

Les années 2020 faisant suite à la fin de la longue présidence d'Abdelaziz Bouteflika (de 1999 à 2019), sont marquées par un refroidissement des relations diplomatiques de l'Algérie avec plusieurs voisins arabes et africains comme le Maroc, la Libye, le Mali, ou encore les Émirats arabes unis.

En , le Mali, le Niger et le Burkina rappellent leurs ambassadeurs en Algérie, qui en réponse rappelle réciproquement ses ambassadeurs dans ces trois états africains. Ces dernier ont accusé l'armée algérienne d'avoir abattu fin mars un drone de l'armée malienne au dessus du Mali, à 9,5 kilomètres au sud de la frontière avec l'Algérie.

Relations avec les pays africains Relations avec les pays frontaliers Relations avec la Libye

Époque du royaume de Libye L'Algérie sous colonisation française au cours des , la Libye voisine, quant à elle, dans un cas très similaire, puisque cette dernière passe de la tutelle coloniale italienne à britannique puis la Libye sous colonisation française, au cours du le célèbre savant algérien Mohammed bin Ali Al-Sanoussi décide de quitter son pays l'Algérie lors de l'intervention française en Algérie pour s'installer en 1840 en Arabie à La Mecque où il fonda la Tariqa al-Sanussiya puis la Dynastie Senussi avec à sa tête le petit-fils de Mohammed bin Ali Al-Sanoussi, Idriss Ier qui proclame l'indépendance de l'Émirat de Cyrénaïque en (1922) puis en (1951) l'indépendance du royaume Sanussi de Libye.

Pendant la guerre d'Algérie, ville de libyenne de Ghât, située à une dizaine de kilomètres de la frontière et fonctionnant en interaction avec sa jumelle algérienne Djanet, est une base arrière de la lutte contre la colonisation française. La zaouia Tidjani, située quasiment sur la frontière, est l'une des bases du FLN, abritant armes, combattants et réunions.

Mouammar Kadhafi et la révolution libyenne droite|vignette|Les Présidents Houari Boumédiène, Moammar Gaddafi et Hafez el-Assad à Tripoli en 1977. Au cours de la Guerre civile libyenne, le Conseil national de transition (CNT) de Libye accuse l'Algérie de soutenir Kadhafi en lui permettant de faire circuler du matériel militaire et des combattants étrangers à travers le territoire algérien.

Le , Sadek Bouguetaya, un leader parlementaire et membre du comité central du FLN gouvernant, a exprimé le soutien inconditionnel de l'Algérie à Kadhafi, tout en abordant la rencontre de Khadafi avec des tribus libyennes à TripoliAlgeria's 'one-eyed' American general - Briefings - Al Jazeera English. Plus tard, il a expliqué lors d'une interview pour le journal algérien Echourouk, que sa visite en Libye a été à des fins humanitaires et qu'il a été chargé de cette mission par Abdelaziz Belkhadem, le secrétaire général du FLN et Ministre(French) http://www.echoroukonline.com/fra/international/9099-participation-du-fln-%C3%A0-la-rencontre-des-tribus-libyennes-%3A-bouguetaya-s%E2%80%99explique.html. droite|vignette|Manifestation en Libye pour réclamer la famille du Kadhafi. Au début de , le CNT a commencé à assouplir sa rhétorique. Ghoga, le vice-président du CNT, a accepté une interview avec le quotidien algérien Echourouk, dans laquelle il dit queMalgré les efforts de Ghoga pour réparer les relations avec l'Algérie, deux mois et demi plus tard, les combattants de l'opposition ont pris d'assaut l'ambassade d'Algérie à Tripoli au cours de l'Opération aube de la sirène, pillant et vandalisant le bâtiment. Il était difficile de savoir si les vandales avaient pour ordre de cibler l'ambassade. Le ministre des Affaires étrangères algérien Mourad Medelci s'est plaint au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à propos de l'incident. Le , le ministère des Affaires étrangères algérien a de nouveau nié les allégations disant qu'Alger avait offert son soutien à Kadhafi pendant la guerre et a exigé que le CNT revienne sur ses accusations comme une condition pour que le gouvernement algérien reconnaisse le conseil.

Toutefois, lorsqu'il est apparu que l'Algérie a prétendument mis à l'abri Kadhafi après qu'il a fui à la suite de la prise de contrôle de Tripoli par le CNT, le CNT a pris un ton beaucoup plus sévère. Le , il a déclaré que la mise à l'abri de Khadafi ou des membres de sa famille par l'Algérie serait considérée comme un "acte d'agression". En réponse, les forces de sécurité libyennes ferment la frontière avec l'Algérie pour empêcher plus de passage illicite.

Dans la Libye post-Kadhafi À cause de son soutien jusqu’au bout à Mouammar Kadhafi, par peur d’une contagion des printemps arabes, l’Algérie finit par perdre son influence, en Libye, même au Fezzan région frontalière qui faisaient traditionnellement partie de son aire d’influence. Celle-ci ne joue quasiment aucun rôle dans la médiation et les accords de réconciliations entre les belligérants en conflit lors de la deuxième guerre libyenne, surpassée par le Maroc, la Tunisie, le Qatar ou les Émirats arabes uni.

En 2017, l’Algérie annonce en grande pompe la visite de son ministre des affaires étrangères Abdelkader Messahel dans le sud de la Libye, mais celle-ci tourne court ; après une escale à Ghât, il s’envole pour Tripoli en ignorant les autres villes du Fezzan et notamment sa capitale, Sebha, alimentant la certitude d’un affaiblissement de l'influence algérienne, illustrée par ce qui a été interprété comme une fuite.

Après son investiture en , Abdel Hamid Dbeibah entame une tournée diplomatique dans plusieurs capitales africaines, mais attend deux mois et demi avant de se rendre le à Alger, comme simple étape d’un périple sur le chemin de l’Europe. Toutefois, en , deux ministres algériens, Sabri Boukadoum, des Affaires étrangères et Kamel Beldjoud de l'Intérieur se rendent à Tripoli à la tête d'une délégation de haut niveau, dans le cadre de la promotion des relations bilatérales et du soutien des parties libyennes face aux défis actuels.

En , le président algérien Abdelmadjid Tebboune reçoit son homologue libyen, Mohammed el-Menfi (Président du Conseil présidentiel de Libye) à Alger, et lui assure du de l'Algérie à la Libye.

Relations avec le Mali

Relations avec le Maroc

Durant la guerre d'Algérie qui dure de 1954 à 1962, les relations entre les deux pays sont positives. Lorsque le Maroc déclare son indépendance en 1956, Mohammed V expédie armes, argent et médicaments au Front de libération nationale, et devient même une base arrière pour des combattants algériens qui bénéficient de camps d'entraînement. Lors de l'arrestation par la France du futur président algérien Ahmed Ben Bella avec d'autres combattants du FLN, Mohammed V décide de suspendre ses relations avec la France jusqu'à ce que ces prisonniers soient libérés, alors qu'ils ne sont relâchés qu'à la fin de la guerre. En , le Maroc reçoit des responsables politiques tunisiens et algériens à la conférence de Tanger pour l’unification du Maghreb, lors de laquelle le parti marocain Istiqlal et le Néo-Destour tunisien s’engagent à renforcer leur soutien au FLN.

Après l'Indépendance de l'Algérie obtenue le ., l'homme politique marocain Allal El Fassi, chef de file du Parti de l'Istiqlal, et le jeune roi Hassan II contestent les frontières définies par la France et déclenchent les hostilités en , essayant de mettre la main sur la région de Béchar. La guerre des sables dure environ trois semaines et cesse le à la suite d'une médiation du président malien Modibo Keïta, qui Hassan II et Ahmed Ben Bella à Bamako.

Les années suivantes, dans un contexte de guerre froide, l'Algérie se rapproche des pays communistes et de l'Union soviétique, son principal fournisseur d'armes, tandis que le Maroc se tourne davantage vers les États-Unis.

Mais la plus forte divergence entre les deux États maghrébins concerne la question du Sahara occidental, colonie espagnole jusqu'en 1975 et terre riche en phosphates. Le Maroc exploite la région économiquement et favorise une immigration depuis le nord du pays. L'Algérie, de son côté, soutient la rébellion du Front Polisario et accueille chez elle des réfugiés sahraouis et proclame que l'ancien protectorat espagnol est la d'Afrique.

Ces tensions dégénèrent en violents affrontements en début d'année 1976 entre les troupes marocaines et algériennes à Amgalla (Sahara occidental), et entraîne une rupture des relations diplomatiques entre l'Algérie et le Maroc le même année. Celles-ci sont rétablies en , à la suite de l'acceptation par le Maroc d'un plan des Nations unies prévoyant un cessez-le-feu et la tenue d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental.

La frontière de qui sépare Algérie et Maroc est fermée depuis 1994, à la suite de l'attentat contre l'hôtel Asni à Marrakech ayant impliqué trois jeunes algériens, le ministre marocain de l'Intérieur Driss Basri accusant les services secret algériens de l'avoir organisé. La décision de fermer la frontière entre ces deux États a été prise par l'Algérie, en représailles de la décision de Rabat d'imposer un visa aux voyageurs algériens. Le Maroc est revenu sur cette décision en 2004, suivie par la décision d'Agler de lever à son tour l'imposition d'un visa pour entre en Algérie depuis le Maroc.

Le Président algérien élu en 1999 Abdelaziz Bouteflika tente de rompre cette spirale de tensions et de ruptures en se rendant aux obsèques de Hassan II, évoque les avantages d’un Maghreb débarrassé de ses vieux conflits pour aller de l’avant dans le développement de la région. Mais celui-ci, soutenu par l’armée algérienne, ne peut ignorer les principes fondamentaux mis en place par les militaires et doit constamment ménager la chèvre et le chou, en réaffirmant régulièrement le soutien algérien à l’autodétermination du Sahara occidental.

En , la Société Nationale des Transports Ferroviaires algérienne annonce en la construction d'une ligne de train à grande vitesse de plus de pour relier l'Algérie, la Tunisie et le Maroc.

En , à la suite de l'élection d'Abdelmadjid Tebboune à la présidence de l'Algérie, le roi Mohammed VI lui exprime ses sincères félicitations, et faire part de son souhait d’ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux États.

En , la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara provoque une nouvelle crise diplomatique entre Rabat et Alger, qui condamne une . En , l’armée algérienne, procède à d’importantes manœuvres aéroterrestres à Tindouf (sud), province frontalière du Sahara occidental et du Maroc.