L'avortement au Pérou est actuellement illégal sauf en cas de menace à la vie ou santé de la femme.
Historique L'avortement thérapeutique du Pérou est légal depuis 1924.. Une femme peut accéder à un avortement thérapeutique même après 22 semaines de grossesse puisque le Code pénal n'établit pas de limites temporelles. Interdire l'avortement signifierait une violation du droit à la vie et la santé des femmes.
En 2014 est promulgué le Guide national de standardisation de la procédure d'interruption volontaire par indication thérapeutique dans le cas de grossesses de moins de 22 semaines avec consentement.
Le , une pétition avec signataires est transmise au Congrès péruvien afin de réclamer la dépénalisation de l'avortement en cas de viol, insémination artificielle ou transfert d'ovules non consentis..
Le , la commission de constitution du Congrès débat sur la dépénalisation de l'avortement en cas de viol. Le , la commission de justice du Congrès archive la demande avec 4 votes pour, 1 contre et 2 abstentions.
En mars 2018, une marche pour la vie se déroule au Pérou afin d'interpeler la société autour du thème de l'avortement. Pendant cette journée, un groupe d'activistes féministes manifeste également afin de demander la dépénalisation de l'avortement au Pérou.
Risques La peine pour une femme ayant recours à l'avortement peut aller jusqu'à deux ans de prison, cependant cette sanction n'a jamais été appliquée jusqu'ici. Toutefois, entre 2010 et 2019, 571 femmes doivent comparaître et 62 sont condamnées sans prison effective. La peine pour une personne qui réalise un avortement induit illégal peut être d'un à cinq ans de prison.
Statistiques Près de 19 % des femmes péruviennes ont vécu un avortement selon l'Université pontificale catholique du Pérou, un taux proche de la moyenne mondiale de 25 %. Une enquête de 2005 démontre que 17,5 % de la mortalité maternelle y est causée par l'avortement. On estime que avortements clandestins se produisent chaque année au Pérou ; c'est-à-dire, plus de avortements par jour. 50,9 % des femmes hospitalisées pour avortement incomplet ont moins de 25 ans. L'Encuesta Nacional de la Juventud, élaborée en 2012 par le Secrétariat National de la Juventud, indique que 11,4 % de jeunes pratiquent l'avortement pour grossesse non désirée et 35 % des jeunes femmes connaissent une personne qui a avorté. Cadre juridique
La Loi de l'avortement au Pérou Actuellement, au Pérou, il est possible d'avorter pour raisons thérapeutiques, c'est-à-dire lorsque l'interruption de grossesse est le seul moyen de sauver la vie de la femme, ou lui éviter un handicap mental ou physique permanent.
L'avortement thérapeutique se trouve réglementé à travers la Résolution ministérielle nᵒ 486-2014-MINSAGuía Técnica Nacional para la estandarización del procedimiento de la Atención Integral de la gestante en la Interrupción Voluntaria por Indicación Terapéutica del Embarazo menor de 22 semanas con consentimiento informado en el marco de lo dispuesto en el artículo 119° del Código Penal.
Arrêté législatif 635, Code pénal Cet arrêté établit le cadre dans lequel la pratique de l'avortement est légalisée. Dans son article 120, il établit des peines moindres pour plusieurs cas d'avortement, comme le cas d'une grossesse résultant d'un viol, d'une insémination non consentie ou hors mariage.
Dans les articles 114 à 117, les peines et durées sont détaillées pour ceux qui commettent l'avortement. Celui qui cause l'avortement risque une peine de deux à cinq ans de prison.
Références
Lien externe Human Reproduction Programme (ONU)
Catégorie:Santé au Pérou Pérou Catégorie:Condition féminine au Pérou