Le Journal pour tous : magasin hebdomadaire illustré est une publication périodique française fondée à Paris et publiée toutes les semaines, entre 1855 et 1878.
Histoire Dirigé par Jules Simon, qui y écrivait lui-même des nouvelles, sous le pseudonyme de « Pierre Guérin »., le premier numéro du Journal pour tous, sous-titré magasin hebdomadaire illustré, sort, le samedi , au prix de 10 centimes pour 16 pages. Le siège des bureaux parisiens de la rédaction est situé au 9 rue de Vaugirard, qui est l'adresse de l'imprimeur Charles Lahure. Le terme « magasin », est synonyme du mot magazine, encore peu usité à cette époque« Journal pour tous (Le) », in: Solo (dir.), Dico Solo. Plus de 5000 dessinateurs de presse, Vichy, AEDIS, 2004, ..
Le cahier s'ouvre sur une illustration en demi-page, et propose à ses lecteurs en moyenne quatre à cinq autres images du même calibre dans les pages suivantes, toutes issues de la gravure sur bois. Dessins et gravures sont signés entre autres par Émile Bayard père, Bertall, Horace Castelli, Daumier, Gustave DoréDoré donna plus de 360 dessins au journal — cf. Lise Queffelec-Dumasy, Le Roman-feuilleton français au , Halifax, Dalhousie University, 2008, — en ligne., Gill, Alfred Grévin, Gustave Janet, Auguste Lançon, Édouard Riou, Albert Robida, Auguste Trichon.
Dans les premiers numéros, on distingue les signatures de Léon Gozlan qui y publie son roman La Couronne de paille en feuilletons. D'autres plumes apparaissent au fil des années comme entre autres celles de Paul Féval, Adrien Robert, Jules Janin, Xavier de Montépin, Hector Malot, Constant Guéroult...
Entre le et le , sort un premier supplément intitulé La Guerre d'Italie, récit hebdomadaire illustré (26 numéros).. vignette|gauche| Illustration de Gustave Doré (20 octobre 1855, bois gravé). Entre et , est publié un deuxième supplément, les Nouvelles du jour, un recueil de courts textes illustrés (27 numéros)..
En 1864, est lancé un dernier supplément, L'Annuaire du Journal pour tous, publié par Hachette, qui reprend à son compte la diffusion du périodique.. En octobre suivant, Eugénie Niboyet lance Le Journal pour toutes, organe des intérêts féminins et de la Société mutuelle de protection fondée en faveur des femmes, qui semble n'avoir aucun lien avec le présent périodique..
En 1867, la pagination passe à 8 pages contenant huit gravures, pour le même prix, le sous-titre devenant magasin littéraire illustré, toujours sous la direction de Charles Lahure. La publication est suspendue après le et reprend le .
Le Journal pour tous disparaît le et annonce à ses lecteurs le rachat par le Journal de la semaine..
Un nouveau périodique reprend le titre, le Journal pour tous ; fondé en , il n'a aucun rapport et devient un supplément du Journal..
Analyse Le Journal pour tous, reste le premier grand magazine à succès français, avec un tirage dépassant les exemplaires, profitant du réseau de kiosques dépositaires de publications, développé par Louis Hachette dans les gares ferroviaires« XII. Le Journal pour tous, le premier grand magazine à succès français », in: Jean-Yves Mollier, Louis Hachette (1800-1864) : le fondateur d'un empire, Fayard, 1999.Jean-Claude Yon, « Chap. 9. La démocratisation de la culture », Le Second Empire. Politique, société, culture, Armand Colin, 2022, ..
Notes et références
Liens externes
Numéros numérisés (années incomplètes), sur Gallica.
Catégorie:Titre de presse créé en 1855 Catégorie:Presse culturelle en France Catégorie:Presse hebdomadaire disparue en France Catégorie:Titre de presse disparu en 1878 Catégorie:Revue illustrée par des gravures Catégorie:Hachette Livre