Jeanne Rospars-Legrand (née le dans le et décédée le à Plestin-les-GrèvesRelevé des fichiers de l'Insee) est une avocate française. Elle est la première femme avocate à être admise à la Conférence des avocats du barreau de Paris.

Biographie vignette|Jeanne Rospars et son client M. Reiland en .

Licenciée en droit, Yvette-Jeanne Rospard (dite Jeanne Rospars) commence sa carrière d'avocate en 1917, à 22 ans« Nouvelles judiciaires », Le Figaro, 26 juillet 1917, ou 1918« Maître Jeanne Rospars-Legrand, avocate d'assises », Paris-Midi, 19 février 1930, et prête serment à la Chambre de la cour d'appel de Paris le .

En , elle devient la toute première femme secrétaire de la Conférence. Elle est nommée parmi les 12 nouveaux secrétairesAnne-Laure Catinat, « Les premières avocates du barreau de Paris », Mil neuf cent. Revue d'histoire intellectuelle (Cahiers Georges Sorel), 1998, 16, : Lire en ligneSara L. Kimble, Marion Röwekamp, New Perspectives on European Women's Legal History, Routledge, 2017, Juliette Rennes, Le mérite et la nature. Une controverse républicaine, l'accès des femmes aux professions de prestige, 1880-1940, Fayard, 2007.Bulletin annuel de l'Association amicale des secrétaires et anciens secrétaires de la Conférence des avocats à Paris, 1939, : Lire en ligne. Elle obtient également le prix Paillet en 1923..

Jeanne Rospars rencontre l'avocat Jean-Charles Legrand, secrétaire de la conférence, en 1923 ; elle l'a reçu lors de la conférence. Elle l'épousePaul J. Kingston, Anti-Semitism in France During the 1930s: Organisations, Personalities, and Propaganda, University of Hull Press, 1983, le à Paris () et le mariage religieux a lieu le en l’église Saint Pierre du Gros-Caillou.La Croix, 15 août 1937.

En , elle est victime d'un grave accident de voiture.. L'année suivante, en 1937, Jean-Charles, suspendu du barreau de Paris, devient l'employé de sa femme en devenant en partie son secrétaire.. Si elle trouve naturel qu'une femme puisse devenir avocate, elle se présente comme , hostile au militantisme de sa consœur Maria Vérone.

Son mari devient à partir de 1938 un agitateur antisémite et antiparlementaire. Il a fondé à la fin de l'année 1937 un groupuscule politique, le Front de la jeunesse, et dirige à partir de 1938 un périodique d'extrême droite, Le Défi. Jeanne Legrand l'accompagne dans son engagement. Elle prend la parole dans des réunions et écrit dans Le Défi, sous le pseudonyme de « La Mangouste »Le Défi, 5 février 1939, p. 3 et 4, Ibid., 12 février 1939.

Elle continue à plaider sous l'OccupationLiora Israël, Robes noires, années sombres. Avocats et magistrats en résistance pendant la Seconde guerre mondiale, Fayard, 2005Roger Grison, « Mme Jeanne Rospars-Legrand, maitre du barreau », Le Petit Parisien, 17 décembre 1943. Comme son mari, elle est brièvement arrêtée et internée à la Libération, au camp de Drancy puis à la prison de FresnesFranc-Tireur, 21 février 1946, Ibid., 19 juin 1945. Elle est l'un des avocats de Marcel Bucard en 1946La Croix, 22 février 1946, Combat, 21 février 1946.

Notes et références

Liens externes

« Victoire du féminisme au Palais », Point de vue, images du monde, 22 février 1951

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