Le bus à haut niveau de service de Rennes, localement dénommé trambus de Rennes est un projet de réseau de bus à haut niveau de service desservant Rennes et sa métropole, dans le département français d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.

Prévu pour être mis en service progressivement entre 2027 et 2030, il sera composé de quatre lignes (T1, T2, T3 et T4) totalisant de long et une centaine de stations qui assureront une desserte structurante complémentaire du métro de Rennes. Le réseau sera exploité par Keolis Rennes Métropole comme pour l'ensemble du réseau STAR incluant les métros, les bus et vélos en libre service de Rennes Métropole.

D'un coût estimé à 200 millions d'euros, le trambus a été pensé en lieu et place d'extensions du métro au-delà de la rocade de Rennes. Il sera exploité à l'aide de 80 Mercedes-Benz eCitaro G.

Histoire Chronologie 1996 : études sur l'axe est-ouest ; 2000 et 2013 : ouverture par tronçons de l'axe est-ouest ; 2019 : abandon des extensions extra-rocade du métro ; - : études de faisabilité ; : présentation en conseil métropolitain des tracés retenus ; au : consultation citoyenne ; : vote du tracé des lignes T1 et T2 ; : vote du tracé des lignes T3 et T4 ; 2023-2026 : études opérationnelles et concertation publique ; - : concertation publique des lignes T1 et T2 ; - : concertation publique des lignes T3 et T4 ; : dévoilement du design des 80 Mercedes-Benz eCitaro G ; 2025-2030 : travaux ; : début des travaux de la ligne T2 ; fin 2026 : début des travaux de la ligne T1 ; courant 2028 : début des travaux des lignes T3 et T4 ; 2027-2030 : mises en service : fin 2027 : mise en service de la ligne T2 ; fin 2029 : mise en service de la ligne T1 ; horizon 2030 : mise en service des lignes T3 et T4.

Axe est-ouest vignette|gauche|L'axe est-ouest, en vert sur cette carte.|alt=L'axe est-ouest, en vert sur cette carte.

En 1996, les premières études pour la création d'un « axe est-ouest », un site propre de de long entre le mail François-Mitterrand et Cesson-Sévigné dont le double objectif est de faire passer la vitesse commerciale des bus de et d'éviter un effet de « réseau à deux vitesses » entre les bus et la future ligne A du métro dont la construction s'apprête alors à démarrer..

La mise en place commence en par l'ouverture des tronçons entre le mail François-Mitterrand et l'intersection entre l'avenue Sergent-Maginot et la rue Richard Lenoir et entre le rond-point des Préales et la rue La Chalotais vers Cesson-Sévigné, et qui s'est conclue en par l'ouverture du tronçon central ; long de sept kilomètres, il relie Rennes à Cesson-Sévigné et met cette dernière à 20 minutes de la place de la République... Il est emprunté quotidiennement par , qui se succèdent aux heures de pointes toutes les trois minutes, et est emprunté par 40 000 voyageurs par jour.

Dès 2001, l'idée de construire un tramway à l'horizon 2010 sur cet axe est évoquée, avec notamment un terminus devant le Roazhon Park, mais dès 2002 celle d'un tramway sur pneus sur le modèle du TVR de Caen est aussi envisagée..

En 2015 sur cet axe emprunté principalement par les lignes C4 (entre le mail François-Mitterrand et Tournebride) et C6 (de République à Cesson-Sévigné), la vitesse commerciale est supérieure à au lieu de sur le reste du réseau..

Un autre site propre fut envisagé au début des années 2000 le long de la coulée verte de la Pénétrante, emprise réservée initialement à un boulevard urbain entre la rocade et le boulevard d'Armorique, avec création d'un parc relais à proximité de la rocade.. Le projet est contesté par les habitants environnants et le projet est enterré à la fin des années 2000..

Abandon des projets d'extension du métro vignette|gauche|Extensions du métro autrefois envisagées, en pointillés.|alt=Extensions du métro autrefois envisagées, en pointillés.

Dès 2007, des premières études sont menées pour créer un bus en site propre pour desservir Chantepie en lieu et place de l'extension initialement envisagée de la ligne A du métro, officiellement reportée en 2008 avec, à l'époque, une mise en service de cette ligne de bus annoncée pour 2011 entre Chantepie et le terminus La Poterie de la ligne A..

Une seconde étude menée en 2019 et présentée au conseil métropolitain de Rennes Métropole le enterre à son tour les extensions prévues de la future ligne B du métro, au nord vers le quadrant nord-est à Cesson-Sévigné, zone rurale amenée à être urbanisée"À plus long terme, l'avenir est au nord-est", in La Vie du Rail Magazine, , 6 janvier 2010, .. et au sud vers Saint-Jacques-de-la-Lande et son quartier de la Morinais"Le salut passe par une deuxième ligne de métro", in La Vie du Rail Magazine, , 6 janvier 2010, . et les hypothèses de tramway..

Trois scénarios sont alors envisagés : Une ligne entre La Poterie et Chantepie ; Une ligne entre Saint-Jacques - Gaîté et Bruz via l'aéroport et le campus de Ker Lann ; Une ligne entre Cesson - Viasilva et Thorigné-Fouillard via le nouveau quartier ViaSilva.

Choix des tracés vignette|La ligne T1 se substituera à la ligne Chronostar C4.|alt=La ligne T1 se substituera à la ligne Chronostar C4. vignette|La ligne T3 se substituera à la ligne Chronostar C1.|alt=La ligne T3 se substituera à la ligne Chronostar C1.

Une étude de faisabilité est menée entre et ., s'appuyant sur les projections du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) pour déterminer les potentiels de fréquentation..

Dès le mois de , Le Mensuel de Rennes révèle les cinq axes étudiés. : Une ligne « Est-Ouest » entre la ZI Ouest à Vezin-le-Coquet, voire jusqu'au Rheu., la place de la République puis suivra le tracé de la ligne C6 via l'axe est-ouest pour rejoindre Cesson-Sévigné ; Une ligne « Nord-Sud » entre Saint-Grégoire et Chantepie en suivant respectivement le tracé des lignes C2 jusqu'à la place de la République puis C1 ensuite ; Une ligne reprenant le tracé de la ligne C4, entre le quartier Villejean - Beauregard et la zone d'activités de Saint-Sulpice via l'axe est-ouest, avec un trajet à préciser vers Villejean ; Une ligne « Nord-Est » entre Cesson - Viasilva et Thorigné-Fouillard par la route départementale 86 ; Une ligne « Sud-Ouest » entre Saint-Jacques - Gaîté et Bruz via le campus de Ker Lann et l'aéroport de Rennes (qui remplacerait les lignes C7 et C7ex), avec un trajet à préciser dans Bruz.

La ligne « Nord-Sud » est constituée de deux lignes initialement distinctes dans l'étude de faisabilité.

Une consultation citoyenne est menée du au par Rennes métropole, à la suite du conseil métropolitain du qui révèle les itinéraires officiels qui seront finalement au nombre de quatre, la ligne « t5 » vers Thorigné-Fouillard étant finalement reportée sine die en raison d'une fréquentation attendue jugée trop faible au regard des investissements, pour un total de 55 kilomètres de lignes qui verront le jour entre 2027 et 2030.. : t1 : reliera La Plesse Grand Quarter à ZA Saint-Sulpice par Villejean et le centre-ville ; t2 : reliera Vezin-le-Coquet Trois Marches à Cesson-Sévigné par la route de Lorient et le centre-ville ; t3 : reliera Saint-Grégoire à Chantepie par le centre-ville ; t4 : reliera Saint-Jacques - Gaîté à Bruz par l'aéroport et Ker Lann.

La desserte du Rheu est abandonnée quant à elle en raison des travaux jugés trop importants pour rejoindre le pont d'Avoine. À Cesson-Sévigné, la ligne ne devait initialement pas desservir le centre-ville mais l'itinéraire a été modifié à la demande de la ville pour s'aligner sur celui de la ligne C6 existante.

Le tracé des lignes T1 et T2 est voté par le conseil de Rennes Métropole le , dix jours après ceux du conseil municipal de Rennes ; le c'est au tour du tracé des lignes T3 et T4 d'être voté en conseil métropolitain....

Critiques sur le choix du mode de transport Le choix du trambus est critiqué en 2020 par Pierre Breteau, maire de Saint-Grégoire, partisan du tramway qui rappelle que et que .. Il regrette en outre que les tracés s'arrêtent aux communes de la première couronne. Sa successeur Laëtitia Remoissenet juge quant à elle en 2024 que le gain en matière de temps de trajet reste limité face à l'importance des travaux à engager.. Le , le conseil municipal vote une délibération défavorable au Trambus, craignant notamment une congestion de la circulation et de potentiels problèmes liés à la cession d'une partie du parking de l'hypermarché pour en faire un parc relais alors que le centre commercial cherche à s'agrandir..

D'autres critiques émergent sur l'absence de site propre intégral, les embouteillages pouvant provoquer des retards ou le fait que les lignes ne desserviront pas suffisamment les communes au delà de la rocade.

Enfin l'argument du prolongement du métro au delà de la rocade revient, notamment chez l'élue d'opposition Carole Gandon qui estime que ces prolongements seraient plus efficaces pour réduire les embouteillages. Elle note que le trambus ne desservira par les pôles structurants du bassin de vie tels que définit par le SCOT (Pacé, Mordelles et Liffré et Châteaugiron situés hors métropole) à l'exception de Bruz.

La chambre régionale des comptes pointe dans son rapport de 2021 que le projet est trop concentré sur Rennes et ne tient pas assez compte de sa périphérie et qu'il relève .

Études et concertations Les études opérationnelles et la concertation publique sont menées conjointement entre 2023 et 2026.

Du au , les lignes T1 et T2 sont soumises à une concertation publique, tandis qu'une concertation sur les études opérationnelles est menée, durant laquelle le tracé de la ligne T4 à Bruz est soumis à la concertation des habitants...

Pour les lignes T3 et T4, les concertations respectives à chaque ligne sont menées sous l'égide la commission nationale du débat public en même temps du au ....

La concertation de la ligne T3 permet de déterminer le tracé à l'ouest du centre de Rennes, soit par le boulevard de Verdun soit par le boulevard Maréchal De Lattre de Tassigny le long du canal d'Ille-et-Rance.

Initialement prévue pour 2024, celle de la ligne T4 permet d'affiner les points suivant. : Passage par la gare de Bruz via la D 77 ou par le quartier de Gavrinis ; Terminus dans le centre-ville (variante longue) ou 150 mètres avant (variante courte).

Toutefois, une tendance se dégage à Bruz pour desservir le centre-ville et la gare, malgré l'opposition des commerçants au passage de la ligne dans le centre-ville par crainte pour leur chiffre d'affaires... Une troisième variante est proposée par le panel citoyen chargé de départager les deux variantes à l'issue de la concertation, dont le bilan a été adopté par le bureau métropolitain le : celle d'un terminus au nord-est de la ville, au rond-point de la Haye de Pan, retenue par Rennes Métropole et intégrée aux études préliminaires. Cette variante permettrait de relier les quartiers sud et est de Bruz, mais alourdirait le coût le construction.

L'avant-projet de la ligne T2 est voté le par les élus de Rennes Métropole.. Celui de la ligne T1 est voté le ..

Début de la construction La construction des infrastructures est prévue par phases entre 2025 et 2030 : entre fin 2026 et fin 2029 pour la ligne T1 et entre fin 2025 et 2027 pour la ligne T2, moins compliquées à construire et entre 2027 et fin 2030 pour les lignes T3 et T4... La ligne T2 devrait être ouverte en premier, suivie dans l'ordre par les lignes T1, T3 et T4..

Sur le tracé de la T2 à Cesson-Sévigné, ils consisteront à rehausser les quais, à élargir la voirie là où c'est nécessaire et à modifier les carrefours giratoires afin que le Trambus passe au milieu.. Sur le tracé de la ligne T4, le franchissement de la D 177 (voie rapide Rennes-Redon) nécessitera d'importants travaux au niveau du parc des expositions.