Le bataillon de marche () est une unité des forces françaises libres, formée de soldats de l'Afrique française libre. Créé en 1941, le combat pendant la Seconde Guerre mondiale en Italie et en France jusqu'en 1945.

Historique Création au Levant vignette|gauche|Tirailleurs africains en Palestine mandataire en 1941. Le bataillon est créé à Damas le , à partir de cadres du bataillon de marche (), de tirailleurs sénégalais d'Afrique-Occidentale française alors en garnison au Levant et d'évadés de France..

En février, le bataillon est victime de plusieurs actes de rébellion parmi les tirailleurs : désertions, tirailleurs ouvrant le feu sur des militaires syriens ou français, refus d'obéir. Les enquêtes pointent le bas moral des Africains, loin de leur pays d'origine et, selon certains rapports français, travaillés par des agents anticolonialistes musulmans.

Le est rattaché à la de la légère d'infanterie. Cette division est réorganisée sous le nom de française libre en .

Opérations dans la guerre du désert vignette|Deux soldats africains des forces françaises libres en février 1942. Séparé du reste de la brigade et renforcé de la nord-africaine, le bataillon forme le noyau du , chargé de se faire passer pour une grande unité fictive (noms de code et ) en route pour attaquer l'oasis de Jalo en marge de la bataille de Gazala. Partie de Giarabub le , elle fait demi-tour quatre jours plus tard. Pour éviter d'être encerclée, la colonne revient en Égypte par la dépression de Qattara, réputée infranchissable....

Réuni à la , le participe en octobre- à la Seconde bataille d'El Alamein avec la d'infanterie britannique. Début 1943, un détachement de du bataillon mène un coup de main sur une position allemande dans le Djebel Zaghouan. Il ramène une cinquantaine de prisonniers en ne déplorant que sept blessés.

En Italie En , la à laquelle appartient le cesse d'être indépendante et devient une des trois brigades de la française libre (). Cette division est déployée en avril au sein du corps expéditionnaire français en Italie. Entre le et le , le participe aux assauts sur la ligne Gustave, au prix de cent morts. Le premier combat est compliqué pour le bataillon, dont les officiers manquent d'expérience. Une section se débande après la mise hors de combat de ses cadres. L'unité gagne cependant en expérience très rapidement. Des renforts du de tirailleurs sénégalais (en garnison à Casablanca) comblent les rangs.

En France Le bataillon participe en août au débarquement de Provence et à la bataille de Toulon. En septembre-, le bataillon est : les tirailleurs africains sont remplacés par des FFI français. Le bataillon passe alors à la de la , permutant avec le de marche nord-africain.

Le bataillon combat lors de l'Opération Sonnenwende, où les ex-FFI inexpérimentés ne parviennent pas le à dégager le bataillon de marche encerclé par la brigade blindée Feldherrnhalle. Après cette bataille, le BM 11 passe à la de la .

Le dernier combat du a lieu, au sein de la , dans la bataille de l'Authion.

Le , le devient le du d'infanterie coloniale, créé à partir de la .

Le est cité à l'ordre de l'armée en .

Insigne L'insigne du bataillon est une reprise de celui du BM 1, portant un tête de soldat africain balafré sur l'ancre des troupes coloniales et la croix de Lorraine des FFL. Le premier modèle d'insigne tiré à Damas en 1941 garde en pointe l'inscription (Afrique-Équatoriale française) de l'insigne du BM 1 mais cette inscription est rapidement remplacée par (Afrique française libre) car les tirailleurs du sont majoritairement des Mossis d'Afrique-Occidentale. L'insigne est ensuite produit au Caire en 1942-1943 puis par la maison Augis à Lyon à partir de 1944.

Personnalités ayant servi au bataillon

Unité de combat de la France libre, le a compté dans ses rangs un certain nombre de compagnons de la Libération : Valentin Béhélo (1901-1987) Georges Bavière (1902-1971) ; Jean-Louis Sourbieu (1903-1957) ; William Palcy (1905-1967) ; André Gallas (1907-1956) ; Yves Hervé (1909-1944) ; Jean Starcky (1909-1988) ; Henri Magny (1910-1944) ; Nicolas de Glos (1911-1967) ; Paul Guénon (1911-1946) ; Jules Le Mière (1911-1977) ; Joseph Léonard (1912-1999) ; Benjamin Tagger (1912-1944) ; André Mazana (1913-1944) ; Pierre Moguez (1913-1982) ; René Amiot (1914-1985) ; Roméo Antoniotti (1914-1990) ; Jean-Gabriel Revault d'Allonnes (1914-1994) Michel Cruger (1915-1979) ; Georges Hugo (1915-1944) ; Nicolas Wyrouboff (1915-2009) ; Roland Alibert de Falconnet (1917-1944) ; Stanislas Mangin (1917-1986) ; Gilbert Garache (1918-2005) ; Guy Le Coniac de La Longrays (1919-2001) ; Charles Rossignol (1920-1944) ; Louis Dupuis (1921-1944) ; Claude Le Hénaff (1922-1995).

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . . .

Articles connexes de Légion étrangère Liste des unités des forces françaises libres

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