René Beille, né à Perpignan le et mort à Cabestany le , est un militaire, officier d'infanterie françaisHistoire du Régiment d'Infanterie. Campagne 1914-1918, Paris, imprimerie Chatelain..

Amputé d'un poumon après avoir été gazé par les Allemands pendant la Première Guerre mondiale, il meurt à l'âge de 96 ans après avoir reçu la Légion d’honneur, le Mérite agricole et repris l'exploitation viticole familiale à Cabestany.

Biographie vignette|L'illustré, . Engagé volontaire au 81 régiment d’infanterie, en 1912 ; Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, René Beille a 20 ans. Du au , il participe ainsi à de nombreuses campagnes contre l'Allemagne (10 au total). Le , il est nommé lieutenant à titre temporaire au régiment d'infanterie ; puis à titre définitif, le au 366 régiment d'infanterie où il se fait remarquer : ..

Blessé à trois reprises, à la main par un éclat de bombe le , le à l'os hyoïde et aux poumons le  ; il se distingue notamment lors de la Bataille de la MarneVictor Giraud, Histoire de la Grande Guerre, Paris, Librairie Hachette. Il participe à plusieurs « coups de main » héroïques qui seront à l'origine de sa légende. Joseph Darand qui a servi sous ses ordres pendant le coup de main du , le considère même comme un « Héros Légendaire » de la Première Guerre mondiale. Le à 19h45, il dirige un coup de main où il fait des prisonniers, procurant ainsi au haut commandement des renseignements d'importance capitale. Il reçoit une citation à cette occasion, pour être parvenu à pénétrer, avec ses hommes, jusqu'à plus de 500 mètres dans les organisations ennemies et capturer plusieurs soldats allemands.

En juillet 1918, à la suite du coup de main du Mont sans Nom, c'est René Beille qui décide quels soldats plus que d'autres méritent une distinctionArchives du Général Gouraud déposées à La Courneuve aux archives du Ministère des Affaires étrangères., en tant qu'officier commandant le Corps Franc du RI« Un coup de main historique » ; Revue militaire française, Paris, Librairie militaire Berger Levrault . Le , après de l'opération Nivelle, le Mont-sans-Nom est repris par les Français. Il est aménagé avec un tunnel qui le traverse sur une longueur de 500 mètres.Pendant l'offensive de Champagne, Il est repris par l'ennemi en lors la seconde bataille de la Marne, puis reconquisDarnand, La nuit ou tout à basculer, le 14 juillet 1918; Les grains de Sable de l histoire, RMC https://dai.ly/x42jops.

Gazé par les Allemands et blessé à la main, René Beille reçoit sept citations. Il est décoré sur le champ de bataille, avec Joseph Darnand., par le Général Gouraud qui commande la arméeJoseph Darnand, « Rapport Darnand », sur memoiresdesmontsdechampagne.fr, 14 juillet 1918.. Pour ses faits d'armes, le , il reçoit la Croix de guerre, avec 3 palmes, 4 étoiles de vermeil et une étoile d'argent. Dirigé sur le 136 régiment d’infanterie le , il est évacué sur l'hôpital militaire de Plantière à Metz, le .

Mutilé et invalide de guerre à 100 %, il reprend pourtant l'exploitation viticole familiale à Cabestany.

Le , le général Gouraud remet au lieutenant Beille, accompagné des membres de son régiment, la croix de la Légion d'honneur, au cours d'une prise d'armes dans la cour des Invalides. La croix est accompagnée de cette citation :

Alors qu'il est mutilé de guerre, le , pendant l'occupation, René Beille écrit à Joseph Darnand, alors responsable de la police de Vichy et qu'il n'avait pas revu depuis, pour tenter de sauver, en vain, son beau-fils, Pierre Fournera, incarcéré par les Allemands à la prison Saint-Michel de ToulouseColonel Rémy, Morhange : les chasseurs de traîtres, Paris, Flammarion, 1975, .Monique Delattre Attia, Françoise Martin et Mireille Dannadieu-Tartas, Le regard des pupilles 39-45, Toulouse, Association départementale de Haute Garonne les Filles et Fils tués Morts pour la France Orphelins de guerre, 2021 25.. Pierre Fournera est fusillé par les nazis, le , au camp de Souge, après avoir été arrêté par la Gestapo de Toulouse et déporté à Dachau par le train fantômeFrancesco Fausto Nitti, Chevaux 8, hommes 70, Paris, Éditions Chantal, Jürg Altwegg, L'odyssée du train fantôme, Paris, Robert Laffont, 2001..

Le , René Beille est promu officier de l'ordre national de la Légion d’honneur.

de l'appellation d'origine contrôlée Rivesaltes en 1936, avec plusieurs vignerons du Roussillon et l'aide notamment du Maréchal Joffre (natif de Rivesaltes) et sa famille, René Beille reçoit la médaille du Mérite agricole le pour son implication dans la viticulture du Roussillon.

René Beille meurt le , à Cabestany, à l'âge de . Invalide de guerre à 100 %, après avoir été blessé à plusieurs reprises pendant la Première Guerre mondiale, il a vécu de longues années avec un seul poumon.

Distinctions avec sept citations ;

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Notes et références

Catégorie:Naissance en novembre 1894 Catégorie:Naissance à Perpignan Catégorie:Décès en janvier 1991 Catégorie:Décès à Cabestany Catégorie:Décès à 96 ans Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Personnalité liée à la Résistance française Catégorie:Vigneron Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1927 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Chevalier du Mérite agricole