Chloé Ridel, née le à Clamart, est une haute fonctionnaire et femme politique française.
Spécialiste des questions européennes et des sujets de renouveau démocratique, elle co-fonde l'association « Mieux Voter » en 2018 et le laboratoire d'idées « l’Institut Rousseau » en 2020. Elle rejoint le Parti socialiste en 2023 et en devient porte-parole.
Elle devient députée européenne en 2024 sur la liste regroupant le Parti socialiste et Place publique. En parallèle de son mandat européen, elle est nommée responsable de la refondation du projet du Parti socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2027.
Implantée localement dans le Gard, elle est conseillère municipale de Nîmes depuis 2026.
Situation personnelle Famille et formation Chloé Ridel est née le dans la ville de Clamart (Hauts-de-Seine). Elle est la fille de Gilles Ridel, fondateur et président de Nexway. et ancien président de l'Agence de développement économique de Nîmes, et d'une mère au foyer, fille de pieds-noirs d'Algérie.
Elle grandit avec ses quatre frères en région parisienne avant de rejoindre à l'adolescence la maison familiale à Lédenon (Gard).. Elle obtient son bac au lycée Alphonse-Daudet de Nîmes, puis intègre l'Institut d'études politiques de Paris. en 2009.
Après son master, elle intègre l'École nationale d'administration au sein de la promotion George Orwell. Pendant sa formation, elle effectue des stages à la préfecture de la Martinique, à la Commission européenne au moment de la crise de la dette publique grecque — où elle dit avoir — et à l'Établissement public d'aménagement de la Défense Seine Arche.
Le dans son village d'enfance près de Nîmes, elle épouse Paul Magnette, président du Parti socialiste belge avec qui elle vivait, père de sa fille Danaé, née le et cinquième enfant de Paul Magnette..
Carrière professionnelle À sa sortie de l'ENA, elle intègre le ministère de l'Économie où elle prépare les réunions des ministres de l'Économie des pays de l'Union européenne à l'époque du Brexit. En 2019, elle part ensuite six mois à Bucarest en tant que conseillère pour aider à préparer la présidence roumaine de l'Union européenne. À son retour, elle siège au conseil d'administration de la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures. Puis, elle réintègre le ministère de l'Économie et des Finances où elle travaille sur l'aide aux entreprises en difficulté.
En 2023, elle intervient à plusieurs reprises en tant que chroniqueuse dans la deuxième saison du talk-show politique Backseat, organisé par Jean Massiet et diffusé en ligne sur sa chaîne Twitch.
Engagements associatifs En janvier 2018, elle cofonde l'association « Mieux Voter », qui promeut le recours au jugement majoritaire comme mode de scrutin.. Avec Mieux Voter, elle participe à l’organisation de la Primaire populaire, une votation citoyenne au jugement majoritaire pour départager plusieurs candidats de gauche aux élections présidentielles de 2022, qui a réuni 400 000 votants.
En 2020 elle cofonde avec Nicolas Dufrêne l'Institut Rousseau, think tank orienté à gauche sur les questions notamment sociales et écologiques. Elle porte une campagne en faveur du droit à l’emploi, « Un emploi vert pour tous », pour la création d’une garantie d’emploi dans des activités écoresponsables et réellement utiles à la société.
Parcours politique Membre du Parti socialiste et députée européenne (depuis 2024) Chloé Ridel rejoint le Parti socialiste en 2023 et devient l'une de ses huit porte-paroles nationaux. Le Parti radical de gauche a approché Chloé Ridel en 2022 : "sur les six circonscriptions du Gard, (le secrétaire fédéral du PRG) Emmanuel Chansou pense à la candidature de Monique Novaretti sur la troisième circonscription, bastion du député En Marche, Anthony Cellier. Mais aussi à Chloé Ridel sur la sixième circonscription où est actuellement élu le député MoDem, Philipe Berta.". Elle est candidate aux élections européennes de 2024 sur la liste regroupant Place Publique et Parti socialiste conduite par Raphaël Glucksmann., qui compte neuf candidats de la région d'OccitanieÉlections européennes : Alix Soler-Alcaraz, responsable de la fédération du PS dans l'Aude, sera en 27e position sur la liste de Raphaël Glucksmann, lindependant.fr, 8 février 2024, par Yannick Bonnefoy. Elle est élue députée européenne à l'issue du scrutin du 9 juin 2024... En décembre de la même année, elle devient coprésidente de l'intergroupe anti-corruption du Parlement européen..
En 2025, elle corédige la contribution générale intitulée Le cœur de la gauche avec Sarah Kerrich, première secrétaire de la fédération du Nord du Parti socialiste. Cette contribution devient un texte d'orientation qui est porté par Olivier Faure en vue du congrès de Nancy de juin 2025.
À l'issue du congrès de Nancy, Chloé Ridel est désignée secrétaire nationale à la coordination du projet du Parti socialiste et abandonne son statut de porte-parole. Elle est candidate sur la liste d'union de la gauche menée par le communiste Vincent Bouget lors des élections municipales de 2026 à Nîmes et est élue conseillère municipale et communautaire après la victoire de la gauche. Elle démissionne cependant peu après du conseil communautaire, où elle est remplacée par Christine Pralong..
Le 22 avril 2026, elle présente à la presse le nouveau projet du Parti socialiste intitulé « Vivre libre », un texte de 144 pages comportant 600 propositions dont elle a coordonné la rédaction.
Ligne politique
Positionnement Elle confie avoir voté pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour aux élections présidentielle de 2012 et de 2017, se disant avoir été une au départ, mais avoir commencé à douter, et à s'éloigner de lui progressivement après la mauvaise réaction du leader insoumis à sa défaite en 2017, suivie de ses prises de positions, notamment sur l'Europe et l'invasion de l'Ukraine.
Chloé Ridel se définit comme membre de la et se montre particulièrement critique vis-à-vis de la présidence de François Hollande, affirmant avoir rejoint le Parti socialiste par attrait pour le , situé nettement plus à gauche et promu par Olivier Faure.
À travers la présentation du nouveau projet du Parti socialiste, elle promeut l’idée d’une « puissance publique forte » face à la « loi du marché ».
Publications
Notes et références
Pour approfondir Articles connexes Liste des députés européens de la 10e législature
Liens externes
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