Valérie D'Acremont ou d'Acremont ou D'Acremont Genton (née à Nantes en 1971) est une médecin et épidémiologiste suisse et française, spécialiste en infectiologie et médecine tropicale, professeure à l'Université de Lausanne et militante pour le climat.

Enfance et études Valérie D’Acremont est née à Nantes d’un père français et d’une mère néerlandaise, elle grandit à Saint-Nazaire. Valérie D’Acremont dit être issue d’une tradition « humaniste catholique » héritée d’un grand-père directeur des Ateliers et chantiers de Normandie à RouenL'article du Temps de 2019 affirme que le grand-père de Valérie D’Acremont aurait dirigé les « Chantiers navals de l’Atlantique » situés à Saint-Nazaire, cependant un certain Jean-Noël d’Acremont (JNdA) en devient le directeur en 1983 puis PDG en 1994, après avoir gravi tous les échelons. Un autre article affirme que le père de ce JNdA était directeur des Ateliers et chantiers de Normandie à Rouen (L’Usine nouvelle, 14 avril 1994). Selon JNdA, les Chantiers de Normandie avaient fermé à la suite de l’arrêt des subventions de l’État (avant 1959) (École de Paris, exposé de JNdA, 5 décembre 2001). Au vu des patronymes, Jean-Noël serait un oncle de Valérie., qui aurait eu . Valérie D’Acremont a neuf ans quand sa famille s’installe en Suisse, à Blonay, son père quittant les Chantiers navals pour travailler aux Ateliers mécaniques de Vevey.

Elle fait ses études à Lausanne au gymnase du Bugnon, puis à l'Université de Lausanne où elle obtient un diplôme de médecin en 1995, spécialisée en médecine générale puis en maladies infectieuses..

Carrière professionnelle Valérie D’Acremont est nommée cheffe de clinique à la Policlinique médicale universitaire de Lausanne en 2003. Elle est responsable ad interim du système de santé pour les requérants d’asile dans le canton de Vaud en 2004-2005.

Elle obtient en 2006 un master de médecine tropicale à Londres, et se spécialise dans les maladies infectieuses. Elle travaille de 2006 à 2009 comme chercheuse et épidémiologiste à l’Institut tropical et de santé publique suisse (Swiss TPH) à Bâle, vit durant trois ans en Tanzanie, et obtient le titre de spécialiste en « médecine tropicale et des voyages » en 2009.

Valérie D’Acremont démarre en 2006 un doctorat en épidémiologie à Dar es Salaam en Tanzanie. Son doctorat obtenu en 2010 porte sur le diagnostic de la malaria en Tanzanie. Elle devient cheffe de groupe de recherche au Swiss TPH à Bâle et responsable adjointe du Centre de vaccination et médecine des voyages à Lausanne. De 2010 à 2013, elle travaille aussi pour l’OMS (manuel opérationnel inter-agences sur le diagnostic de la malaria, organisation d’un examen global des données scientifiques et des pratiques avec des spécialistes de ). En 2014 elle devient médecin adjointe à la Policlinique médicale universitaire de Lausanne.

Ses recherches ont contribué à améliorer la prise en charge de patients vivant dans ou venant de pays à ressources limitées. Elle a utilisé et fait connaître largement des algorithmes d’aide à la décision clinique permettant de réduire fortement l’utilisation d’antibiotiques (et donc l’extension de l’antibiorésistance), tout en veillant à l’impact de ces méthodes sur l’environnement et la cybersécurité. En Tanzanie, des tests rapides pour la malaria ont conduit à une énorme diminution de l’administration d’antipaludiques. Puis un guide clinique interactif sur tablette a permis de . Les résultats impressionnent et intéressent la Fondation Bill-et-Melinda-Gates (qui octroie de francs pour 2017-2019), puis la de Bâle ( pour 2019-2023)..

Ses recherches visent d’une part à améliorer les compétences cliniques des soignants qui utilisent ces algorithmes, d'autre part à utiliser les données cliniques fournies par les tablettes pour permettre une surveillance en temps réel des maladies, afin d’agir rapidement en cas de flambée épidémique.

Elle est professeure associée à l’Université de Lausanne dès 2017, professeure ordinaire dès 2022, et responsable du secteur « Santé globale et environnementale » au Centre universitaire de médecine générale et santé publique (Unisanté). Dans ce cadre elle soutient la délégation de compétence aux soignants non médecins et développe des stratégies de dépistage communautaire (p.e. concernant les Latino-américains confrontés à la maladie de Chagas).

Elle met sur pied en 2021 dans le contexte du COVID la plateforme CoronaCheck qui, sur la base des symptômes et de l’état de santé, permet à chaque personne d’évaluer son risque de développer la maladie. Traduit en dix langues, cet outil est consulté par un million de personnes à travers le monde en quelques mois..

En , un colloque d’Unisanté revient sur les thèses ayant entouré l’épidémie de COVID. Valérie D’Acremont y a traité de l’espérance de vie, elle a ..

Valérie D’Acremont devient professeure ordinaire à la Faculté de biologie et de médecine de l’Université de Lausanne en 2022 et prononce sa leçon inaugurale en 2023..

Engagements Engagée avec Greenpeace dès 2015, elle est aussi membre du groupe de soignants «Engagés pour la santé » (pour un système de santé équitable et respectueux de l’environnement).

Face au défi posé par le changement climatique, Valérie D’Acremont s’engage dans le mouvement et participe à plusieurs actions de désobéissance civile. Le , un sit-in bloque la rue Centrale à Lausanne pour alerter la population à l’urgence climatique. Valérie D’Acremont et son mari Blaise Genton font partie de la dizaine de personnes arrêtées puis condamnées par la justice en février, puis à nouveau en appel en ... Elle est cofondatrice du groupe « Doctors4XR » () qui a lancé un Appel international signé par plus de de la santé. Lors d’une manifestation le à Genève, l’Appel a été lu par Valérie D’Acremont et remis au directeur de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus..

À la suite du premier procès de l'action à Lausanne, Valérie D’Acremont publie un article dans la Revue médicale suisse, intitulé M’engager pour le climat, parce que c’est un devoir. :

En 2021, Valérie D’Acremont est élue au conseil communal lausannois, avec Les Verts. Ayant été médiatisée pendant le COVID, elle est très bien élue, en quatrième position chez les Verts avec . Entre autres thèmes, elle veut promouvoir les assemblées citoyennes et poser la question du choix du système de santé, qui devrait développer la prévention et la santé publique.. Elle est réélue en 2026..

vignette|La Marche Bleue. Avec trois autres personnalités féminines suisses (Irène Wettstein, Julia Steinberger, Bastienne Joerchel), Valérie D’Acremont organise en 2023 une « Marche Bleue » pour le climat, de Genève à Berne, réunissant plusieurs centaines de personnes durant trois semaines... Elle affirme : ..

Famille Valérie D’Acremont est mariée deux fois, en second avec le médecin et professeur de médecine tropicale Blaise Genton. Elle a trois enfants (elle est enceinte du troisième au moment de débuter son travail de doctorat à Dar es Salaam en 2006 les aînés sont pris en charge par son mari et son ex-mari durant les premiers mois). En 2021, elle vit à Lausanne dans une famille recomposée comprenant six enfants.

Distinctions En 2020, le (GHF) remet le « Grand Jet d’Or de Genève » à Valérie D’Acremont pour ses contributions exceptionnelles à l’amélioration de la santé mondiale (le GHF a été créé en 2006 par les Hôpitaux universitaires de Genève et la Faculté de médecine de l’Université de Genève)..

Le Prix Pfizer de la recherche lui est attribué en 2015 pour son article « » paru dans le en 2014..

Elle reçoit en 2014 le Prix d’excellence en recherche clinique de la Faculté de biologie et de médecine de l’Université de Lausanne.

Publications

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Collaborations Sélection arbitraire de quelques articles parmi un grand nombre de collaborations scientifiques.

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– Pfizer Research Prize 2015.

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Notes et références

Notes

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Médecine tropicale Système d'aide à la décision clinique Réchauffement climatique – Atténuation du changement climatique – Développement durable

Liens externes

Valérie d'Acremont, Université de Lausanne, Faculté de biologie et de médecine, Professeurs Santé tropicale et globale, Groupe de recherche de Unisanté, Lausanne Santé et climat, même combat ?, avec Valérie D’Acremont sur TheSwissBox Conversation, , 2’24’’ Valérie D'Acremont, médecin engagée, émission « Double Face » de Radio LFM, Lausanne, , 4’56’’ et 4’45’’

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