Le Bataillon de tirailleurs sénégalais de la Côte d'Ivoire (ou RTS/CI) est un régiment des troupes coloniales françaises. Il est créé, suite à un décret du 28 décembre 1900, et sur l’ordre n° 3 du commandant supérieur des troupes de l’AOF (Afrique Occidentale Française), le 1er janvier 1902. Il est composé de 4 compagnies : la 1ére, 2ème et 4ème sont stationnées dans le Baoulé et le 3ème dans le cercle de Kong en Haute Côte d’ivoire.
Composition et effectifs Le Chef de bataillon, le capitaine major Paul-Francois Colonna d’Istria, secondé par le lieutenant Vidalenc et le médecin de 1ère classe Marchand, sont stationnés à Toumodi.
La 1ère compagnie, sous les ordres du capitaine Claude Privey , secondé par le lieutenant Dessuze et le sous-lieutenant Albuges, est stationnée à Kodiokofi, Assekro, Dienzoukro, Diamankro, Appassakro et Bouaké.
La 2ème compagnie, sous les ordres du capitaine Conrad, secondé par les lieutenant Larcon et Gérard, est stationnée Lassan, Languassou, Simbo, Fetterkto, Koudriokro et Bledi.
La 3ème compagnie, sous les ordres du capitaine Moreau, secondé par le lieutenant Schiffer et le sous-lieutenant Desmoulin, est stationnée à Seguela, Mankono, Odienné, Bandama, Kong, Touba, Tombougou et Dabakala.
La 4ème compagnie, sous les ordres du capitaine Garnier, secondé par les lieutenants Gridel et Bouet. est stationnée à Kokumbo, Akouassi-Kpi-Kro, Kumikro, Bonzi, Sinzenou, Bingerville et Grand Lahou.
L’effectif du corps des sous-officiers et soldats est composé de 5 adjudants, 3 sergents-majors, 5 sergents fourriers, 32 sergents, 11 sergents indigènes, 4 caporaux-fourriers, 51 caporaux indigènes, et 690 tirailleurs JMO (Journal des Marches et Opérations) du Bataillon de Tirailleurs Sénégalais de la Côte d'ivoire du 1er janvier 1902 au 1er avril 1904. Sources : Archives du Service Historique de la Défense. Site de Vincennes. Cote GR 5 H 246.. centré|vignette|500x500px|Extrait JMO du Bataillon de Tirailleurs Sénégalais de Côte d'ivoire
Création et différentes dénominations
: création du bataillon de tirailleurs sénégalais de la Côte d'Ivoire (BTS/CI) : devient de tirailleurs sénégalais () : le redevient BTS/CI : dissolution du BTS/CI : création du bataillon de tirailleurs sénégalais (BTS ) : renommé mobile de tirailleurs sénégalais () : renommé BTS : formation du régiment de tirailleurs sénégalais de la Côte d'Ivoire (RTS/CI), ou régiment de Côte d'Ivoire, par fusion entre le BTS et le BTS : dissolution du RTS/CI : recréation du RTS/CI : devient bataillon autonome de la Côte d'Ivoire (BACI) : devient d'infanterie de marine () 1962 : devient groupement motorisé (GM 40) : fusionne dans le interarmes d'outre-mer
Historique Opérations militaires dans le Baoulé (Côte d’ivoire) du 1er janvier 1902 au 1er avril 1904
Campagne contre les Agba Sahahiris au sud est de Kodiokofi du 1er janvier 1902 au 5 février 1902 et contre les Ouarebo et les Kodé dans les secteurs de Bouaké et Kodiokofi du 10 février 1902 au 1er avril 1904 .
Les 1ère, 2ème, 3ème et 4ème Cies du Bataillon de Tirailleurs Sénégalais de Côte d’ivoire, dissout le 1er avril 1904, seront renommées respectivement 5ème, 6ème, 3ème et 4ème Cies dans le 4e Régiment de Tirailleurs Sénégalais créé à cette même date .
Le BTS regroupe en 1919 les compagnies du RTS stationnées à Abidjan, Bonna, Bouaké et Dimbokro.
De 1940 à 1946, le RTS/CI est également chargé de la défense de la Côte d'Ivoire Nord, c'est-à-dire de l'ancienne colonie de Haute-Volta. Créé en 1947 par dédoublement du BACI, le bataillon autonome de Côte d'Ivoire nord devient en octobre le Bataillon autonome de Haute-Volta lorsque cette colonie est recréée.
En 1950, sous le commandement du lieutenant-colonel Charles Lacheroy, le BACI, qui compte une compagnie d'alaouites syriens, parvient violemment à écraser l'insurrection indépendantiste du Rassemblement démocratique africain.
Dans les années 1950, le BACI occupe des postes à Daloa, Korhogo, Guiglo, Séguéla, Man, Dimbokro, Grand-Lahou, Kong et Bouaké, qui formeront les premières implantations de l'Armée ivoirienne après l'indépendance.
En , le BACI est renommé d'infanterie de marine mais ses éléments forment également le d'infanterie de marine. Il est renommé groupement motorisé en 1962, groupement qui fusionne en 1964 avec le groupement saharien (stationné au Niger) pour former le interarmes d'outre-mer.
Insigne L'insigne du BTS présente, sur l'ancre des troupes coloniales, un éléphant de face émergeant de la végétation tropicale. La trabe de l'ancre porte les lettres BTS et le numéro 5 est en pointe sur l'ancre. L'éléphant d'Afrique à grandes oreilles, en position d'intimidation, est symbole de force et d'efficacité et la végétation fait référence aux bananiers, richesses de la Côte d'Ivoire. Cet insigne, commun au BTS et au BACI, est repris par le groupement motorisé , par le interarmes d'outre-mer et par le d'infanterie de marine, l'inscription étant modifiée à chaque fois.
Personnalités ayant servi au régiment
Paul François Colonna d'Istria du 1er janvier au 13 octobre 1902
Henri Amiel, compagnon de la Libération, rejoint le BTS en 1929, Henri Verdier, compagnon de la Libération, rejoint le BTS en 1932, Bertin B. Doutéo, écrivain ivoirien, effectue son service militaire au BACI de 1946 à 1947, Charles Lacheroy, théoricien français de la contre-insurrection, commande le BACI de 1947 à 1950, Ahmadou Kourouma, écrivain ivoirien, sert au BACI en 1950, Gaston Ouassénan Koné, général et ministre ivoirien, est incorporé au BACI dans les années 1950.
Références
Voir aussi
Articles connexes
Liste des unités de tirailleurs sénégalais Liste de régiments français Relations entre la Côte d'Ivoire et la France Second empire colonial français
TIR SEN, Cote d'Ivoire Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1902 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1964 Catégorie:Tirailleurs sénégalais Catégorie:Histoire de la Côte d'Ivoire Catégorie:Relations entre la Côte d'Ivoire et la France Régiment