Page sur les clubs, porteurs du matricule 167, évoluant en Challenger Pro League en 2026-2027. C'est sa saison dans les séries nationales belges.

À l'origine basé à Boussu, le matricule 167 déménage à Seraing en 2014 et prend le nom de Seraing United. Un an plus tard, il devient le RFC Seraing, en hommage aux deux précédents clubs de la commune.

Repères historiques du matricule

Histoire Royal Sporting Club Boussu-Bois Les origines du club remontent à la glorieuse époque des pionniers. À la fin de la Première Guerre mondiale, des soldats britanniques s'adonnent à ce sport appelé « football » qui fait fureur dans leurs îles depuis déjà pas mal de temps. La jeunesse locale de Boussu découvre ce sport...et se prend au jeu. En 1919, un certain Georges D'Haussy tente de structurer les rassemblements de ces bandes de copains qui tapent dans un ballon. Il recrute principalement dans le quartier de Saint-Antoine. Les Britanniques présents ne se font pas prier et les jeunes Belges suivent rapidement.

Le principal souci des débutants est de trouver un terrain adéquat. C'est Rodolphe Lamy, ancien joueur de l'Union Sportive Liégeoise, et ingénieur à la « Société des Charbonnages Unis de l'Ouest de Mons » qui vient au secours des jeunes gens. Il leur fourni une surface de jeu dans le quartier Saint-Joseph à Boussu-Centre. Un an plus tard, est aménagé ce qui devient par la suite : le « Stade Saint-Charles ».

En 1921, un club est officiellement fondé. Il est baptisé: Sporting Club de Boussu-Bois. Monsieur Lamy en est le premier président. Des démarches sont effectuées et en 1922, le SC Boussu-Bois s'affilie à l'URBSFA. En « 1922-1923 », les premiers matches officiels sont disputés dans les séries régionales hennuyères.

En , quand est créé le Registre des matricules de l'URBSFA, le SC Boussu bois se voit attribuer le numéro 167.

Située dans une région économiquement modeste, le club ne peut compter que sur ses forces vives et sa propre formation de jeunes. En 1946, le club atteint pour la première fois de son Histoire, la Promotion qui est alors le et dernier niveau national. L'aventure ne dure qu'une seule saison et pourtant il s'en faut de peu. Dans des séries recomposées au sortir de la guerre, la lutte est âpre. Le matricule 167 est versé dans la « série D », qui compte 17 équipes de Flandre occidentale et orientale et de l'Ouest du Hainaut. Le SV Roulers remporte le titre alors que le SC Boussu-Bois échoue à se maintenir pour...un tout petit point, derrière un quatuor composé de Wevelgem et de trois autres hennuyers: Wasmes, l'US Tournaisienne et AEC Mons.

Fondateur de la « Division 3 » En 1948, le cercle retrouve la nationale et, cette fois y séjourne pendant onze saisons consécutives. À deux reprises, en 1951 et en 1952, le matricule se hisse sur la du podium. En 1952, sa performance vaut au cercle désormais dénommé Royal SC Boussu-Bois d'être qualifié pour faire partie des 32 fondateurs de la Division 3 sous ce terme. En , l'URBSFA réalise une grande réforme en créant un national qui hérite du nom de « Promotion » alors que le troisième étage de la hiérarchie reçoit l'appellation de « Division 3 ».

Le club se maintient pendant six saisons en D3 avec comme meilleur résultat une obtenue en 1954. Mais les lendemains déchantent quelque peu pour le R. SC Boussu-Bois qui recule sérieusement dans le classement. En 1956-1957, le club qui termine ex æquo avec l'AEC Mons, sauve sa peau de justesse. Mais ensuite, il subit deux relégations consécutives et retourne en séries provinciales au terme du championnat 1958-1959.

Dans la décennie qui suit, « les Hauts et les Bas » se succèdent. Le R. SC Boussu-Bois revient en séries nationales mais ne parvient jamais à y perdurer. Ainsi, s'il est en Promotion de 1961 à 1963, le matricule 167 doit patienter quatre ans avant de retrouver l'échelon national. La saison 1966-1967, voit un long coude-à-coude opposer Boussu-Bois à l'US Lessinoise. Le suspense se poursuit jusqu'au terme d'un test-match qui voit le RSCB-B regagner sa place en Promotion.

Deux fois vice-champion Pendant neuf saisons, le matricule 167 émarge à la Promotion. En 1970, cette nouvelle aventure en nationale aurait pu tourner court. Boussu-Bois est à la peine et n'assure son sauvetage que de très peu. En fait, au-dessus des deux derniers que sont le FC Houdinois et Wevelgem, trois équipes terminent à égalité de points: 26. Le RC de Gand et le R. SC Boussu-Dour se sauvent pour avoir remporté une victoire de plus que le Stade Kortrijk.

Remis de ses frayeurs, Boussu réalisent ensuite trois beaux championnats qu'il boucle sur le podium, dont deux en étant vice-champion. En 1971, c'est Wavre Sports qui devance le cercle borain d'un point alors qu'en 1972, le Racing Jet Bruxelles (futur RJ Wavre !) est sacré parce qu'il totalise une victoire de plus.

Encore en 1973, le RSCB-B régresse ensuite et en 1976 c'est la chute en . Le « purgatoire » va durer sept ans. Coïncidence de l'histoire, c'est au moment où le matricule 167 quitte les séries nationales que, Jean Zarzecki le personnage qui va lui permettre de se développer et de grandir devient président...du club voisin du FC Élougeois. Royal Francs Borains Boussu-Élouges Une fusion...et ça repart En 1981-1982, alors que le SC Boussu-Bois végète en provinciale et que ses finances ne sont pas florissantes, un scandale touche le monde du football local. Le club voisin du FC Élougeois (matricule 2195) aurait tenter de corrompre un élément de l'Association Marchiennoise des Sports, un club rival dans la lutte pour le maintien en Promotion. Élouges, qui termine en position de relégué, est sanctionné par l'URBSFA et renvoyé en P2 ! Le président élougeois, Jean Zarzecki prend alors langue avec son homologue du SC Boussu, Robert Urbain pour débattre d'un projet de fusion entre les matricules 167 et 2195.

Le , la fusion est une réalité. Le R. SC Boussu-Bois et le FC Élougeois s'unissent pour former le Royal Francs Borains Boussu-Élouges, sous le matricule 167. Le club adapte son nom en Royal Francs Borains Boussu-Bois Élouges, et conserve le matricule 167 de Boussu-Bois, celui d'Élouges étant radié des listes de la Fédération Belge. La fusion est un succès, le club remontant en nationales un an plus tard.

La courbe du succès se prolonge, en 1985, quand le club fusionné remporte sa série de Promotion et retrouve la Division 3 qu'il n'a plus connue depuis 1958. Le club raccourcit alors son nom en Royal Francs Borains, à l'initiative du président Jean Zarzecki, qui ambitionne de créer un grand club (professionnel) dans le Borinage, allant même jusqu'à parler de remporter une Coupe d'Europe !

thumb|alt=ancien logo du R. Francs Borains|right|upright=0.5|ancien logo du R. Francs Borains

Épopée en Coupe de Belgique Si les rèves européens du Président Zarzecki ne se réalisent pas, il s'en faut finalement d'assez peu. Lors de la saison 1983-1984, la Belgique du football apprend à connaître ce Royal Francs Borain qui étonne tout le monde en réussissant une incroyable épopée en Coupe de Belgique. L'aventure commence discrètement par un succès lors contre Aulnois, un club de P2. Ensuite, le club aligne les qualifications et atteint les demi-finales. Ils sont battus par le Cercle de Bruges, qui s'inclinera face au FC Bruges en finale.

Lors de la saison suivante, le « RFBBB », qui bénéficie désormais d'un fort capital de sympathie acquis par son parcours héroïque en Coupe de Belgique, joue les premiers rôles dans sa série qu'il remporte, après un beau duel contre un trio anversois (Merksem, Duffel et Testelt). C'est le premier titre obtenu en séries nationales par le club borain. Le club, qui adapte son appellation pour devenir le Royal Francs Borains, s'installe pour une decennie en Division 3. Le « matricule 167 » termine régulièrement dans ce que l'on a coutume d'appeler le « ventre mou » du classement. Il réalise sa meilleure saison en 1986-1987 quand il obtient la finale.

Hélas la situation financière du club se dégrade et les meilleurs éléments s'en vont. En 1995, les « Francs Borains » sont rapidement distancés. Alors qu'Izegem n'est pas mieux loti, un certain suspense perdure avec l'Avenir Lembeek, pour la place de « barragiste » qui revient finalement au cercle brabançon. Le club borain doit descendre.

Faillite, chute puis retour

Revenu au , le club parvient à se stabiliser sportivement et assure son maintien au prix d'une , soit juste au-dessus du barragiste et des relégués. Lors de la 1996-1997, le « RFB » retrouve son ambition sportive. Le club joue la tête de sa série, finalement remportée par l'UR Namur. Classé , les pensionnaires du stade Vedette sont qualifiés pour le tour final. Les rèves de retour en D3 s'arrêtent nets après une défaite au premier tour contre le Lyra (0-2). Pire, quelques semaines après la fin des compétitions, l'URBSFA sanctionne le club qui est sévèrement endetté. C'est une nouvelle chute en .

Cette fois, l'absence des séries nationales ne dure qu'un an. Après une période difficile, le Royal Francs Borains goûte aux joies des titres décrochés. Le club est champion deux saisons de suite. D'abord en P1 Hainaut, puis en Promotion. Au terme de la saison 1998-1999, le matricule 167 est champion avec 10 points d'avance sur Tubize.

Club professionnel Revenu en Division 3, le « RFB » souffle le chaud et le froid, jouant parfois le titre ou se qualifiant pour le tour final, il est menacé à d'autres occasions ou connaît certaines saisons en milieu de tableau. Le cercle entame bien sa nouvelle période au , en se trouvant dans le haut du classement pendant les trois premières années. Il décroche deux qualifications pour le tour final entrecoupée d'un titre honorifique de vice-champion en 2001. Suivent alors trois saisons délicates, principalement celle de 2004-2005, où il doit lutter pour son maintien jusqu'au terme de la compétition. Il se maintient en devançant l'UR Namur de deux points.

Passé cette frayeur, les Francs Borains repartent de plus belle et son de nouveau vice champions en 2006. Cependant, les deux saisons suivantes sont plus ternes avec une au terme du championnat. Ces deux résultats très moyens sont la raison principale de l'étonnement général qui marque les observateurs à la fin de l'exercice 2008-2009.

Durant l'été 2008, le club connaît une restructuration interne. La commune de Dour accepte de soutenir son club phare mais à la condition que le nom de l'entité apparaisse dans la dénomination officielle. C'est la raison pour laquelle, le R. Francs Borains devient le R. Boussu Dour Borinage.

En , le matricule 167 termine sur le podium et se qualifie pour le tour final. Un tournoi qui cette saison-là connaît quelques adaptations, en raison de la réduction de la Division 1 de 18 à 16 clubs et du retour de la Division 2 à 18 formations. Un tour préliminaire, auquel échappe Boussu Dour est même nécessaire. Il franchit les deux premiers tours en éliminant Mol-Wezel puis le Vigor Hamme. En finale, le RBDB est opposé au KV Woluwe-Zaventem, qui au tour précédent, a éliminé l'Royal Olympic Club de Charleroi-Marchienne (barragiste de D2), privant les supporters d'un « solide » derby hennuyer.

Après un partage (0-0) dans la périphérie bruxelloise, le R. Boussu Dour Borinage s'impose largement (5-1) lors du retour et est promu pour la première fois de son Histoire au national.

À la suite de cette montée « surprise », le club, qui franchit le pas du professionnalisme, est désigné pour être un « oiseau pour le chat » dans le championnat de Division 2. Mais c'est mal connaître les Borains qui fort d'un recrutement bien pensé réussissent joliment leur première saison dans l'antichambre de l'élite avec une finale.