Le bataillon de tirailleurs de l'Oubangui-Chari (BTOC) est un bataillon des troupes coloniales françaises, stationné dans la colonie de l'Oubangui-Chari.

Création et différentes dénominations

: création du bataillon de l'Oubangui-Chari : dissolution 1931 : nouvelle création comme bataillon de tirailleurs de l'Oubangui-Chari (BTOC) : se dédouble en bataillon de tirailleurs sénégalais de l'Oubangui-Chari (BTSOC) et bataillon de tirailleurs de l'Oubangui-Chari ou : renommé bataillon de tirailleurs de l'Oubangui (BTO) 1947 : devient bataillon autonome de l'Oubangui 1948 : devient compagnie portée autonome de l'Oubangui-Chari (CPAOC) 1951 : redevient bataillon de tirailleurs de l'Oubangui-Chari : devient d'infanterie de marine ()

Historique

Avant 1914 vignette|Détachement de la du bataillon de l'Oubangui-Chari à Mobaye vers 1910. Le bataillon est formé le à trois compagnies : les deux premières sont formées à Dakar tandis que la est l'ancienne du bataillon du Moyen-Congo. La portion centrale du bataillon est à Bangui.

Une rejoint le bataillon en 1909 puis les et en 1911.

Première Guerre mondiale En 1914, le bataillon de l'Oubangui-Chari, dit bataillon de l'Afrique-Équatoriale française, est renforcé par la du bataillon du Moyen-Congo, qui devient sa . Cinq des sept compagnies participent aux opérations contre les Allemands au Kamerun. Elles regagnent l'Oubangui-Chari en après la défaite des Allemands, sauf les et qui occupent le Neukamerun, c'est-à-dire les territoires qui appartenaient à la colonie de l'Oubangui-Chari avant 1911.

Entre-deux-guerres Le bataillon de l'Oubangui-Chari est dissous le . Le bataillon du Moyen-Congo regroupe alors les trois compagnies du bataillon dissous et sa portion centrale rejoint Bangui. Lorsque le bataillon du Moyen-Congo est dissous en 1923, les compagnies de l'Oubangui-Chari sont rattachées au régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad.

Le bataillon est recréé en 1931 après des révoltes dans la région de Bouar. Début 1939, il compte quatre compagnies, à Bangui, Berbérati, Ouadda, Bouar et Bria.

Seconde Guerre mondiale À la mobilisation de , le bataillon se dédouble en bataillon de tirailleurs sénégalais de l'Oubangui-Chari (ou bataillon de réserve de l'Oubangui-Chari) et bataillon de tirailleurs de l'Oubangui-Chari. Les deux unités sont en garnison à Bangui et à Berbérati.

Elles rallient la France libre en : à Bangui, le commandant local disperse cependant son unité tandis qu'à Berbérati le commandant de Roux passe avec son unité entière aux forces françaises libres. Ses éléments forment le bataillon de marche n° 2 le tandis que le reste du bataillon de l'Oubangui est regroupé comme . D'après Henri Vaudable, le bataillon est renommé bataillon de tirailleurs de l'Oubangui à cette date.

Après 1945 En 1946, le bataillon met sur pied le bataillon de marche de l'Oubangui-Chari (BMOC).

Le bataillon est recréé sous le nom de bataillon de tirailleurs de l'Oubangui à Bangui et Bouar en . Renommé bataillon autonome de l'Oubangui en 1947, il est réduit l'année suivante à une unique compagnie portée, la compagnie portée autonome de l'Oubangui-Chari.

En 1951, cette compagnie fusionne avec la compagnie de transition et de garnison de Bangui pour recréer le bataillon de tirailleurs de l'Oubangui-Chari. Le bataillon détache une compagnie dans la guerre du Cameroun qui participe en mars 1958 à la lutte contre l'UPC en Sanaga-Maritime (au sein de la ZOPAC) puis à partir d'octobre en pays Bamiléké. Le BTOC devient d'infanterie de marine () le .

La du quitte le Cameroun à l'été 1960. Les archives du s'interrompent en 1961.

Insigne vignette|200px|L'insigne du bataillon de tirailleurs de l'Oubangui. L'insigne du bataillon de tirailleurs de l'Oubangui porte, dans un ovale tricolore, une tête de rhinocéros noir sur une ancre. Les bras de l'ancre portent l'inscription OUBANGUI et les lettres BTO sont inscrites. Le rhinocéros noir est symbole de force et de l'implantation de l'unité. Cet insigne n'a pas été homologué officiellement.

L'insigne de la compagnie portée autonome de l'Oubangui-Chari, homologué G.844 en 1951, reprend à celui du BTO la tête de rhinocéros sur l'ancre, mais l'inscrit dans une roue dentée, symbole de la motorisation.

Enfin, l'insigne du bataillon de tirailleurs de l'Oubangui-Chari, homologué G.1078 en 1954, a la description officielle suivante : . Le chef de corps, dans sa demande d'homologation, explique l'insigne s'inspire de celui du bataillon de marche n° 5 et que l'éléphant est typique de l'Oubangui.

Personnalités ayant servi au bataillon

Georges Koudoukou, compagnon de la Libération, est affecté au bataillon en 1916 puis au BTOC en 1931, Nadjirom Mouniro, compagnon de la Libération, est affecté au BTOC en 1931, Pierre Hautefeuille, compagnon de la Libération, est affecté au BTOC en 1937, Henri Amiel, compagnon de la Libération, est affecté au BTOC en 1937, Dominique Kosseyo, compagnon de la Libération, est incorporé au BTOC en 1938, Jean Mufraggi, compagnon de la Libération, est affecté au BTOC en 1939, Robert de Roux, compagnon de la Libération, reçoit le commandement du BTSOC en 1939, André Gerberon, compagnon de la Libération, est mobilisé au BTSOC en 1939, Pierre Gabard, compagnon de la Libération, est mobilisé au BTOC en 1939, Paul Koudoussaragne, compagnon de la Libération, est incorporé au BTOC en 1940, William Palcy, compagnon de la Libération, est affecté au BTO en 1944.

Annexes

Références

Bibliographie .

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Articles connexes

Liste des unités de tirailleurs sénégalais Liste de régiments français

TIR SEN, Oubangui-Chari Catégorie:Tirailleurs sénégalais Catégorie:Histoire de la République centrafricaine Catégorie:Unité militaire des Forces françaises libres (terrestres) Catégorie:Unité militaire française de la guerre du Cameroun