Le bataillon de tirailleurs du Congo-Gabon (BTCG) est un bataillon des troupes coloniales françaises, stationné en Afrique-Équatoriale française (AEF), principalement au Congo français.

Création et différentes dénominations

: création du bataillon indigène du Congo : devient régiment d'infanterie indigène du Congo : devient bataillon du Gabon-Moyen-Congo : se dédouble en bataillon du Moyen-Congo et bataillon du Gabon : fusionne dans le bataillon de tirailleurs sénégalais de l'Afrique-Équatoriale française (BTS/AEF) 1939 : formation du bataillon de tirailleurs du Moyen-Congo (BTMC) par dédoublement du BTS/AEF : le bataillon de tirailleurs du Moyen-Congo se dédouble et forme le bataillon du Pool et le bataillon du point d'appui : nouvelle formation du bataillon de tirailleurs du Moyen-Congo : renommé bataillon de tirailleurs du Congo-Gabon : devient d'infanterie de marine

Chefs de corps

1902 : lieutenant-colonel Crave 1907 : commandant Sadorge 1910 : commandant Blaise

Historique

Avant 1914 vignette|Tirailleurs sénégalais à l'exercice à Brazzaville en 1899, avant la création du bataillon du Congo. Le bataillon indigène du Congo est créé le . Il devient le régiment d'infanterie indigène du Congo le par fusion avec le bataillon du Chari. La plupart des soldats du régiment sont des tirailleurs sénégalais.

Le régiment est lui-même dissous par décret du et devient bataillon du Gabon-Moyen-Congo, à trois compagnies. La portion centrale du bataillon est à Libreville, au Gabon, puis rejoint Brazzaville début 1904.

Pour renforcer les troupes coloniales au Gabon et au Congo, il est décidé en 1907 de séparer le bataillon en deux et le bataillon du Gabon-Moyen-Congo se sépare le en bataillon du Gabon et bataillon du Moyen-Congo.

En 1914, la situation du bataillon du Moyen-Congo, dit bataillon de l'AEF, est la suivante :

État-major à Brazzaville,

: poste de commandement (PC) à Mossendjo, : PC à Osselé (circonscription de l'Alima), : PC à Etoumbi, : PC à Dongou, : PC à Sibitti : compagnie d'instruction à Brazzaville.

Première Guerre mondiale Toutes les compagnies du bataillon du Moyen-Congo sont engagées dans la guerre contre les Allemands au Kamerun.

Entre-deux-guerres Après-guerre, les circonscriptions occupées par le bataillon sont progressivement remises à l'administration civile, les compagnies étant supprimées au fur et à mesure.

En , le bataillon de l'Oubangui-Chari est supprimé. Les unités de ce bataillon passent au bataillon et la portion centrale du bataillon quitte Brazzaville pour Bangui. Le , le bataillon de l'AEF est dissous. La du bataillon du Moyen-Congo passe au bataillon de tirailleurs sénégalais de l'AEF et son capitaine devient commandant militaire du Moyen-Congo. vignette|Un tirailleurs Ngbaka du Moyen-Congo en 1937 (servant alors au BTS/AEF, qui deviendra en 1939) bataillon de tirailleurs du Moyen-Congo. Début 1939, le BTS/AEF se dédouble et le bataillon de tirailleurs du Gabon et le bataillon de tirailleurs du Moyen-Congo sont recréés.

Seconde Guerre mondiale Le , le bataillon de tirailleurs du Moyen-Congo se dédouble pour former le bataillon du Pool et le bataillon du point d'appui.

Le , le bataillon du Pool et le bataillon du Gabon fusionnent pour reformer le bataillon de tirailleurs du Moyen-Congo, en garnison à Brazzaville et Pointe-Noire.

Après-guerre Le bataillon est renommé bataillon de tirailleurs du Congo-Gabon le , avec une compagnie détachée à Libreville. Le , il est renommé d'infanterie de marine.

Insigne L'insigne, dessiné en 1946 et homologué H.184 le , montre sur une ancre des troupes de marine chargée d'une croix de Lorraine une tête de crocodile.

Il s'inspire de celui du bataillon de marche n° 3 mais la tête de dromadaire est remplacé par un crocodile du Nil, habitant typique du Gabon et du Congo.

Personnalités ayant servi au régiment

Émile Bouthemy, compagnon de la Libération, est affecté au bataillon en ,

Hippolyte Piozin, compagnon de la Libération, est affecté au bataillon en ,

Mathieu Rogier, compagnon de la Libération, est affecté au bataillon en ,

Louis Oubre, compagnon de la Libération, rejoint le bataillon à l'été 1940.

Annexes

Références

Bibliographie

.

.

Liens externes

Articles connexes

Liste des unités de tirailleurs sénégalais Liste de régiments français Histoire du Gabon

TIR SEN, Gabon Catégorie:Tirailleurs sénégalais Catégorie:Histoire du Gabon Catégorie:Histoire militaire de la république du Congo Catégorie:Unité militaire des Forces françaises libres (terrestres)