Jean-Émile Friand, né le à Marlenheim et mort le à Strasbourg, est un résistant français pendant la Seconde Guerre mondiale. Il combat dans l'armée du général Giraud en Tunisie, puis dans la Résistance au sein du Groupe mobile d'Alsace (GMA) Vosges. Il termine la guerre au sein de la .

Biographie Jean-Émile Friand est le fils de Joseph Friand, menuisier, et d'Alphonsine Amélie Hanss.

Il est pâtissier à Phalsbourg quand la Seconde Guerre mondiale éclate. Après l'Armistice et l'annexion de fait de l'Alsace, en , il est expulsé par les autorités du Troisième Reich. Il se réfugie à Arnac-Pompadour.

Début , à Brive, il fait une demande pour s'engager dans l'armée d'armistice. Il est dirigé sur l'Algérie.

Le , à Oran, il s'engage pour trois ans au titre du 2e régiment de zouaves. Après le débarquement allié en Afrique du Nord, il est muté au 40e régiment d'artillerie nord-africaine qui est engagé contre les Allemands en Tunisie.

Le , il est fait prisonnier à Fondouk El Okbi et interné à Tunis puis transféré à Chalon-sur-Saône. Le , il est envoyé à la prison de Karlsruhe et le au camp de Rastatt-Niederbühl.

Le , grâce à l'intervention du service diplomatique des prisonniers de guerre appelé aussi « mission Scapini », il est libéré et revient à Marlenheim. Il trouve un emploi dans une entreprise de charpente à Romanswiller. alt=L’entrée du camp de sûreté de Vorbruck-Schirmeck, donnant sur le camp des hommes en 1943. Quand l’avant-camp fut construit, la nouvelle entrée porta l’inscription Arbeit macht frei.|vignette|L’entrée du camp de sûreté de Vorbruck-Schirmeck, donnant sur le camp des hommes en 1943. Quand l’avant-camp fut construit, la nouvelle entrée porta l’inscription . Le , il est arrêté par les autorités allemandes et interné au camp de sûreté de Vorbruck-Schirmeck. Pendant sa détention, il est convoqué au conseil de révision de la Wehrmacht à la mairie de Schirmeck où il refuse de signer son en vue de son incorporation de force dans l'armée allemande.

Dans un premier temps, il est affecté au Kommando de l'aérodrome d'Entzheim à la fabrication d'abris pour les avions. Puis il est affecté à l'entretien des canalisations du camp. À ce poste, propice aux déplacements, il est alors contacté Robert Douvier et Alphonse Martin de Woerth pour organiser une évasion.

Le , en fin d'après-midi, Jean-Émile Friand et Alphonse Martin s'équipent en outillage pour simuler la réparation d'une canalisation. Ils traversent le camp des femmes et parviennent à s'évader en suivant le cours d'un ruisseau. Ils se réfugient à Russ chez une connaissance d'Alphonse Martin pendant tout le mois de .

Au début du mois de , les deux hommes sont pris en charge par le passeur Michel Ferry, garagiste à Rothau, membre de la Septième colonne d'Alsace (réseau Martial) au sein de laquelle il est sous les ordres de René Stouvenel. Le passeur les conduit à Moussey d'où les gendarmes les conduits dans le maquis de la centurie du Groupe Mobile d'Alsace (GMA) Vosges commandé par le lieutenant René Ricatte. Jean-Émile Friand s'engage, sous le pseudonyme de « Lucien », dans le groupe clandestin avec le grade ce caporal-chef. Pendant tout le mois d'août, il prend part aux actions du GMA Vosges.

Le , Jean-Émile Friand participe au combat à la ferme de Viombois où il est grièvement blessé et capturé par les Allemands qui l'évacuent sur l'hôpital de Strasbourg où il est soigné.

Le , Strasbourg est libérée. Jean-Émile Friand s'engage, pour la durée de la guerre, dans la 2e division blindée (2 DB). Il est affecté comme brigadier au 40e régiment d'artillerie nord-africain (RANA).

Le , il est démobilisé et reprend son emploi de pâtissier à Marlenheim.

Le , il épouse, à Marlenheim, Marguerite Claire Ostermann.

Reconnaissance Jean-Émile Friand est reconnu « Déporté résistant ».

Distinctions

() avec la citation suivante :

(1958) avec la citation suivante :

de par son statut de « déporté résistant ».

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

DVD pédagogique

Articles connexes

Groupes mobiles d'Alsace (GMA) Chronologie de l'Alsace annexée entre 1939 et 1945 Liste de résistants alsaciens

Liens externes

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