Les Coopératives de Reconstruction de Reims sont des regroupements réalisés à partir de 1915 pour aider les adhérents à présenter leur dossier de dommages de guerre et à réaliser les démarches relatives à la reconstruction de leur bien s’ils souhaitent reconstruire.

Les personnes qui ne souhaitent pas adhérer aux coopératives sont dites « isolées » dans la littérature de l’époque.

Contexte Près de des constructions immobilières de Reims sont détruites à la sortie de la guerre 14-18. Les dossiers de demande de dommages de guerre sont soumis à un architecte chargé de la reconstruction. Ils doivent être accompagnés de devis d’entrepreneurs. À noter qu'à l'époque, si deux écoles s'affrontent, la "reconstitution" et la "reconstruction", il apparaît qu'à Reims au vu des bâtiments, la reconstruction soit la pensée dominante.

Les acteurs de la reconstruction On distingue quatre grands acteurs pour la reconstruction : Le ministère des Régions libérées, créé en 1917 ; Les préfectures et leurs services de reconstitution des régions libérées ; Les architectes chargés de la reconstruction ; Les Coopératives de Reconstruction.

Les Coopératives de Reconstruction

Fonctionnement Les coopératives de reconstruction sont délégataires de la gestion des droits et des indemnités. Elles ont pour missions de surveiller et de payer les travaux. Elles bénéficient de l’attribution d’un fonds de roulement de l’État.

Financement Les ressources des coopératives proviennent de subventions d’État, des versements à titre d’avance des adhérents, des avances remboursables de l’État et des dons et legs.

Liste des Coopératives de Reconstruction Société Générale Coopérative de Reconstruction de Reims (S.G.C.R.R.)

La Société Générale Coopérative de Reconstruction de Reims est la plus importante avec plus de adhérents. Marie Charles Jean Melchior de Polignac était le président de cette coopérative à partir de 1919..

Société Coopérative de Reconstruction Subé à Reims La Coopérative Subé a été dirigée par les architectes Pinard et Morice, auxquels a succédé Jules-Michel Gaislin.

Un passage couvert et piétons est construit entre la Place d’Erlon, et la rue de Talleyrand, la rue de l’Étape et la rue Condorcet. Le passage est innovant par rapport au contexte. En effet la reconstruction de Reims concerne un nombre très important de dossiers de dommages de guerre. Le remembrement est encouragé mais peu de projets comportent des remaniements cadastraux. La construction du passage couvert réalisé par la Coopérative Subé est un ces rares projets.

Le groupement pour la Reconstruction Immobilier de Reims Cette coopérative de reconstruction de Reims regroupait près de sinistrés. Elle a été dissoute en 1933.

La Rémoise Elle a été dirigée par l’architecte Louis Beslier.

Base réglementaire Cadre réglementaire de la reconstruction Le gel des loyers Il a été décidé le . Loi du Loi sur la réparation des dommages de guerre. Elle reconnaît le droit individuel à la réparation des dommages causés aux biens par le déroulement de la guerre. La loi du Cette loi promulgue la charte des sinistrés. Loi Cornudet () Création des plans d’embellissement, d’aménagement et d’extension des villes. Décret du Le préfet reçoit autorité vis-à-vis des différents organismes du département chargés de la reconstruction. Loi du Constitution des sociétés coopératives de construction chargées de précéder aux opérations relatives à la reconstitution immobilière. Loi du Mise en place d'un cadre législatif précis pour les sociétés coopératives.

Les plaques de la reconstruction de Reims Des plaques de la reconstruction de Reims ont été apposées sur les bâtiments concernés. Elles sont de deux types. Le premier type, aux inscriptions de couleur bleue sur fond blanc, correspond aux plaques originelles. En 1988, la ville de Reims a fait produire, pour le soixantième anniversaire de la reconstruction, des plaques avec l’inscription en rouge sur fond blanc du nom des architectes et la date de réalisation. Elles ont été apposées sur des immeubles neufs réalisés avec des façades conservées ou restaurées.

Quelques-uns des bâtiments porteurs de la plaque de Reims vignette|L'entrée de l'Hôpital américain de Reims avec sa plaque sur la droite du porche.

Bibliothèque Carnegie (Reims). Cinéma-opéra (Reims). Immeuble au 3 rue de la Paix. Église Saint-Nicaise de Reims. Familistère des Docks rémois. Hôpital Maison-Blanche (Reims). Hôtel de la Mutualité de Reims. Hôtel de ville de Reims. Immeuble de Jacques Rapin, au n° 22 rue Cormeaux. Piscine du Tennis-Club. immeuble à l'image st-Pierre-le-Vieil. Au n° 40 rue Voltaire à Reims, immeuble d'Émile Thion et de Michel Rousseau. Villa Douce.

Notes et références

Bibliographie

Articles connexes Dommages de guerre Ministère des Régions libérées Passage Subé Reconstruction en France et en Belgique après la Première Guerre mondiale

Catégorie:Histoire militaire Catégorie:Guerre Catégorie:Conséquences d'une guerre