Le Mouvement pour une école moderne et ouverte (MÉMO) était un parti politique au pallier local idécisionnel des commissions scolaire de Montréal, Québec, Canada. Ce part a dirigé la Commission scolaire de Montréal (CSDM) de sa création en 1998 jusqu'à sa dissolution (pour des centres de services scolaire) en 2020,
Origines MÉMO a été fondée en 1987 en vue des élections de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CSMC) la même année. L'orientation de ce parti était laïc et progressiste et son objectif central était de remplacer les commissions scolaires confessionnelles du Québec par des commissions basées sur la langue. La première présidente du MÉMO était Marie-France Cloutier, qui soutenait que la promotion de l'éducation et des valeurs catholiques par la CECM avait créé un climat d'exclusion"MCSC chief, slate seeking re-election," Montreal Gazette, 5 November 1987, ..
Historique Dans l'opposition, à la Commission des écoles catholiques de Montréal 1987 à 1990 MÉMO a été l'opposition officielle au conseil des commissaire de la CECM de Michel Pallascio de 1987 à 1990.
1990 à 1994 Lors des élections scolaires de 1990, le nouveau chef du MÉMO, Kenneth George, a demandé que la CECM soit restructuré en un conseil francophone et que ses élèves anglophones soient transférés dans un nouveau conseil anglophone à l'échelle de MontréalElizabeth Thompson, "MCSC should be French-only: George School; board candidate sees no sense in present system," Montreal Gazette, 18 octobre 1990, .. Lors de cette campagne électorale, le parti a été soutenu par diverses personnes et groupes tels que le maire de Montréal Jean Doré, le Parti Québécois et le journal anglophone Montreal Gazette"School board opponents to square off in debate," Montreal Gazette, 5 octobre 1990, . Le parti a remporté neuf sièges sur le conseil des commissaires. Pallascio a été personnellement battu par un candidat du MÉMOLynn Moore and Sarah Scott, "Pires buries Pallascio in school-board vote; MCSC's ruling party loses ground, but holds on to majority," Montreal Gazette, 19 November 1990, .. Diane De Courcy est devenue chef du parti l'année suivanteAlexander Norris and Mike King, «Independent on Catholic school board may join MEMO; Louise Laurin reconsiders party now that Kenneth George has quit as leader,» Montreal Gazette, 24 novembre 1990, ; Lynn Moore, «MCSC told to select new chairman: official; But some commissioners may contest education minister's ruling,» Montreal Gazette, 17 juin 1991, ..
1994 à 1998 Lors de la dernière élection de la CÉCM en 1994, le MÉMO avait ciblé les taux d'abandon élevés et de l'administration corrompue. Le MÉMO a également appelé à un moratoire sur la restructuration des commissions scolaires prévu après le référendum sur l'indépendance du Québec, afin d'éviter toute confusion sur les responsabilités constitutionnelles du Québec en matière d'éducationPaul Wells, «MEMO plans to combat corruption, dropout rate » Montreal Gazette, 21 septembre 1994, A3; Paul Wells, «Hold the law redrawing school boards: MEMO; Party says independence referendum could make Bill 107 exercise academic,» Montreal Gazette, 14 octobre 1994, A5. voir aussi Andy Riga, «MEMO proposes revamped program to train students for business, industry » Montreal Gazette, 9 novembre 1994, A3.. Le MÉMO remporte dix sièges, contre neuf pour le RSC et deux pour un nouveau groupe appelé les Commissaires unis pour un renouveau scolaire (COURS)Paul Wells et al, «Board vote splits MCSC; New slate wins 3 PSBGM seats as incumbents returned» Montreal Gazette, 21 novembre 1994, A1.. Le RSC et le COURS forment plus tard une coalition et le MÉMO reste dans l'opposition pendant les quatre années suivantes«Conservatives form coalition to keep power at Catholic board» Montreal Gazette, 3 décembre 1994, A3..
Le MÉMO a soutenu l'option de la souveraineté du Québec lors du référendum sur l'indépendance du Québec en 1995, arguant que la souveraineté aiderait à éliminer le « traitement privilégié » pour les anglophones à la fois à la CÉCM et à la Commission scolaire protestante du Grand MontréalAndy Riga «The Referendum: School-board opposition party backing Yes: Sovereignty would help wipe out English students "privilege" MEMO says » Montreal Gazette, 21 octobre 1995, A14..
Au pouvoir de la Commission scolaire de Montréal Le MÉMO remporte quatorze sièges aux élections de 1998 à la Commission scolaire de Montréal (CSDM), contre seulement sept pour la SRC. La dirigeante du MÉMO, Diane De Courcy, qui a été choisie pour présider la nouvelle commission.
Après l'élection, De Courcy a réitéré la demande de son parti pour que 74 millions de dollars de bâtiments scolaires soient transférés des écoles anglophones à la CSDM. Elle aurait déclaré : "Cela ne me dérange pas si cela se produit sur deux ou trois ans. J'ai autant à cœur les intérêts des étudiants anglais que les intérêts des étudiants français." Elena Cherney «MEMO claims $74 million in English schools: The ruling party at Montreal's new French school board says too many schools - and the ones in best shape - were ceded to the English Montreal School Board. It demands redress» Montreal Gazette, 18 juin 1998, A3
En 1999, cinq des commissaires élus du MÉMO ont fait défection du parti pour siéger comme indépendants en alliance avec la RSC. Cela a donné à l'opposition une majorité au sein de la commission et, le , le conseil a voté le renvoi de tous les membres du comité exécutif, y compris De Courcy. Un enquêteur indépendant a par la suite déterminé que ce congédiement avait placé le conseil dans une situation illégale, et le gouvernement provincial a imposé une tutelle partielle sur la CSDM le . De Courcy a salué l'intervention du gouvernement et a fait valoir que ses adversaires étaient motivés par une vendetta personnelleYvonne Zacharias, Nicolas Van Praet et Elizabeth Thompson, «Trustee to run French board,» Montreal Gazette, 30 septembre 1999, A1.. Le ministre de l'Éducation, François Legault, lève la tutelle sur la CSDM en .
2003-2012 Dans la foulée des élections de 2003 à la CSDM, le commissaire sortant du MÉMO, Robert Cadotte, a accusé le Parti Québécois (PQ) d'avoir effectué une prise de contrôle sur le MÉMO et considère comme dangereux le mélange de la politique provinciale et de la politique scolaireAllison Lampert, «PQ plans takeover of school board,» Montreal Gazette, 27 août 2003, A6.. Le MÉMO a remporté dix-huit sièges lors de cette élection, contre trois pour un nouveau regroupement appelé le Collectif pour la réussite et l'épanouissement de l'enfant (CRÉE). Cela a finalement donné au parti une majorité sûre, qu'il a détenue pendant les quatre années suivantes.
Le MÉMO a remporté les vingt et un sièges de la CSDM en 2007, et Diane De Courcy a continué à présider le conseil jusqu'à son départ en 2012 pour devenir candidate et ensuite ministre pour le Parti QuébécoisRésultats des élections scolaires de la Commission scolaire de Montréal, CNW Telbec, 4 novembre 2007.
2012-2020 En 2014, le MÉMO a de nouveau remporté l'élection toutes les sièges sous la présidence de Catherine Harel-Bourdon (fille de l'ex-politicienne Louise Harel). Cette dernière s'est battue pour la survie des commissions scolaires jusqu'à leur dissolution par le gouvernement de la Coalition Avenir Québec de François Legault.
Liens externes
Notes et références
Catégorie:Parti politique fondé en 1987 Catégorie:Parti politique au Canada Catégorie:Enseignement à Montréal