Luc Plamondon, né le à Saint-Raymond (Québec), est un producteur et parolier canadien. Il est surtout connu pour son travail dans les comédies musicales Starmania et Notre-Dame-de-Paris. Il est le frère du député fédéral Louis Plamondon.
Biographie Fils d'un marchand de chevaux, il naît à Saint-Raymond.. Son frère cadet, Louis Plamondon, est député à la Chambre des communes depuis 1984. Luc Plamondon débute très jeune ses études dans les arts. Il apprend le piano et entreprend des études classiques au Petit Séminaire de Québec. Il dira qu'il était entré au séminaire pour être prêtre et qu'il en est sorti poète., mais lors de la publication de l'interview le mot « poète » est devenu « peintre », d'où la légende selon laquelle il excellerait en peinture. En revanche, s'il n'a jamais peint, il est amateur de peinture moderne.
C'est en voyant la comédie musicale Hair à Broadway qu'il a le déclic : sa vocation est la comédie musicale.
Son premier succès, en 1970, est la chanson Les Chemins d'été (qui est mieux connue du public sous le titre Dans ma Camaro à cause de la première phrase de son refrain, qui débute ainsi : « Dans ma Camaro, je t'emmènerai sur tous les chemins d'été… »), sur une musique d'André Gagnon et interprétée par une vedette de cette époque : le chanteur Steve Fiset.
Il rencontre ensuite Monique Leyrac par le biais d'André Gagnon, qui accompagne la chanteuse au piano. Il s'associe également à trois autres chanteuses québécoises dès 1972 : Emmanuëlle, Renée Claude et Diane Dufresne. Il compose quelques titres pour les deux premières, puis un album complet pour chacune des deux dernières. En effet, toutes les chansons de l'album Je reprends mon souffle de Renée Claude, ainsi que celles de l'album Tiens-toé ben, j'arrive! de Diane Dufresne sont signées Plamondon. Il poursuit sa carrière de parolier auprès de Renée Claude jusqu'en 2006, et pour Diane Dufresne jusqu'en 1984.
À partir de 1972, en plus de ses collaborations auprès d'Emmanuëlle, de Monique Leyrac, de Renée Claude et de Diane Dufresne, il écrit également des chansons pour de nombreux artistes québécois et européens, tels que Julien Clerc, Nicole Croisille, Françoise Hardy, Johnny Hallyday, Richard Cocciante, Claude Dubois, Nicole Martin, Robert Charlebois, Pierre Bertrand, Fabienne Thibeault, Nanette Workman, Martine St-Clair, Diane Tell, Éric Lapointe, Ginette Reno, Julie Arel, Donald Lautrec, Petula Clark, Murray Head, Catherine Lara, Garou, Julie Zenatti, Daniel Balavoine, Barbara, France Castel, Bruno Pelletier et Marie Denise Pelletier.
À partir de 1976, il écrit en collaboration avec le compositeur Michel Berger, l'opéra-rock Starmania, avec notamment SOS d'un terrien en détresse et Un garçon pas comme les autres (Ziggy). Michel Berger le choisit comme parolier précisément parce qu'il fait sonner le français d'une manière particulière. L'ambitieux projet musical, présenté comme le premier opéra-rock francophone, est lancé sur disque à l'automne 1978 avec le concours d'artistes français (France Gall, Daniel Balavoine), et québécois (Diane Dufresne, Fabienne Thibeault, Claude Dubois).
Au fil des années, Starmania fera l'objet de plusieurs productions scéniques (Paris en 1979 et 1988, Montréal en 1980 et 1987). Certaines des chansons de Starmania composées par Michel Berger et Luc Plamondon, comme Le Blues du businessman. ou Le Monde est stone., connaissent un succès retentissant et sont aujourd'hui considérées comme des classiques.
Dans les années 1980, il écrit ou coécrit certains textes de la pièce Lily passion avec Barbara. Sur un mode très différent, il coécrit avec Germain Gauthier la chanson coquine Call-girl qui, interprétée par Nanette Workman, obtient beaucoup de succès au Québec.
En 1982, il écrit sa première chanson pour Céline Dion, intitulée Le Piano fantôme, qui se trouve sur l'album québécois Tellement j'ai d'amour….
En 1983, au gala de l'ADISQ, alors qu'il reçoit un trophée conjointement avec Robert Charlebois pour la chanson J't'aime comme un fou, Luc Plamondon crée la controverse, lorsqu'il fait une virulente sortie contre l'attitude de certains membres de l'industrie concernant les droits d'auteur.
En 1985, il prête sa villa au bord du lac Magog à Denys Arcand pour le tournage de son film Le Déclin de l'empire américain, premier volet de la trilogie du réalisateur comprenant également Les Invasions barbares et L'Âge des ténèbres.
En 1990, La Légende de Jimmy, toujours écrite par Plamondon sur la musique de Berger, est montée à Paris et tient l'affiche pendant six mois au Théâtre Mogador, puis est reprise en 1991 à Montréal et à Québec. Mais son succès est nettement moindre que celui de Starmania.
En 1991, il écrit les compositions de Dion chante Plamondon, un album interprété par Céline Dion. En France, cet album contient deux titres de plus et s'appelle Des mots qui sonnent.
Le , une nouvelle version de Starmania est créée au théâtre Mogador, mise en scène par Lewis Furey. Judith Bérard, Michel Pascal, Patsy Gallant, Isabelle Boulay, Bruno Pelletier et Luce Dufault entre autres se produisent en France, en Belgique et en Suisse. La production décroche en 1994 un Prix Félix et en 1995 la Victoire du spectacle musical..
L'album Starmania, Mogador 94 est édité.. Il obtient un disque de platine. et se vend à . De ce disque est extrait le simple Quand on n'a plus rien à perdre avec Bruno Pelletier.
Au printemps 1995, Guy Cloutier et son équipe présentent une compilation lui étant dédiée (dont le contenu est choisi par les stations RockDétente). La compilation comporte deux disques et s'intitule Les grandes chansons de Luc Plamondon - de succès, . La compilation comportera sur le disque 1 une chanson offerte en prime : Galaxies, dont l'interprétation est confiée à Ginette Reno. Sur le dépliant, les photos de Luc Plamondon (courtoisie du photographe français Pierre Therrasson) et les commentaires de ce dernier expliquent comment la compilation a été réalisée. La compilation était disponible en deux CD ou deux cassettes.
En , il écrit, sur une musique de Richard Cocciante, les textes de la comédie musicale Notre-Dame de Paris, avec notamment Belle et Le temps des cathédrales. Les premières représentations ont lieu au Palais des congrès de Paris. Ce spectacle connaît un grand succès en France. Il est ensuite mis en scène et chanté au Québec, puis repris en version anglaise à Londres. Quelques années plus tard, une reprise se fera aussi au Théâtre Mogador.
Il écrit les textes de la comédie musicale de 2002 Cindy, transposition moderne du conte de Cendrillon. Le compositeur est Romano Musumarra. Sorti le , l'album de celle-ci se classe en France et en Belgique francophone.. Producteur du spectacle, il reconnaîtra que cette comédie musicale est un échec commercial, malgré un disque d'or pour l'album. avec plus de vendus et une grosse promotion.. Le spectacle ne rencontre pas le succès espéré et s'arrête au bout de quelques mois..
En , en mettant en scène de nouveaux artistes, il décide de remonter Notre-Dame de Paris .
En 2009, le parti politique français de droite UMP utilise, sans autorisation., les paroles de la chanson Tous ceux qui veulent changer le monde dont il est coauteur.
En 2010 parait J'aurais voulu être un artiste… pour pouvoir dire pourquoi j'existe, une compilation hommage à Luc Plamondon. Diane Dufresne, Céline Dion, Robert Charlebois, Judith Bérard, Garou, Catherine Lara, Ginette Reno sont quelques-uns des artistes présents sur cette compilation de quatre CD..
En 2012, il revient sur le devant de la scène en collaborant une nouvelle fois pour Céline Dion avec l'album Sans attendre paru le . Il est l'auteur de la pièce Rien que toi, devenu Que toi au monde. Elle est composée par Davide Esposito. La dernière collaboration entre les deux artistes remontaient à une vingtaine d'années.
Luc Plamondon qui a demeuré en Irlande pendant cinq ans à partir de l’an 2000, passe aujourd'hui sa retraite dans deux villes où il possède un appartement : à Montreux. en Suisse romande (où il préside les Freddie Mercury Live Music Awards) et à Paris, où son logement est proche de la Tour Eiffel et donne sur le Champ-de-Mars. Il séjourne aussi chaque hiver en Floride..
Quelques chansons signées Plamondon Luc Plamondon a écrit notamment pour :
Julie Arel : Pour vivre un grand amour (1978, musique de Christian St-Roch), Daniel Balavoine : SOS d'un terrien en détresse (1978, musique de Michel Berger) (titre de la comédie musicale Starmania), Barbara : Lily Passion (1986, musique de Barbara), Tango Indigo (1986, musique de Barbara), L'île aux mimosas (1986, musique de Barbara), Qui est qui (1986, musique de Barbara), Gilbert Bécaud : La fille au tableau (1999, musique de Gilbert Bécaud), Judith Bérard : Salaud (2002, musique de Romano Musumarra) (titre de la comédie musicale Cindy) — note : cette chanson a été reprise en 2004 par Marie-Mai Bouchard, Les mots d'amour (2002, musique de Romano Musumarra) (titre de la comédie musicale Cindy), Pierre Bertrand : On est ensemble (1987, musique de Christian Péloquin), Isabelle Boulay : Je t'oublierai, je t'oublierai (1998, musique de Richard Cocciante), Depuis le premier jour (2003, musique de Michel Cusson), Édith Butler : Escarmouche à Restigouche (1981, musique d'Édith Butler), Je viens de loin (1981, musique d'Édith Butler), Aimer la vie (2013, musique d'Édith Butler), La fille qui sort de sa coquille (2013, musique d'Édith Butler), Marie Carmen : Piaf chanterait du rock (1989, musique de Germain Gauthier), Robert Charlebois : Moi Tarzan, toi Jane (1981, musique de Robert Charlebois), J't'aime comme un fou (1983, musique de Robert Charlebois), Les talons hauts (1983, musique de Robert Charlebois), Pile ou face (1983, musique de Jean-Alain Roussel), L'autoroute électronique (1995, musique de Robert Charlebois), Petula Clark : Glamoureuse (1984, musique de Lewis Furey), Mister Orwell (1984, musique de Germain Gauthier), Renée Claude : J'ai besoin d'un grand amour (1971, musique d'André Gagnon), Je reprends mon souffle (1972, musique de Michel Robidoux), C'est pas un jour comme les autres (1972, musique de Léon Aronson), Cours pas trop fort, cours pas trop loin (1972, musique de Léon Aronson) — note : cette chanson a été reprise en 1975 par France Castel, Berceuse pour mon père et ma mère (1972, musique de Jay Boivin), La Bagomane (1972, musique de Michel Robidoux), Tu m'as laissé tomber du septième ciel (1972, musique de Michel Robidoux), J'étais partie pour ne plus revenir (1972, musique de Michel Robidoux), Ce soir je fais l'amour avec toi (1973, musique de Michel Robidoux), Un gars comme toi (1973, musique de Germain Gauthier), Antipodes (1973, musique de Michel Robidoux), Le monde est fou (1973, musique de Christian Saint-Roch), inspirée par Huguette Gaulin, Vous qui vivrez demain (1973, musique de Christian Saint-Roch), Si tu viens dans mon pays (1975, musique de Christian Saint-Roch), Ça commence comme ça les histoires d'amour (1975, musique de Germain Gauthier), Je suis une femme d'aujourd'hui (1975, musique de André Gagnon), Donnons-nous le temps (1975, musique de Christian Saint-Roch), C'est l'amour qui mène le monde (1975, musique de Christian Saint-Roch), Je recommence à vivre (1976, musique de Christian Saint-Roch), L'Inventaire (1976, musique de François Cousineau), Nelligan (1976, musique de André Gagnon), Mes nuits vidéo (1989, musique de Romano Musumarra) — note : cette chanson a été popularisée en France la même année par Régine, Ballade pour mes vieux jours (2006, musique d'André Gagnon), Julien Clerc : Quand je joue (1980, musique de Julien Clerc), Week-end (1980, musique de Julien Clerc), Lili voulait aller danser (1981, musique de Julien Clerc), Cœur de rocker (1983, musique de Julien Clerc), La Fille aux bas nylon (1984, musique de Julien Clerc et Jean-Alain Roussel), L'enfant au walkman (1987, musique de Julien Clerc),