Les élections au Parlement d'Andalousie de () se tiennent le dimanche , afin d'élire les de la du Parlement d'Andalousie pour un mandat de quatre ans. Le scrutin se tient le même jour que les élections au Parlement européen.
Avec une participation en hausse, le scrutin voit de nouveau la victoire du Parti socialiste, qui perd cependant sa majorité absolue pour la première fois en douze ans. Aussi bien le Parti populaire que la Gauche unie connaissent une importante progression, à l'inverse de la , qui subit une sévère déconvenue.
Manuel Chaves est finalement investi président de la Junte pour un second mandat six semaines après les élections, ayant bénéficié d'un changement de posture de la Gauche unie. Celle-ci passe en effet de l'opposition à une forme d'abstention, ce qui permet au sortant de recevoir la confiance du Parlement à la majorité relative.
Contexte Politique Au cours des élections de 1990, le Parti socialiste conserve sa majorité absolue avec plus de 60 députés sur 109., et ne subit pas les effets. de la forte abstention qui marque le scrutin en raison d'une vague de chaleur et d'une convocation des électeurs un samedi en lieu et place du traditionnel dimanche.. Le Partido Andalucista réalise une bonne performance en passant de deux à dix députés..
Le , le socialiste Manuel Chaves est investi président de la Junte d'Andalousie par le Parlement par 62 voix pour et 47 voix contre, l'ensemble des partis autres que le PSOE s'opposant à lui.. Il prête serment deux jours plus tard..
Socio-économique L'année 1993 est marquée par une période de crise économique, le produit intérieur brut se contractant de 1 % par rapport à 1992, soit la plus importante récession en 30 ans..
Le , à Linares, de manifestent en soutien aux près de de l'usine Santana Motor, menacée de fermeture par son nouveau propriétaire, Suzuki.. Le maintien de l'activité est finalement acté après la signature d'un accord de compétitivité issu d'un arbitrage par les autorités andalouses.. À Alcalá de Guadaíra un an plus tard, la société Gillette cesse son activité, licenciant 246 employés..
Mode de scrutin vignette|Hémicycle du Parlement, dans l'ancien hôpital de las Cinco Llagas. Le Parlement d'Andalousie () est une assemblée parlementaire monocamérale constituée de (), élue pour une législature de quatre ans au suffrage universel direct selon les règles du scrutin proportionnel d'Hondt par l'ensemble des personnes résidant dans la communauté autonome où résidant momentanément à l'extérieur de celle-ci, si elles en font la demande.
Convocation du scrutin Conformément à l'article 26 du statut d'autonomie, le Parlement est élu pour un mandat de quatre ans.. L'article 14 de la loi électorale andalouse du , combiné aux dispositions l'article 42 de la loi électorale nationale, précise que les élections sont convoquées au moyen d'un décret du président de la Junte d'Andalousie, signé avant la fin du mandat et publié au Journal officiel, le scrutin devant se tenir le suivant la publication du décret mais pas entre le et le .
Nombre de députés par circonscription Puisque l'article 26 du statut d'autonomie prévoit que , l'article 17 de la loi électorale indique que le nombre de parlementaires est fixé à 109 et attribue à chaque circonscription d'office, les restant étant distribués en fonction de la population provinciale.. L'article 28 du statut énonce effectivement que et précise qu'aucune circonscription ne peut avoir plus du double de représentants qu'une autre.
Le décret de convocation des élections, publié le , dispose que les sièges sont répartis ainsi. : CirconscriptionsDéputésCarte Séville18300px|Nombre de députés par circonscription. Malaga16 Cadix15 Cordoue et Grenade13 Jaén12 Almería et Huelva11
Présentation des candidatures Peuvent présenter des candidatures : les partis ou fédérations politiques enregistrées auprès du registre des associations politiques du ministère de l'Intérieur ; les coalitions électorales de ces mêmes partis ou fédérations dûment constituées et inscrites auprès de la commission électorale au plus tard après la convocation du scrutin ; et les électeurs de la circonscription, en nombre d'au moins 1 % des inscrits.
Répartition des sièges Seules les listes ayant recueilli au moins 3 % des suffrages valides peuvent participer à la répartition des sièges à pourvoir dans une circonscription, qui s'organise en suivant différentes étapes : les listes sont classées en une colonne par ordre décroissant du nombre de suffrages obtenus ; les suffrages de chaque liste sont divisés par 1, 2, 3... jusqu'au nombre de députés à élire afin de former un tableau ; les mandats sont attribués selon l'ordre décroissant des quotients ainsi obtenus.
Lorsque deux listes obtiennent un même quotient, le siège est attribué à celle qui a le plus grand nombre total de voix ; lorsque deux candidatures ont exactement le même nombre total de voix, l'égalité est résolue par tirage au sort et les suivantes de manière alternative.
Campagne Principales forces politiques Force politiqueChef de fileIdéologieRésultats en 1990Parti socialiste ouvrier espagnol d'Andalousie PSOE-AManuel Chaves(Président de la Junte)Centre gaucheSocial-démocratie, progressisme, nationalisme49,6 % des voixParti populaire PPJavier ArenasCentre droit à droiteConservatisme, démocratie chrétienne, libéralisme22,2 % des voixGauche unie Les Verts – Appel pour l'Andalousie IULV-CAGaucheCommunisme, écologisme, nationalisme12,7 % des voix CA-PACentre gaucheSocial-démocratie, fédéralisme, nationalisme10,8 % des voix
Résultats Total régional +Résultats des élections au Parlement d'Andalousie de 1994.Représentation en hémicycle sur un axe gauche-droite du résultat.PartisVoix%+/-Sièges+/-Parti socialiste ouvrier espagnol d'Andalousie (PSOE-A)38,7145Parti populaire (PP)34,3641Gauche unie Les Verts – Appel pour l'Andalousie (IULV-CA)19,14205,803Parti communiste du peuple andalou (PCPA)0,340-Centre démocratique et social (Foro-CDS)0,200Nation andalouse (NA)0,2700,150Falange Española de las JONS (FEJONS)0,070Octobre socialiste (OS)6410,020Falange Española Independiente (FEI)3500,010Vote blanc0,85Votes valides99,40Votes nuls0,60Total100 – 109Abstentions32,72Inscrits / Participation67,28
Par circonscription CirconscriptionAlmeríaCadixCordoueGrenadeSièges11151313Nombre%Nombre%Nombre%Nombre%Inscrits100,00100,00100,00100,00Abstentions32,1039,8227,0531,25Votants67,9060,1872,9568,75Nuls0,560,730,620,62Exprimés99,4499,2799,3899,38PartisVoix% Sièges+/-Voix% Sièges+/-Voix% Sièges+/-Voix% Sièges+/-PSOE-A38,1055638,305PP533,24530,7946IULV-CA15,04118,21324,61316,8323,20011,6425,2504,420Autres1,071,591,111,05Blanc0,630,800,760,75
CirconscriptionHuelvaJaénMalagaSévilleSièges11121618Nombre%Nombre%Nombre%Nombre%Inscrits100,00100,00100,00100,00Abstentions37,4124,7635,7831,40Votants62,5975,2464,2268,60Nuls0,660,600,560,54Exprimés99,3499,4099,4499,46PartisVoix% Sièges+/-Voix% Sièges+/-Voix% Sièges+/-Voix% Sièges+/-PSOE-A5534,3168PP33,30435,885630,626IULV-CA15,74215,64222,36419,5035,2104,1104,6605,811Autres0,901,061,320,98Blanc0,770,710,811,16
Analyse vignette|Parti arrivé en tête par circonscription et intensité de son score. Le scrutin voit la participation augmenter de 12 points par rapport à celui de 1990, avec une mobilisation particulièrement importante dans les villes d'Alcalá de Guadaíra et de Linares, frappées par la crise industrielle..
S'il arrive en tête, le Parti socialiste subit ce que ABC qualifie de , perdant, pour la première fois dans l'histoire de l'Andalousie autonome, sa majorité absolue au Parlement.. Avec 45 députés sur 109, il est talonné par le Parti populaire, qui en remporte 41.. Ce recul de 17 sièges du Parti socialiste s'explique aussi bien par le gain de 15 élus par le Parti populaire que par l'importante progression de la Gauche unie, qui passe de 11 à 20 parlementaires. La connaît un résultat en fort recul, qui se traduit par l'échec de son chef de file et du secrétaire général du Partido Andalucista à obtenir un siège.
Au niveau plus local, le Parti socialiste subit une débâcle dans son fief de Malaga, où il passe de la première à la troisième place. Il en va de même à Linares, où il divise par deux son résultat des élections générales de 1993.. Le Parti populaire le devance également dans la province d'Almería et fait jeu égal avec lui dans celles de Cadix, où la tête de liste socialiste revenait au président sortant, Manuel Chaves, et de Jaén.
Suites Deux jours après la tenue du scrutin, Gauche unie Les Verts – Appel pour l'Andalousie indique, à la suite d'une réunion de sa direction, qu'elle votera l'investiture de Manuel Chaves. Sans l'abstention de celle-ci ou du Parti populaire, le président de la Junte sortant devra attendre deux mois à compter du premier vote pour être désigné à nouveau.. À la suite d'une rencontre entre Manuel Chaves et le coordonnateur de la Gauche unie, , le , ce dernier confirme qu'il n'y aura ni contrat de coalition, ni accord d'investiture avec le Parti socialiste, mais reste ouvert à des accords concrets..
Se soumettant au premier tour du vote d'investiture le , Manuel Chaves échoue par 44 voix pour et 63 contre, son discours aux accents autonomistes ne permettant pas de faire évoluer la position de la Gauche unie.. Lors du deuxième tour, sa candidature est de nouveau rejetée par le Parlement, par 43 voix pour et 64 contre, à l'issue d'une séance de ..
À la suite d'un changement de posture de la Gauche unie, fruit de la volonté du député Juan Manuel Sánchez Gordillo de ne pas soutenir le président sortant mais de ne pas empêcher la formation du gouvernement, Manuel Chaves obtient l'investiture des députés le par 44 voix pour, 41 contre et 4 abstentions. À l'exception du président du Parlement, , qui s'abstient comme les trois députés de la Coalición Andalucista, les parlementaires de la Gauche unie annoncent , une posture que le règlement de l'assemblée ne prévoit pas et qui annule de fait leur suffrage..
Il est assermenté le ..
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Président du Parlement d'Andalousie Junte d'Andalousie
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