Jean-Baptiste Roustaing (Bègles, - Bordeaux, ) est un avocat bordelais, auteur de plusieurs ouvrages juridiques. Contemporain d'Allan Kardec, par son ouvrage , il devient un acteur du mouvement spirite bordelais.

Biographie droite|vignette| Fac-similé de l'acte de naissance de Jean-Baptiste Roustaing, 1805, France. Né dans une famille de marchand, il est le fils de François Roustaing et de Margueritte Robert. Il avait trois frères : Joseph, Alfred et Jeanne.

Étudiant en droit au Collège Royal de Guyenne, il déménage à Toulouse, Toulon. Sa famille ne pouvant plus payer ses études, il enseigne les lettres, les sciences, la philosophie et les mathématiques. Obtenant sa licence de droit, il se rend à Paris où il finit par être diplômé en 1830propos rapportés du bâtonnier de l'Ordre des avocats de Bordeaux, le Dr. R. Brouillaud, en 1971..

Son inscription au barreau de Bordeaux, le , marque son retour dans sa ville natale, qu'il ne quittera plus. Un an plus tard, le , il préside durant un an le barreau de Bordeaux. Il est nommé secrétaire du Conseil pour l'année 1852-1853. Le , il quitte les fonctions administratives de l'Ordre des Avocats.

Le , il se marie à sa cousine Elisabeth Roustaing qui était devenue veuve.

Entre 1858 et 1861, une maladie le contraint à cesser ses activités d'avocat et à se consacrer à des œuvres caritatives, dans la région bordelaise, notamment à Targon et à Arbis où se situe sa propriété secondaire.

Jean-Baptiste Roustaing décède le à son domicile bordelais, , rue Saint-Simon. Il est enterré au cimetière de la Chartreuse.

Devant le tribunal de Bordeaux, M. Battar, alors bâtonnier du barreau de Bordeaux lui adresse un éloge, soulignant ses qualités exceptionnelles d'avocat et de bienfaiteur envers les pauvres et les maladesdiscours enregistré non Le Journal de Bordeaux, du jour 06 janvier 1879. Dans un ouvrage que ses « élèves » publieront trois ans plus tard, il est décrit comme « homme de cœur simple et d'esprit humble ».

N'ayant pas de descendants, son légataire, Jean Guérin, prévient la Revue Spirite de son décès dans une lettre insérée en l'état dans la rubrique nécrologique du mois de .

Contact avec le Spiritisme Durant sa convalescence (1858-1861), Roustaing s'essaye aux tables tournantes avant de se pencher sur le spiritisme qu'Allan Kardec venait de codifier dans Le Livre des Esprits, encore tout juste publié. Bien que sceptique à ses débuts, il finit par étudier le sujet :

Ainsi, il a d'abord lu Le Livre des Esprits, l'acceptant dans son intégralité comme une révélation logique et rationnelle. Plus tard, il en fait de même avec Le Livre des Médiums, en l'acceptant également. Après avoir étudié et examiné ces ouvrages, il s'est tourné vers l'Histoire, des origines à nos jours, à la recherche de documents officiels sur les communications entre le monde spirituel et le monde corporel. Il consulte des ouvrages de philosophie profane et religieuse, des auteurs classiques à ceux du . Dans le but d'analyser les croyances et les coutumes de l'époque, il a également étudié les textes d'écrivains et de poètes en relation avec l'immortalité et les communications avec les esprits. Il a illuminé l'Ancien et le Nouveau Testament comme jamais auparavant.

Afin de mieux connaître les phénomènes qu'il étudie, il se rapproche en d'Émile Sabo, fondateur de la Société Spirite de Bordeaux (1861) et du journal La Ruche Spirite Bordelaise (1863)La Ruche Spirite Bordelaise, mai 1865. Six mois plus tard, il rencontre le couple Emilie et Charles Collignon. Émilie Collignon sera la médium à l'aide de laquelle Roustaing écrira . Au terme de son étude sur la phénoménologie spirite, il conclut que ces manifestations sont des phénomènes naturels.

Dans une lettre adressé à Kardec qui sera publiée dans l'édition de de La Revue Spirite, Roustaing détaille :

Toujours en , lorsqu'il rencontre Collignon pour la deuxième fois, Roustaing reçoit un message psychographié par la médium semblable à celui que reçut Allan Kardec au terme de ses études ; Roustaing est invité à poursuivre son entreprise. Ainsi, il met en ordre les communications psychographiés par Émilie Collignon au sujet des Évangiles, du décalogue et de Jésus. En , avec tout le matériel déjà préparé, il reçoit des instructions des esprits qui l'assistaient en vue de la publication de l'ouvrage jusqu'au titre qui lui sera suggéré : Les Quatre Evangiles – Spiritisme chrétien. Toutefois, sans les consulter, il ajoute le sous-titre : « ou Révélation de la révélation ». Dans le journal de l'Union Spirite Bordelaise, Auguste Bez déclare que la parution de cet ouvrage a lieu a deux moments de l'année 1866. Les deux premiers tomes paraissent le et le dernier le . Le nombre d'exemplaires imprimés n'est quant à lui pas connu. Aussi bien aujourd'hui au Brésil qu'en France à la fin du , son unique contribution à la littérature spirite reste controversée.

Publications . ..

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