Charles Joseph Benoît, comte d'Argenteau d'Ochain est un militaire et archevêque et diplomate belge, nonce apostolique en Bavière, né à Liège le , et mort dans la même ville le .
Biographie Charles Joseph Benoît d'Argenteau appartenait à la famille d'Argenteau, famille de l’aristocratie de la principauté de Liège. Il était le fils du comte Joseph-Louis-Eugène d'Argenteau et de son épouse Marie-Josèphe, comtesse de Limbourg-Stirum. Son père était chambellan du gouverneur autrichien des Pays-Bas, Charles Alexandre de Lorraine. Son oncle Florimond de Mercy-Argenteau (1727-1794) fut de 1766 à 1792 ambassadeur d'Autriche à la cour de France de Versailles. Son frère aîné et héritier présomptif, François d'Argenteau (1780-1869), puis de Mercy-ArgenteauFrançois d'Argenteau a repris le nom de Mercy-Argenteau de son oncle Florimond de Mercy-Argenteau dont il est le filleul et son légataire universel à partir de l'âge de 20 ans., fut ambassadeur de Napoléon à la cour de Bavière en 1812-1813, puis gouverneur du Brabant et trésorier du roi Guillaume des Pays-Bas.
Par l'arrêté du il est reconnu dans la noblesse héréditaire avec le titre de comte, transférable à tous les descendants, et est inscrit dans le corps équestre du Grand-duché de Luxembourg sous le nom de comte d’Argenteau d’Ochain (Ochain faisant partie du Grand-duché de Luxembourg à cette date).
Carrière militaire Grâce à l'appui de l'évêque de Liège Jean-Évangéliste Zaepffel, il entre à 17 ans à l'école militaire de Fontainebleau.
Charles d'Argenteau rejoint l'armée de Napoléon en 1807. Il est nommé sous-lieutenant au régiment de hussards en 1809. Il passe au régiment de hussards en 1811 comme lieutenant. En 1812, il est aide de camp du général Girardin qui est attaché à l'état-major de la Grande Armée. Il est atteint du typhus pendant la retraite de Russie et grâce à l'aide d'un soldat il est ramené à Berlin. Il est nommé lieutenant avec rang de capitaine au régiment des gardes d’honneur à cheval en 1813. Il est décoré chevalier de la Légion d'honneur par Napoléon pour sa conduite à la bataille de Hanau. Il est nommé chef d'escadron au régiment de hussards en 1814. Il a fait la campagne du Portugal, d'Espagne, de Russie, d'Allemagne et de France. Il quitte le service en 1814 avec le grade de colonel de hussards.
Il est chevalier rose-croix en 1811, membre de la loge maçonnique liégeoise La Parfaite Intelligence.
Il est de retour en Belgique en 1815 et offre ses services au roi des Pays-Bas. Entre 1815 à 1820, il est lieutenant-colonel dans l'armée néerlandaise. Il est alors aide de camp du roi des Pays-Bas, duc puis grand-duc de Luxembourg, Guillaume .
Carrière ecclésiastique Après le décès brutal de sa fiancée d'une tuberculose pulmonaire, Cécile de la Tour du Pin (1800-1817), quelques jours avant le mariage, il subit un traumatisme qui le marque. Le , Charles d'Argenteau donne sa démission de lieutenant-colonel et d’aide de camp du roi, qui le nomme, dès le surlendemain, chambellan. Resté en relation avec la famille de La Tour du Pin, il se rend à Turin en 1824 où le père de Cécile de La Tour du Pin est ambassadeur de France auprès de la cour de Sardaigne. Il se décide de se rendre à Rome pour se mettre au service de la Curie. Le , il écrit au roi des Pays-Bas Guillaume pour lui demander de le démettre de ses fonctions de chambellan, ce qui est accordé par le décret du . Il reçoit les ordres mineurs le . Le , il est nommé prélat domestique de Sa Sainteté et le de la même année protonotaire apostolique, membre de la congrégation pour la reconstruction de la basilique de Saint-Paul-Hors-les-Murs le , vicaire de Saint-Laurent in Damaso le .
Il est ordonné prêtre le . Le , Charles d'Argenteau d'Ochain est nommé archevêque in partibus infidelium de Tyr. Le cardinal secrétaire d'État Giulio Maria della Somaglia lui a donné la consécration épiscopale le ; les co-consécrateurs étaient le patriarche latin d'Antioche, Lorenzo Girolamo Mattei et l'archevêque titulaire de , . Le , il est nommé nonce apostolique auprès de la cour de Munich. En 1826, il a participé aux négociations pour la signature d'un concordat entre le Saint-Siège et le royaume des Pays-Bas.
Il a quitté Rome le pour se rendre à Munich, où il a servi onze ans comme nonce apostolique auprès du royaume de Bavière. Le , il s'est retiré à Liège, où il devint doyen du chapitre cathédral de Liège. Il est élevé grand officier de la Légion d'honneur par Napoléon III.
Il est inhumé à Clavier, à l'église Saint-Barthélemy.
Distinctions , en 1813.. , en 1855. , en 1868. , en 1857. . Chevalier de l’ordre de Saint-Hubert. Chevalier grand-croix de l'ordre du mérite civil de la Couronne de Bavière. . (royaume des Pays-Bas). .
Notes et références
Annexes Bibliographie
Liens externes
Catégorie:Archevêque catholique du XIXe siècle Catégorie:Archevêque latin de Tyr Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1813 Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Grand-croix de l'ordre de la Couronne de chêne Catégorie:Chevalier de l'ordre du Mérite civil de la couronne de Bavière Catégorie:Récipiendaire de l'ordre de Saint-Hubert (Bavière) Catégorie:Commandeur de l'ordre du Lion néerlandais Catégorie:Commandeur de l'ordre de Léopold Catégorie:Naissance en mars 1787 Catégorie:Naissance à Liège Catégorie:Naissance dans la principauté épiscopale de Liège Catégorie:Décès en novembre 1879 Catégorie:Décès à Liège Catégorie:Décès à 92 ans Catégorie:Personnalité inhumée à Clavier Catégorie:Comte (Belgique)