Otto von Greyerz, né le à Berne et mort le dans la même ville, est un germaniste et pédagogue suisse, également écrivain et poète en dialecte bernois.
Biographie
Origines et famille Otto von Greyerz naît le à Berne. Il est originaire du même lieu. Son père, Otto Wilhelm Aimé von Greyerz, qui passe son enfance dans le sud de l'Allemagne, est pasteur à l'Église du Saint-Esprit de Berne ; sa mère est née Pauline Luise Locher. Il a un frère, , pasteur antimilitariste.
Il épouse en 1896 Luise Karoline Alice Schorr.
Études et parcours professionnel Il fait des études de langue et littérature allemandes aux universités de Göttingen et de Berlin, puis passe son examen de maître de gymnase en 1886. Il obtient l'année suivante un doctorat avec une thèse portant sur les relations entre Béat Louis de Muralt et les littératures allemande et française des .
Après avoir complété sa formation à Paris, il enseigne au Robert College de Constantinople de 1888 à 1891, puis au gymnase municipal de Berne jusqu'en 1907 et enfin à l'école nouvelle de Glarisegg, près de Steckborn jusqu'en 1915.
Il devient ensuite enseignant au séminaire de formation des maîtres secondaires, avant d'être nommé professeur de méthodologie de l'enseignement de l'allemand, ainsi que de langue et littérature de la Suisse alémanique à l'Université de Berne, d'abord comme professeur extraordinaire en 1916, puis comme professeur ordinaire en 1921. Il reste à ce poste jusqu'en 1933.
Méthodologie de l'enseignement de l'allemand Il s'attelle, dans la recherche et dans ses cours, à réformer l'enseignement de l'allemand, prônant une méthode qui, partant du dialecte, privilégie la compétence linguistique plutôt que l'apprentissage par cœur et la littérature elle-même plutôt que son histoire. Son objectif est d'amener progressivement les enfants de leur dialecte à l'usage de la langue écrite.
Il considère l'expérience comme le fondement méthodologique de l'apprentissage et répand l'idée d'un enseignement de l'allemand comme moyen d'éducation nationale.
Parcours littéraire Porte-parole de la poésie en dialecte bernois, il édite un recueil de chansons populaires intitulé en 1908 et écrit des pièces en dialecte, notamment en 1917, et des poèmes en prose.
Il cofonde le le théâtre amateur , qu'il dirige jusqu'à sa mort.
Il écrit également des manuels scolaires et des critiques littéraires pour Der Bund.
Autres activités Il fonde la section bernoise du Patrimoine suisse et apporte son soutien au jeune mouvement des universités populaires.
Il dirige pendant des années la section bernoise de la .
Décès et sépulture Il meurt le à Berne. Ses obsèques ont lieu trois jours plus tard, dans l'église de la Nideck.
Sa tombe est dans le cimetière de la Schosshalde.
Hommages Une médaille commémorative est frappée en son honneur l'année de son décès.
Un hommage lui est rendu en 1963, 100 ans après sa naissance, au Théâtre municipal de Berne.
Œuvres
Linguistique, pédagogie et autres
Recueil de poésies
Pièces de théâtre
Fonds d'archives Ses archives sont conservées à la Bibliothèque de la Bourgeoisie de Berne.
Notes et références
Liens externes
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