Le Marguerite-Molinos, est un voilier trois-mâts barque français, construit au Havre en 1896 et démoli en 1928.

Historique Construit en 1897 au Havre par les Forges et chantiers de la Méditerranée pour un coût de pour lequel, l'État versa une prime , à la construction de à ses armateurs. Il est en bois et acier.

Il tire son nom de la fille de Léon Isidore Molinos (1864-1944), et de Marie Hingray, son épouse. Molinos fut le fondateur en 1871, puis le président du Conseil d'administration de la Compagnie des forges et aciéries de la marine et d'Homécourt, ainsi que président de la Société des Voiliers Français fondée en 1896 et dont le premier bateau fut celui portant le nom de da fille. Cette société sera également propriétaire d'une dizaine de voiliers dont cinq de la même classe que le Marguerite: Marie-Molinos (1899), Geneviève Molinos du nom de ses filles, ainsi que le Marguerite-Dolfus, Jeanne-Cordonnier (1901), Emma-Laurans. Cette compagnie étant appelé aussi compagnie Molinos, parmi les administrateurs figurent : Dolfus-Galline, Fautrel, Dolfus, Roux, Laurans, Molinos ainsi que le comte Charles Walewski (1848-1916) qui donneront leur nom à plusieurs voiliers de la compagnieGrands Voiliers, . Ce dernier a rivalisé avec le cinq-mâts allemand Potosi connu pour sa vitesse.

Le premier grand voyage, de ce voilier, fut la traversée entre l'Angleterre et San Francisco, effectuée en , et le retour jusqu'au Cap Lizard avec un chargement de de blé fut réalisé en seulement soit une moyenne de sur . La moyenne à cette époque pour la traversée Europe-San Francisco était de et dans le sens inverse de . Ce voilier était donc un des meilleurs puisqu'il battit de 11 jours le record précédent du quatre-mâts : Clan Galbraith de , et de l'autre quatre-mâts : Pyrénées . Il effectua plusieurs voyages sur le même parcours avec des temps légèrement supérieurs : en 1900, en 1901, en 1904,

Désarmé en 1921 à Bordeaux, il est conduit au canal de la Martinière le , puis vendu à l'armateur Marcel Potet rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris en pour effectuer des voyages aux Antilles, il est désarmé le , puis vendu pour la démolition le aux Pays-Bas pour la somme de Le Courrier maritime Nord-Africain, n°83 du 26 novembre 1928, Marguerite-Molinos Forum 14-18. Il arrive à Rotterdam le La Dépêche de Brest, n°:16.307, du vendredi 17 août 1928, Caractéristiques

Selon un avis des douanes du Jauge : 2016,41 tx jbt, 1927,51tx jb et 1774,81tx jn Port en lourd : 2500 tonnes Dimensions : 81,7 x 12,03 x 6,82 mètres Voiles

Mat d'artimon (arrière)

Voiles d'étais entre le mât d'artimon et le grand-mât

Grand-mât

Voiles d'étais entre le grand-mât et le mât de misaine

Mât de misaine (avant)

Les Focs

Équipage L'équipage se composait en 1911 en partant des Açores de : 1 capitaine, Lieutenant, puis capitaine en second: Louis Constant Lesage (1887), débarqué à Hambourg  1 chef mécanicien et 2 lieutenants 1 bosco encadrant les marins: Jean-Marie Gildas Le Delin (1868) débarqué disciplinairement le à Angra, rapatrié à Marseille début . 3 matelots : débarqués à Angra disciplinairement, le 8 gabiers instructeurs  1 charpentier : Joseph Clément Marie Lorec (1875) rapatrié à Marseille début 1 cuisiniers : Laurent Jean-Marie Ezanno (1883), débarqué à Angra, rapatrié à Marseille 1 novice : Georges François Madec (1895), débarqué à Hambourg 1 mousse :Joseph Armand Pelloquet (1895), débarqué à Hambourg Commandants Liste des capitaines extrait de la liste des capitaines au long cours cap-horniersListe des capitaines au long cours cap-horniers aux : 1897-1899 : Jean-Baptiste Mahé (1852), second Stanislas Porcher (NA.402) Les Grands Voiliers de A à Z 1899-1901 : Stanislas Porcher (NA.402), second: Pierre Édouard Lefevre (LH.263) 1901-1902 : Louis Charles Auffray (LC & Bern) (Montoire)avec du au Mot J.M. Maillet (SM5213IP) 1903-1904 : Ferdinand Eugène Ficheux 1905-1905 : Julien David (1861-1912) (SN.198) 1906-1906 : Ferdinand Eugène Ficheux, voyage à San-Francisco avec Mme Ficheux 1907-1911 : Étienne Bouvier, second Charles Boivin (DN.83) 1911-1911 : Charles Arsène Boivin (1875), (DN.83), second Eugène Viterbe. Boivin embarqué à Cardiff le et débarqué le à Hambourg 1912-1916 : Eugène François Viterbe, (DN.88), jusqu'en 1919 selon PicardHenri Picard, 1918-1918 : Arsène Mathieu (PL.213) 1920-1921: René Lehuede (Batz DK.3571) 1919-1920 : Jean Gilles Lainé (1878) (DN.56) pour le compte de Marcel Potet 1923-1924 : Jean-Marie Legall (1881), voilier vendu à Marcel Potet pour voyages aux Antilles 1923-1924 : Frelon 1924-1925 : Alfred Tranchant, (DN.105-SM.788)

Voyages

Le armé au Havre pour San Francisco via Cardiff chargement de charbon à l'aller le de Perth à San Francisco du au chargement de blé pour Falmouth le au Havre le après un voyage de et quinze jours. Le chargement de briquettes à destination de Majunga à Madagascar - Nouvelle-Calédonie, retour le sous le commandement d'Eugène Mahé, et de son second Stanislas Porcher. Le de Swansea à San Francisco du au du Cap Horn le à Lizard le sous le commandement de Stanislas Porcher et de son second Pierre Édouard Lefevre De San Francisco à Falmouth le Capitaine: Porcher. Dunkerque le , bâtiment armé pour Diégo-Suarez à Madagascar et à l'île de La Réunion ( voyage), Le La Pallice à destination de la Pointe des Galets à Saint-Denis de La Réunion y arrive le , et y dépose à l'hôpital le matelot Louis-Marie Le Minoux (1879-1905), qui y est mort le originaire de Pleubian. Désarmé au Havre le 1906 voyage du capitaine et madame Ficheux à San Francisco 1910-1911. voyage. En date du armé au long-cours à Cardiff, puis désarmé le au Consulat de France à Hambourg. Il appareille de Cardiff le à destination de Pisagua au Chili, via Brest, pour chercher du nitrate. C'est sur la route du retour qu'il démâta de son mât de misaine et de son grand mât, à la suite d'un coup de vent venant de Mejillones au Chili, il dériva pendant huit jours et s'approcha de l'île de Terceira, dont les habitants avec une quarantaine de barques vinrent lui prêter assistance et le remorquèrent au bout de huit heures d'effort pour qu'il relâche à l'abri, le à Angra do Heroismo aux AçoresOuest-Éclair, n°4660 du 27 octobre 1911 et repartit le avec un équipage de remorqué jusqu'à Hambourg ou il arrive le . voyage, toujours pour du nitrate réarmé le à Hambourg, commandé par Viterbe et désarmé au Havre le . Du effectue un voyage au Chili chargé de charbon, puis au retour de nitrate, le le matelot Émile Julien Pivaut (1887) qui embarque à Newcastle a été débarqué disciplinairement le au bout de quatorze jours 1917. En , les États-Unis entrent en guerre. André Tardieu (1876-1945), devient commissaire aux affaires de guerre franco-américaines, et négocie l'échange de vapeurs américains contre des voiliers français dévolus alors aux transports de différents produits et seront restitués à la fin du conflit pour reprendre leur activité sous pavillon français. C'est ainsi que le Marguerite-Molinos, attend en en compagnie de neuf autres voiliers qui vont quitter la rade du Verdon remorqué par le Pingouin, car l'entrée de la Gironde est barrée par des filets de la Pointe de Grave à Royan pour empêcher toutes intrusions de navires ennemis. Et le le Marguerite-Molinos, met à la voile à 8 heures du matin Brigitte et Yvonnick Le Coat, Mission Tardieu, 2020 Le à Nantes, puis désarmé le à Bordeaux ou il demeure dans ce port toute l'année 1921, puis descend la Gironde pour rejoindre le canal de la Martinière. Réarmé au long-cours le à Saint-Nazaire à destination de Port-Castries à Sainte-Lucie, et à la Jamaïque en passant par Lorient le voyage dura et , l'armateur était du voyage à l'aller ainsi que les trois enfants du capitaine et leur bonne. Désarmé le au Havre.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie Georges Aubin, L'empreinte de la voile, Flammarion, 1955 Henri Picard, Marseille et Marine en bois 1860-1925, Éditions M. Schefer, 1983, Henri Picard, La fin des cap-horniers, les dernières aventures des long-courriers français, Edita-Vilo, 1976. Louis Lacroix, Les derniers cap-horniers français aux voyages de nickel, de salpêtre et du Pacifique, les premiers voiliers pétroliers, Imprimerie S.Pacteau, 1940. Archives de la Loire-Atlantique Geneviève-Molinos, 5 P 219; Marguerite-Molinos, 5 P 931; Marie-Molinos, 5 P 223. Iconographie Grand Diorama représentant quatre voiliers dont deux trois-mâts sur un fond peint représentant une ville en arrière plan et en relief le Marie-Molinos de la même série que le Marguerite-Molinos, bois et peinture fait par Jean Levêque, marin à bord de ce navire en 1912 dim : 50cm x 73,5cm x 18cm, Marguerite-Molinos, quittant le port de Nantes devant la Butte Sainte-Anne, gouache de René Goullet (1921)

Articles connexes Liste des plus grands voiliers Trois mâts barque Clipper Vieux gréement Windjammer

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