Le Concerto pour clarinette et orchestre , appelé aussi Grand Concerto, en fa mineur op. 5 est une œuvre composée par Bernhard Henrik Crusell pour son propre usage et a été joué par son auteur le à Stockholm. Il est remarqué pour son Adagio avec écho par le Allgemeine musikalische Zeitung, ce qui correspond au mouvement lent central. Il est dédié au tsar Alexandre Ier après avoir reçu son autorisation et publié dès l'automne 1917 par la maison d'édition C. F. Peters à Leipzig.

Crusell voyait probablement ce concerto comme sa composition la plus significative ; un portrait du compositeur peint dans les années 1820 par Johan Gustaf Sandberg le montre tenant en main la partition du concerto, marquée du thème principal du premier mouvement, ce qui suggère l'importance qu'il lui accordait.

Cette pièce n'est pas une pièce majeure du répertoire de la clarinette mais son "écriture ampoulée" met bien en valeur l'instrument..

Histoire La numérotation des opus des trois concertos pour clarinette suit la chronologie d'impression de la maison d'édition à Leipzig, bien que l'ordre réel de leur composition ait vraisemblablement été différent. L'opus 5 est probablement le plus tardif au regard des influences romantiques.

Début 1801, Crusell a rencontré le tsar Nicolas 1er au cours d’un voyage effectué à Saint-Pétersbourg. En souvenir de cette rencontre, Crusell a dénommé sa pièce de Grand Concerto en la reliant à ce dédicataire prestigieux. L'autorisation du tsar a très probablement été obtenue par l'intermédiaire de Genseric Brandel, le secrétaire de la légation suédoise à Saint-Pétersbourg.

Le deuxième mouvement a figuré dans divers recueils de clarinette du XIXe siècle.

Depuis la fin du , ce concerto sort de l'oubli dans lequel il stagnait depuis l'arrivée de la période romantique et la mort de Crusell en 1838, notamment grâce aux enregistrements effectués par les clarinettistes britanniques.

Structure Le concerto comprend trois mouvements : Mouvement I : Allegro Mouvement II : Andante pastorale Mouvement III : Rondo : Allegretto

Analyse Le premier mouvement allegro reprend la forme attendue d'un concerto, avec une exposition orchestrale dominée par le thème principal, qui conduit à l'entrée du soliste. On perçoit dans l'écriture orchestrale l'influence de Beethoven. Une fois encore, l'écriture soliste exploite pleinement les ressources de l'instrument et la virtuosité du compositeur en tant qu'interprète, les deux registres caractéristiques de la clarinette étant exploités en même temps, avant le développement du thème par l'instrument soliste. La tonalité de fa mineur apporte un élément supplémentaire de drame et parfois d'émotion, tout à fait dans l'air de l'époque.

Le mouvement lent en ré bémol majeur, un Andante pastoral en mesure , donne l'occasion d'un autre type de démonstration, dans ses changements et contrastes dynamiques, avec des effets d'écho finaux qui offrent, soit dit en passant, un défi technique supplémentaire en exigeant le jeu le plus doux possible, car la clarinette répond à l'orchestre. Un critique de cette période a écrit que ce mouvement « est un morceau délicieux, véritablement chantant et, bien exécuté, si séduisant que les auditeurs déploreront d’entendre qu’il tire à sa fin »..

Le mouvement est suivi d'un rondo final en fa mineur d'un grand charme, qui se termine par un fa majeur positif.

Albert R. Rice consacre un chapitre dans son ouvrage à ce concerto et en réalise une analyse complète des trois mouvements avec une mise en perspective historique.

Il existe plusieurs éditions de la partition., dont une version urtext ; la cadence écrite diffère selon l'édition choisie.

Instrumentation Orchestre symphonique Nomenclature du concerto pour clarinette n°2 et orchestre symphoniqueCordespremiers violons, seconds violons, altos, violoncellesBoisclarinette solo en si bémol,

flûte traversière

2 hautbois,

2 bassons Cuivres2 cors,

2 trompettesPercussionstimbales

Enregistrements Il existe de nombreux enregistrements du Grand Concerto.. Copland, Clarinet Concerto (1948) • Crusell, Grand Concerto en fa mineur Op. 5 , avec Gervase de Peyer, London Mozart Players, Bernard Jacob, ( Unicorn Records, 1973) Crusell: Clarinet Concerto No. 2 and works by Rossini, Weber and Baermann, avec Emma Johnson (clarinette), English Chamber Orchestra, Sir Charles Groves, (ASV, 1986) .

Bibliographie

Notes et références

Liens externes .

Catégorie:Œuvre de Bernhard Henrik Crusell Crusell, Concerto pour clarinette n°2 Catégorie:Œuvre en fa mineur Catégorie:Œuvre musicale composée en 1815