vignette| Zones concernées par l'échange frontalier de 1951 : en rouge les gains soviétiques, en vert les gains polonais. vignette| Plaque commémorant le anniversaire de la réinstallation de la population du pays de Sokal, située sur l'ancienne église gréco-catholique de Brzegi Dolne. vignette| Stèle commémorant le anniversaire de la réinstallation de la population du Pays Sokal, situé à l'église Notre-Dame du Rosaire à Czarna. L'Accord sur la modification des frontières du 15 février 1951 représente le plus important ajustement frontalier de l'histoire de la Pologne d'après-guerre et l'un des plus importants de l'histoire de l'Europe pour cette même période. Il a concerné l'échange de territoires d'une superficie de .
Causes Une raison importante de l'échange était, pour la partie soviétique, la présence de gisements de houille dans le pays de Sokal ainsi que la liaison ferroviaire Rawa Ruska - Sokal, en échange desquels la Pologne a reçu des zones dotées de sols pauvres et de gisements de pétrole déjà exploités. Du côté polonais, un des arguments en faveur de l'échange de terres est qu'il permettrait d'achever la construction du complexe de centrales électriques Myczkowce-Solina sur la rivière San, lequel avait commencé avant la Seconde Guerre mondiale, coupé en deux par la frontière polono-soviétique d'après-guerre, ce qui empêchait la Pologne de poursuivre ce projet.
La partie soviétique notifia aux autorités polonaises le plan d'échange dans la seconde moitié de 1950. Les négociations commencèrent à Moscou en , dirigées par Aleksander Zawadzki. L'accord fut signé le , annoncé le , ratifié par la partie polonaise le , les documents de ratification furent finalement échangés le .
Dispositions de l'accord L'URSS a cédé à la Pologne les territoires situés au nord-est du cours supérieur du fleuve San. La Pologne a cédé à l'URSS une partie de la voïvodie de Lublin, avec notamment la ville de Bełz.
Selon l'accord, tous les biens immobiliers (bâtiments, fermes collectives, infrastructures, lignes de chemin de fer) ont été transférés avec le territoire au nouveau propriétaire. L'État se retirant ne peut donc présenter aucune demande d'indemnisation. Il conserve en revanche les droits sur les biens meubles (matériel agricole, matériel roulant, cheptel) à condition qu'ils soient enlevés.
Réinstallation (Action HT) Fin 1951 (octobre-novembre), les habitants de la zone fertile de Sokal ont été réinstallés dans les environs d'Ustrzyki Dolne dans le cadre de « l'Action HT » (le nom vient des premières lettres des powiats d'origine des déplacés : Hrubieszów et Tomaszów).
À la suite de l'Action HT, 14 151 personnes ont été réinstallées, dont 7 460 personnes (1 917 familles) dans les territoires récupérés, et 3 934 personnes (1 097 familles) dans la zone d'Ustrzyki Dolne.
Références
Bibliographie
Prostowanie granicy, Wyższa Szkoła Zarządzania i Administracji w Zamościu (za Dziennikiem Wschodnim), . JakubJ. Kowalski JakubJ., Akcja H – T: komuniści do ostatka trzymali sprawę w tajemnicy, TVP Tygodnik, .
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