thumb|Action de l'Avions René Couzinet S. A. en date du 30 novembre 1928 René Couzinet, né le à Saint-Martin-des-Noyers en Vendée et mort le à Paris , est un ingénieur en aéronautique français et un constructeur d'avions.
Biographie Fils d'instituteur, il entre en 1921 à l'École des arts et métiers d'Angers (comme Louis Béchereau) d'où il sortira deuxième de sa promotion, non sans avoir entre-temps déposé plusieurs brevets relatifs à l'aviation, avant d'intégrer l'École supérieure de l’aéronautique en 1924. Il parvient à récolter quelque argent dans une usine de turbines du Nord afin de payer ses débuts d’étudiant, avant d'être incorporé, en , dans l'aéronautique militaire (l'Armée de l'air indépendante n'existe pas encore) où il devient sous-lieutenant. Le , alors officier de permanence du Régiment d'aviation, il soustrait Charles Lindbergh à l'enthousiasme de la foule lors de son arrivée triomphale au Bourget après sa traversée en solitaire de l'Atlantique nordMarck, 2001, ..
Tous ses avions conservaient la même formule trimoteur mais ne furent jamais acceptés avec beaucoup de chaleur par les officiels de l'aéronautique française. En 1933, séparé d'A.N.F Les Mureaux, Couzinet apparaît au bord de la faillite. Marcel Dassault disait de lui : . Par la suite, le bureau d'études de Couzinet est intégré à celui de Breguet à Villacoublay.
Durant la Seconde Guerre mondiale, il émigre au Brésil où il est chargé de la direction technique de l'aéronautique nationale, à Lagoa Santa, puis s'engage en 1943 dans les Forces françaises combattantesMarck, 2001, .. À son retour en France en 1944, la plupart des portes des bureaux d'études lui sont fermées. Ses projets multiples et futuristes d'hydroglisseur et d'avions à décollage vertical ne dépasseront pas le stade de maquettes, notamment le RC360 Aérodyne « en forme de soucoupe volante », conçu en 1955.
Il ne parvient pas à obtenir de l'administration l'autorisation de remettre en état ses ateliers sur l'île de la Jatte, détruits durant la guerre. Le 16 décembre 1956Le Monde, 19 décembre 1956 - lire en ligne, il assassine sa femme Gilberte (née Chazottes, veuve de Jean Mermoz) avec un revolver avant de retourner l'arme contre lui. Il est enterré au cimetière parisien de Bagneux.
Hommages L'Aérodrome de La Roche-sur-Yon - Les Ajoncs Le collège public de Chantonnay Le lycée professionnel René Couzinet de Challans L'un des bâtiments de l'ENAC à Toulouse. (Renomé Caroline AIGLE en 2026) Stade René Couzinet à Saint-Martin-Des-Noyers
Avions construits
Couzinet 10 Arc en Ciel En 1927, il construit le Couzinet 10 Arc en Ciel (ARC pour Avions René Couzinet) dont l'allure est très moderne pour l'époque. C'est un trimoteur monoplan en bois à aile épaisse, avec une dérive effilée caractéristique de tous les Arcs-en-Ciel qui suivront, pensé pour pouvoir réaliser des vols transatlantiques. L’hôtelier qui le logeait lui prête et il trouve trois moteurs de cédés gratuitement par Jacques Lacoste, l’administrateur-délégué du motoriste Hispano-Suiza. L'ingénieur Georges Le Moy sera l'un des principaux concepteurs de cet avion. Le premier vol aura lieu le 7 mai 1928 au départ d'Orly, René Couzinet, Maurice Drouhin et Marcel Gianoli prenant place à bord de l'appareilLe 7 mai 1928 dans le ciel : pour l’« Arc-en-ciel » Air-journal.fr 7 mai 2011.
Les Ateliers des Mureaux acceptent de prendre en charge le premier prototype. Couzinet fait figure de prestataire de services. Couzinet entreprend également des études d’avions d’observation que les A.N.F. Les Mureaux vendent. Albert Caquot apporta alors au jeune ingénieur pour quatre prototypes de l’Arc-en-ciel, un appareil assez remarquable manquant néanmoins de mise au pointEmmanuel Chadeau, L'industrie aéronautique en France 1900-1950, de Blériot à Dassault, Paris, Fayard, 1987.
Couzinet 11 Arc en Ciel En 1928, le Couzinet 10 est modifié en remplaçant le moteur central de 180 ch par un HS 12 Lb de 600 ch, qui s'écrase le 8 août 1928 durant ses essais. Le mécanicien Georges Lanet est tué sur le coup, le pilote Maurice Drouhin meurt le lendemain, Marcel Gianoli et Jean Manuel survivent à leurs blessures.
Arc en Ciel Issue d'une étude , ce nouvel avion est en cours de finition. Il ne portera pas de référence. Le soir du , les ateliers de Meudon, que l'industriel Émile-Louis Letord avait mis à la disposition de René Couzinet, sont ravagés par un incendie, qui détruira non seulement les avions, mais également toutes les archives et les plans… L'ingénieur qui avait été à l'origine des premiers prototypes, Georges Le Moy, réussit la prouesse, en quelques mois, de refaire entièrement, de mémoire, tous les plans de l’avion Arc-en-Ciel, ce qui permit à René Couzinet de faire fabriquer l’Arc-en-Ciel , avec lequel, en 1933, René Couzinet et Jean Mermoz effectueront le vol jusqu’à Buenos Aires.
Couzinet 33 Biarritz Le Couzinet 33 Biarritz, quadriplace de grand tourisme, fait son premier vol le . Du au , il réalise la première liaison aérienne France-Nouvelle-Calédonie : en et de vol, en faisant escale à Istres, Tripoli (Libye), Le Caire, Bassorah, Gwadar, Karachi et Allahabad. L'équipage se compose de Charles De Verneilh (pilote), Max Dévé (navigateur, second pilote et radio) et Émile Munch (mécanicien). L'arrivée à Tontouta Nouméa se fait devant une foule estimée à . L'appareil est légèrement accidenté à l’atterrissage, mais l'équipage est indemne. Il sera démonté et ramené par bateau en France. Le Biarritz est réparé et équipé de nouveaux moteurs plus puissants : il réalise toute une série de liaisons en Europe et en Afrique notamment un Paris-Moscou avec Pierre Cot, le ministre de l'Air, plusieurs vols en Afrique dont un aux îles du Cap Vert. Au retour d'Afrique du Nord il s'écrase à Blaisy-Bas (Côte-d'Or) le .
thumb|300px|L'"Arc-en-Ciel", le 14 juin 1934, atterrit pour la première fois à Fernando de Noronha.
Couzinet 70 Arc en Ciel Le Couzinet 70 Arc-en-ciel III fait son premier vol le 11 février 1932. Le 16 janvier 1933, piloté par Jean Mermoz et accompagné par Couzinet lui-même, le Couzinet 70 (immatriculé F-AMBV) franchit l'Atlantique Sud de Saint-Louis-du-Sénégal à Natal en pour soit une moyenne de . Le retour s'effectue du au où l'arrivée au Bourget est triomphale devant . Entre les traversées l'avion subit des modifications importantes. Le fuselage sera changé l'avion devient le Couzinet 71
L'avion fut ensuite exploité par Air France et réalisa au total 8 fois la traversée commerciale de l'Atlantique-Sud. Malheureusement, les commandes officielles de l'État pour la compagnie furent annulées sans aucune raison, provoquant le début de la ruine du constructeur. L'appareil fut vendu aux enchères en 1935.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Jean Mermoz, Mes Vols, Flammarion, 1937, . Alexandre Couzinet, Mermoz-Couzinet ou le rêve fracassé de l'Aéropostale, Atlantica éditions, Biarritz, 2000, . Claude Faix, 1927 un projet fantastique, ICARE ,
Articles connexes Compagnie générale aéropostale Liste de pilotes et navigants de l'Aéropostale
Liens externes
Biographie de René Couzinet Histoire des arcs-en-ciel pdf 1 sur 2 sur hydroretro.net Histoire des arcs-en-ciel pdf 2 sur 2 sur hydroretro.net
Catégorie:Ingénieur français du XXe siècle Catégorie:Ingénieur aéronautique français Catégorie:Personnalité liée à la Vendée Catégorie:Naissance en Vendée Catégorie:Naissance en juillet 1904 Catégorie:Décès en décembre 1956 Catégorie:Décès à 52 ans Catégorie:Décès dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Suicide par arme à feu en France Catégorie:Élève de l'École nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace Catégorie:Élève des Arts et Métiers ParisTech Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière parisien de Bagneux