Dans le cadre de la guerre russo-ukrainienne, et en particulier de l'invasion de l'Ukraine, à l'instar de l'Ukraine, la Russie recevrait de l'aide militaire de façon confirmée ou supposée de plusieurs pays.
Ces pays seraient principalement l'Iran, la Biélorussie, la Corée du Nord, l'Afrique du Sud, l’Égypte ainsi que la région séparatiste d'Ossétie du Sud-Alanie.
États impliqués ou supposé impliqués
Iran
L'Iran a fourni des drones kamikaze Shahed-136
Selon Sky News, l'Iran aurait fourni 200 conteneurs d'armes fin à la Russie. Il y aurait notamment 100 millions de balles, des fusils d’assaut, des mitrailleuses, 300 000 obus, des grenades de 40 mm pour les lance-grenades, des roquettes antichars et des obus de mortier, 10.000 gilets pare-balles et casques.
L'Iran aurait fourni 220 missiles Fatah-360. Ces missiles ont une portée de 120 km et une charge explosive de 150 kg. Les États-Unis comptent appliquer de nouvelles sanctions économiques contre l'Iran suite à cette escalade.
Biélorussie Lors de l'invasion de l'Ukraine, des équipements militaires et des munitions sont transférés de Biélorussie vers le front.
Corée du Nord En , selon le renseignement américain, la Russie achèterait des millions d'obus et de roquettes à la Corée du Nord.
Début , les États-Unis accusent une nouvelle fois la Russie d'essayer de se procurer des munitions d'artillerie auprès de l'État Nord-coréen. Selon les services de renseignement américains, la Corée du Nord essaie probablement de dissimuler ses livraisons en les faisant passer par d'autres pays, notamment ceux du Moyen-Orient dont l'Iran. La Corée du Nord « pourrait représenter la plus grande source de munitions d'artillerie compatibles en dehors de la Russie » selon un chercheur dont les propos tenus en début d’année 2022 sont repris dans The Guardian. La Corée du Nord disposerait d'un stock important de munitions d'artillerie de dont l'armée russe serait à court.
D'après le département d'État des États-Unis, la Corée du Nord aurait fourni 10 000 conteneurs de munitions et de matériel militaire. Selon le ministre de la Défense sud-coréen , la Corée du Nord a fourni 6 700 conteneurs à Moscou, ce qui correspond à 3 millions d'obus de 152 millimètres, ou 500 000 munitions de lance-roquettes multiple.
Des débris de missile récupérés sur le lieu d'une attaque ayant eu lieu le à Kharkiv ont été analysés par des inspecteurs de l'ONU et ont prouvé l'utilisation de missile nord-coréen par la Russie dans son offensive contre l'Ukraine. Ces missiles seraient selon le rapport de la série Hwasong-11. Les experts de l'ONU concluent à une violation de l’embargo sur les armes, imposé à la Corée du Nord. Les informations sur la trajectoire fournies par les autorités ukrainiennes confirment qu’il a été tiré du territoire de la fédération de Russie.
La Corée du Sud affirme que 5 millions d'obus auraient été livrés par la Corée du Nord à la Russie. De leur côté, les Russes fourniraient aux Nord-Coréens des sous-marins, des satellites espions, mais aussi une assistance pour le développement de leur programme nucléaire.
Vladimir Poutine se rend à Pyongyang les et . Un accord y est conclu entre la Russie et la Corée du Nord, dont le contenu n'est pas révélé, mais qui, d'après Poutine, prévoit notamment .
La Corée du Nord s'implique directement dans la guerre à partir d'. Le , des médias ukrainiens affirment qu'une vingtaine de militaires, dont six officiers nord-coréens, sont morts lors d'une attaque de missile ukrainienne survenue la veille près de Donetsk. Le , le , Kim Yong-hyun, juge . Un officier du renseignement militaire ukrainien, cité le par l'ISW, soutient que de fantassins nord-coréens s'entraînent en Russie et que le commandement militaire russe pourrait les déployer sur le front d'ici la fin de l'année. Le , un groupe de résistants ukrainiens signale la présence de soldats nord-coréens sur trois terrains d'entraînement d'artillerie à proximité de Marioupol. Le même jour, Volodymyr Zelensky accuse la Corée du Nord d'envoyer des soldats à l'armée russe. Le , un diplomate occidental affirme au Kyiv Independent que nord-coréens sont déjà en Russie pour l'aider dans son effort de guerre. Le , Volodymyr Zelensky déclare au cours d'une conférence de presse au siège de l'OTAN : , précisant des propos prononcés plus tôt dans la journée pendant une réunion du Conseil européen. Le même jour, le chef du renseignement militaire ukrainien, Kyrylo Boudanov, affirme à The War Zone qu'environ fantassins nord-coréens suivent une formation militaire dans l'est de la Russie et qu'. Le lendemain, le service de renseignement sud-coréen (NIS) affirme que la Corée du Nord a déjà envoyé de ses forces spéciales à Vladivostok, Oussouriïsk, Khabarovsk et Blagovechtchensk, dans l'Extrême-Orient russe. D'après l'agence de presse sud-coréenne Yonhap, le NIS aurait évoqué l'envoi prochain de , des nombres absents de la déclaration officielle du NIS. Le , le coordinateur des communications stratégiques du Conseil de sécurité nationale à la Maison-Blanche, John Kirby, déclare : . Le , l'OTAN confirme l'envoi de soldats nord-coréens en Russie et le déploiement d'unités militaires nord-coréennes dans la région de Koursk.
Les allégations selon lesquelles la Corée du Nord enverrait des troupes en soutien à la Russie sont initialement niées par les deux pays, mais ceux-ci finissent par le reconnaitre officiellement en , et Vladimir Poutine remercie Kim Jong-un pour son .
Afrique du Sud Les États-Unis accusent l'Afrique du Sud d'avoir livré des armes à la Russie en . Selon Reuben Brigety, l’ambassadeur américain dans le pays, les États-Unis sont convaincus que «des armes et des munitions ont été chargées» à bord d’un cargo russe. Le gouvernement sud-africain promet une enquête.
Égypte Le Washington Post révèle que l’Égypte aurait ordonné secrètement la production pour l'export vers la Russie de 40 000 roquettes alors même que l’Égypte est un allié et l'un des plus gros bénéficiaires de l'aide militaire américaine. L'Égypte aurait ensuite abandonné son projet et a décidé de produire des munitions d'artillerie pour les États-Unis en vue de leur transfert vers l'Ukraine.
Ossétie du Sud-Alanie Le , l'Ossétie du Sud-Alanie, république séparatiste de Géorgie reconnue par la Russie, annonce avoir envoyé des troupes en Ukraine pour « aider à protéger la Russie ». Il a ensuite été précisé qu'Anatoli Bibilov, président de cette république séparatiste, faisait référence aux Ossètes ayant la citoyenneté russe ou servant dans l'armée russe sur la quatrième base militaire de la armée russe, déployée en Ossétie du Sud. Le redéploiement des troupes de la base a commencé le .
Autres L'Inde et le Népal en , puis le Sri Lanka en rapportent que plusieurs de leurs ressortissants ont été approchés puis recrutés par les autorités russes pour aller combattre. De leurs côtés les autorités russes confirment que de visas ont été accordés à des ressortissants sri-lankais sans confirmer leurs qualités de combattants..
Notes et références
Voir aussi
Invasion de l'Ukraine par la Russie
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