La Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (FNACA) est une association française d'anciens combattants d'Afrique du Nord.
Elle se présente comme la première association nationale avec et sections locales et départementales en 2013Site de la en 2013. Fin 2025, en raison du vieillissement et des décès, la ne compte plus que . La prévoit son auto-dissolution au niveau national pour .
Histoire Fondation En 1958, trois associations d'appelés et de rappelés de la guerre d'Algérie, se réunissent pour former la Fédération nationale des anciens d'Algérie (FNAA), ancêtre de la Andrea Brazzoduro, Soldati senza causa: Memorie della guerra d'Algeria, Roma-Bari, Editori Laterza, 2012 : le Groupement des rappelés et maintenus (GRM) créé en , proche des socialistes ; l'Association des anciens d'Algérie (AAA) créée au début de 1957 par Jean-Jacques Servan-SchreiberMichel Rachline, Courrier d'Algérie: 1955-1956, Luneau Ascot, 1980, , proche du Parti radicalJean-Luc Einaudi, Franc Tireur : Georges Mattéi, de la guerre d'Algérie à la guérilla, Digital Index Editore, 2013 ; l'Association nationale des anciens d'Algérie (ANAA) créée en , autour de Paul Fromonteil de Châtellerault|lire enligne=https://maitron.fr/spip.php?article23692 et proche du Parti communiste français (PCF)Jean-Luc Einaudi, Franc Tireur. Jean-Jacques Servan-Schreiber en est élu présidentClaude Juin, Des soldats tortionnaires, Robert Laffont, 2012 .
Les buts de la sont : entretenir et renforcer les liens de camaraderie et d'amitié entre les anciens d'Algérie, permettre la défense de leurs droits matériels et morauxJournal officiel de la République française, 1958, .
Jean-Jacques Servan-Schreiber conclut sa première intervention devant le congrès d'unification : ..
Évolution Le 30 et au congrès national de Noisy-le-Sec est ajouté le « C » de combattant dans le sigle de la Andrea Brazzoduro, Soldati senza causa: Memorie della guerra d'Algeria, Roma-Bari, Editori Laterza, 2012 . La modifie son appellation et ses statuts pour mieux marquer sa volonté de faire reconnaître le titre de combattant aux deux millions de soldats qui, jusque-là, sont considérés comme ayant participé à des opérations de police ou de maintien de l'ordre en Algérie, Maroc et Tunisie. L'article 2 de ses statuts, déposés le , stipule que la est indépendante à l'égard des pouvoirs publics et de tout parti politique, groupement philosophique ou religieux.
En 1965, Jean-Jacques Servan-Schreiber abandonne la présidence nationale de la à Jacques De Jaeger. En 1975, Jacques De Jaeger passe le relais à Wladyslas Marek, jusque-là secrétaire national chargé des relations avec les élus. Celui-ci assure la présidence nationale jusqu'à sa mort, en .
De 1963 à 1974, la se heurte à la vive résistance des gouvernements qui ne veulent absolument pas entendre parler de guerre d'Algérie et encore moins reconnaître les droits des participants.
De même, dans les années 1970, la milite pour que la date du 19 mars soit officiellement commémorée, à l'égal du 11 novembre, suscitant l'opposition du gouvernement, des partis de droite et de la plupart des associations d'anciens combattants, notamment de l'Union nationale des combattants (UNC), laquelle déclare « Polémique autour d'une date anniversaire », Le Monde, 11 mars 1977. La précisant de son côté qu'il ne s'agit nullement de célébrer la signature des accords d'Évian mais avant tout .
Dans les années 1980, la polémique sur la commémoration du continue de plus belle. Interrogée par le journal Le Monde, une des six cents personnes qui protestent contre la commémoration organisée le par la à l'Arc de triomphe affirme : . Un autre opposant à la déclare : tandis qu'un autre explique : .
Dans les années 1970 et 1980, la est accusée d'être inféodée au La aux ordres du . De fait, plusieurs dirigeants de la sont membres actifs du tels : Maurice Sicart, secrétaire général de la ; Serge Peronnet, trésorier national de la ; Guy Ramis, secrétaire national juridique et social de la ; Robert Pelletier, administrateur du journal de la l'Ancien d’Algérie » ; Michel Sabourdy, rédacteur en chef du journal de la .
La ayant déposé plainte pour diffamation contre l' en 1982, le Tribunal de Grande Instance de Nancy prononce la relaxe de l' par son jugement du Journal de l'ACUF, Le Combattant de l’Union Française, , trimestre 1983.. La ayant fait appel de ce jugement, l'affaire revient le devant la deuxième chambre de la Cour d’Appel de Nancy qui, dans son audience publique du , relaxe une nouvelle fois l'.
En 1985, après plusieurs années de mauvaise gestion, la caisse nationale mutualiste (CNM) de la , créée en 1970, est en difficultés financières. Selon le procès-verbal du conseil d'administration de la de la , des lacunes graves dans la comptabilité sont observées ainsi que plusieurs détournements d'argent. Pour les seuls premiers mois de 1985, la perte d'exploitation est alors de . L'ancien directeur de la , Raymond Froumentin, reconnaît les faits le et est licencié le ..
En 1981, après la mort de Wladyslas Marek président de la depuis 1975, la présidence de la revient à Guy Darmanin.
Lors du congrès national du Havre d', le président national Guy Darmanin annonce que la pourrait disparaitre en , en raison du vieillissement et de la disparition accélérée de ses membres. À partir du , Guy Darmanin propose que la cesse d'être une fédération et devienne une simple association gérée par un prestataire de services.
Effectifs La atteint jusqu'à et elle regroupe des appelés, des rappelés, des militaires de carrière et des engagés de toutes sensibilités.
Selon l'association elle-même, la rassemble en 2006., en 2009., en 2010., en 2014., membres en 2017., en 2018., en 2020., membres en 2022., dont fin 2024, au printemps 2025, fin 2025, demeurant toujours la plus importante des associations d'anciens combattants.
La diffusion totale de son journal, l'Ancien d'Algérie, contrôlée par l'Alliance pour les chiffres de la presse et des médias (ACPM), s'élevait chaque mois à en moyenne en 2014, à en 2018, à en 2020l'Ancien d'Algérie, ojd.com, à en 2024, chiffres traduisant l'érosion progressive des effectifs de la .
Actions thumb|upright=0.8|Plaque funéraire sur la tombe d'un ancien combattant. La est à l'origine de la loi du , qui reconnaît le principe de la qualité de combattant pour les anciens d'Afrique du Nord. La carte du combattant est attribuée pour tout séjour de minimum en Afrique du Nord entre le et le . Elle agit pour que ces conditions soient élargies à tout militaire ayant effectué commencés avant le . Les militaires ayant effectué un séjour de en Algérie entre le et le , peuvent prétendre au titre de reconnaissance de la nation qui leur ouvre les portes de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre. Depuis 1974, les anciens combattants ont donc des droits à la retraite mutualiste du combattant.
La a également permis la reconnaissance officielle de la guerre d'Algérie le ..
Par ailleurs, chaque depuis les années 1960, la commémore le cessez-le-feu en AlgérieLa signature des accords d'Évian a eu lieu le . Elle demande qu'il devienne le jour officiel de commémoration de cette guerre.. Cette demande n'est pas partagée par d'autres associations d'anciens combattants. et de rapatriés. Ces derniers estiment en effet que ces accords ne marquent pas la fin de la guerre puisque les violences se sont poursuivies jusqu'à l'indépendance de l'Algérie le . Le , par exemple, lors de la fusillade de la rue d'Isly, à Alger, des soldats français ouvrent le feu sur des dizaines de manifestants opposés à l'indépendance de l'Algérie. Le , au moins et Algériens ayant choisi la France sont massacrés à Oran. De son côté, l'Organisation de l'armée secrète (OAS), qui refuse le cessez-le-feu, redouble de violence, faisant des dizaines de morts et de blessés dans des attentats et assassinats ciblés. À cela s'ajoutent de nombreux enlèvements et l'exode douloureux de milliers de rapatriés et de supplétifs musulmans ayant combattu auprès de la France ont également lieu après le . De plus français ont été assassinés ou enlevés après le .. Entre à harkis, notamment, ne sont pas autorisés à rejoindre la France et sont victimes de massacres et de représailles en Algérie. , déplore Hacène Arfi, président de l'association Coordination Harka. , dénonce quant à lui le général Hervé Longuet, président de l'Union nationale des combattants (UNC).
La obtient cependant satisfaction, dans un premier temps avec l'adoption d'une proposition de loi le et finalement avec le vote de cette proposition de loi par le Sénat, le . Le , le président de la République, François Hollande, promulgue la loi qui fait du de chaque année, une en hommage aux victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats au Maroc et en Tunisie, sans pour autant éteindre les polémiques, la droite parlant de .
Valeurs Bien que non engagée politiquement et revendiquant son indépendance partisane, la est fréquemment catégorisée comme proche des idées de gauche, du Parti socialiste (PS) et du .
Présidence La présidence nationale de la est assurée par Guy Darmanin depuis Il avait assuré l'intérim de septembre à novembre 2011 à la suite du retrait pour des raisons de santé de Wladyslas Marek, date à laquelle il a succédé à Wladyslas Marek, mort à cette date. Guy Darmanin a été appelé sous les drapeaux en dans les transmissions et a servi en Algérie du au .
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Liens externes Site officiel de la FNACA Mémoire et commémoration : le souvenir de la guerre d’Algérie en France depuis 1962, sur www.france1945-2005.org
Catégorie:Association d'anciens combattants en France Catégorie:Guerre d'Algérie Catégorie:Association ou organisme ayant son siège dans le 20e arrondissement de Paris