Le massacre des invalides de guerre grecs aux mains des bataillons de sécurité collaborationnistes se produit pendant la nuit du à Athènes. Les bataillons de sécurité arrêtent les vétérans de la guerre italo-grecque devenus invalides et soignés dans des hôpitaux d'Athènes. Les victimes sont remises à la Wehrmacht et emprisonnées à Chaïdári et à Hatzikosta. 283 vétérans invalides de guerre sont exécutés.
Contexte thumb|Illustration du journal Rizospastis sur la manifestation d'Athènes le 22 juillet 1943. Après la victoire des envahisseurs allemands en Grèce, quelque de guerre trouvent refuge dans les hôpitaux d'Athènes. Ils vivent dans des conditions difficiles mais s'organisent pour les améliorer en fondant des « comités d'hôpitaux », chargés de distribuer nourriture et fournitures médicaleshttps://www.imerodromos.gr/to-pogkrom-kata-ton-anapiron-polemoy-stis-30-noemvri-1943/. En , ces vétérans participent aux manifestations contre la mobilisation des Grecs sur le front de l'Est ; ils rejoignent aussi la manifestation du s'opposant à l'extension de la zone d'occupation bulgare. Par conséquent, ces vétérans deviennent cibles des bataillons de sécurité...
Le massacre
Dans la nuit du , les bataillons de sécurité encerclent de fourgons chacun des dix-neuf hôpitaux d'Athènes et arrêtent les vétérans invalides. Nombre des victimes meurent pendant le trajet ou dans les prisons car leurs blessures, encore mal cicatrisées, se rouvrent sous les coups que leur infligent les collaborateurs nazis. Les vétérans mutilés, privés de leurs prothèses, sont chargés dans les fourgons et transportés dans les camps de Hatzikosta et de Chaïdári. Au total, 283 personnes sont exécutées.
Notes et références
Catégorie:Attaque contre un établissement de santé pendant un conflit armé Catégorie:Massacre ou atrocité de la Seconde Guerre mondiale en Grèce Catégorie:Novembre 1943 Catégorie:Violence contre les personnes handicapées