L' est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Situation et accès Description L'impasse Camille-Langlade est une voie publique. Elle se trouve dans le quartier de la Croix-de-Pierre.
Elle naît perpendiculairement à la route d'Espagne, au niveau d'un rond-point aménagé face à la résidence Héliopolis (actuel route d'Espagne). Elle est longue de 366 mètres. Dans sa première partie, elle est orientée à l'est. Elle dessert une petite zone d'activité, ainsi que plusieurs logements. Du côté sud, un sentier piéton permet de rejoindre l'allée des Moulins-de-la-Garonne, qui longe le fleuve vers le nord, jusqu'au parc de la prairie des Filtres, et l'allée Nicole-Girard-Mangin, qui longe la Garonne vers le sud, en traversant le site de l'ancienne usine AZF jusqu'à l'avenue Hubert-Curien, au cœur du site de l'Oncopole. L'impasse Camille-Langlade oblique ensuite au nord et aboutit à un des accès de service du lycée professionnel Joseph-Gallieni.
La chaussée compte une seule voie de circulation automobile en double-sens. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il n'existe pas d'aménagement cyclable.
Voies rencontrées L'impasse Camille-Langlade rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :
Route d'Espagne Allée des Moulins-de-la-Garonne - accès piéton Allée Nicole-Girard-Mangin - accès piéton
Transports L'impasse Camille-Langlade n'est pas directement desservie par les transports en commun. Elle débouche cependant sur la route d'Espagne, parcourue par les lignes du Linéo et du bus .
La station de vélos en libre-service VélôToulouse la plus proche est la station (57 route d'Espagne).
Odonymie En 1934, lorsqu'elle est entrée dans le domaine public, l'impasse a été nommée en hommage à Camille Langlade, fille des propriétaires des terrains qui bordaient la voie. Le nom de Langlade a par la suite été donné au vaste rond-point qui se trouvait au carrefour de la route d'Espagne et de l'avenue du Corps-Franc-PommièsSalies 1989, vol. 2, ., une voie rapide tracée entre 1959 et 1969 en rocade dans l'ouest toulousainSalies 1989, vol. 1, . et devenue une partie de l'actuel périphérique. En 1997, le rond-point fut supprimé à la suite de la construction du viaduc routier et de l'échangeur , qui ont conservé le nom de LangladeDavid Saint-Sernin, « Le périphérique de Toulouse comme vous ne l'avez (peut-être) jamais vu », ActuToulouse, 7 mai 2017..
Histoire
En 2001, à la suite de l'explosion de l'usine AZF, les habitants et les entreprises de l'impasse Camille-Langlade sont durement touchésAndrée Brassens, « «On vivait avec l'usine, les avions, et la rocade, on veut rester ici» », La Dépêche du Midi, 4 octobre 2001.. L'entreprise SERMI déménage à ColomiersJean-Pierre François, « La Sermi renaît à la vie à Colomiers », La Dépêche du Midi, 21 septembre 2002..
Patrimoine et lieux d'intérêt Lycée professionnel Joseph-Gallieni Dans l'entre-deux-guerres, une école d'apprentissage est ouverte par la Poudrerie nationale. Elle occupe des bâtiments construits en 1916, dévolus à la fabrication d'acide nitrique synthétique, et laissés inoccupés depuis la fin de la Première Guerre mondiale. En 1940, la Poudrerie nationale renonce à s'occuper de l'école et, l'année suivante, elle devient un centre de jeunesse, assurant la formation de jeunes chômeurs, sous la direction de l'ancien directeur, . En 1942, la chambre de commerce de Toulouse aide à la création d'un véritable centre d'apprentissage (CA) : les élèves, entre 14 et 18 ans, sont formés à l'ajustage, l'électricité, la chaudronnerie ou la menuiserie. À partir de 1944, le CA axe ses formations sur l'automobile. En 1952, le ministère de l'Éducation nationale rachète l'ensemble des bâtiments et prend en charge le CA, nommé en hommage au général Joseph Gallieni (1849-1916). Il devient collège d'enseignement technique (CET) en 1959, puis lycée d'enseignement professionnel (LEP) en 1975, puis lycée professionnel en 1985. En 1974, le centre d'enseignement technique avait été reconstruit sur les plans de l'architecte nîmois Ernest ChabanneSalies 1989, vol. 1, . : il comprend alors plusieurs bâtiments – les ateliers, un centre de documentation et d'information (CDI), une salle polyvalente et un internat de 336 places. Entre 2006 et 2008, le lycée, largement détruit par l'explosion de l'usine AZF du 21 septembre 2001, est reconstruit sur les plans de l'architecte Claude VasconiRédaction, « Toulouse : le lycée Gallieni renaît, sept ans après sa destruction par AZF », La Dépêche du Midi, 9 septembre 2008.J.-J. R., « Gallieni, un lycée d'exception », La Dépêche du Midi, 9 septembre 2008..
Immeuble et maison 5 : Les Portes d'Espagne.Un immeuble de bureaux est construit entre 1967 et 1969 sur une vaste parcelle de à l'angle de la route d'Espagne (actuel ) : il abrite alors la direction régionale Pyrénées-Gascogne d'EDF-GDF. Le , un agent est tué et l'immeuble durement touché par l'explosion de l'usine AZF. L'immeuble est par la suite cédé à la Caisse d'Épargne Midi-Pyrénées. Entre 2005 et 2006, il est réhabilité et transformé en centre d'affaires par les architectes toulousains Claude Alos Moreno et Michel Estève. Il propose une surface de Elizabeth Pasquié, « La renaissance des « Portes d'Espagne » », La Dépêche du Midi, 17 février 2006.B. D., « L'immeuble EDF est devenu un centre d'affaires », La Dépêche du Midi, 24 février 2009...
9 : maison.La maison toulousaine est construite dans le premier quart du . Elle est bâtie en brique, parallèlement à l'impasse Camille-Langlade. Le corps de logis se développe sur trois travées. Au rez-de-chaussée, la porte est encadrée de deux fenêtres rectangulaires. Le comble à surcroît, séparé par un cordon, est percé de trois ouvertures qui ont des ornements en terre cuite. L'élévation est couronnée par une corniche moulurée..
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Bibliographie Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 .
Articles connexes Liste des voies de Toulouse Liste des collèges et lycées de Toulouse
Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).
Camille Langlade Camille Langlade