Le Cycle de Mars est une série de romans de space fantasy écrits par Edgar Rice Burroughs pendant la première moitié du . L'action se situe sur une planète Mars imaginaire où les combats à l'épée côtoient une technologie très avancée.

Historique La série, initialement publiée en épisodes dans à partir de sous le titre Under the Moons of Mars, est publiée en romans à partir de 1917, et comprendra dix volumes en 1948, un onzième volume étant publié en 1964, après le décès de Edgar Rice Burroughs, en regroupant deux longues nouvelles publiées en 1940 et 1943.

Premier succès populaire pour des récits de planet opera, le Cycle de Mars raconte les aventures de ses personnages sur Mars, décrite comme une planète agonisante basée sur les travaux de Percival Lowell et Camille Flammarion et peuplée de diverses races se faisant souvent la guerre. Les trois premiers romans se concentrent sur les aventures de John Carter sur Barsoom, depuis son arrivée sur la planète jusqu'à sa désignation comme Seigneur de la Guerre de Barsoom.

Les romans suivants se consacrent à d'autres personnages, dont les enfants et petits-enfants de John Carter, ce dernier n'apparaissant souvent plus que comme personnage secondaire.

Ce cycle a donné la vocation d'auteur à des écrivains comme Ray Bradbury ou Leigh Brackett. Le cycle a été classé deuxième en 1966, à l'occasion du prix Hugo de la « Meilleure série de tous les temps » (), juste après le Cycle de Fondation d'Isaac Asimov.

En 1936, Robert E. Howard écrit le roman Almuric. Publié en 1939, on peut y voir un pastiche ou un hommage au Cycle de John Carter.

The Walt Disney Company a produit une adaptation cinématographique du premier épisode de cette saga intitulé John Carter (2012). À la suite des mauvais résultats du film, Disney a abandonné ses droits d'adaptation en ..

Personnages principaux John Carter, un Terrien dont les aventures forment la trame essentielle des trois premiers romans du cycle Dejah Thoris, une Martienne rouge, princesse de l'empire de Hélium, pour l'amour de laquelle John Carter explorera quasiment toute la planète Tars Tarkas, un Martien vert ami de John Carter qui se hissera au rang de jeddak de la horde des Tharks. Carthoris et Tara, les enfants de John Carter et Dejah Thoris

Composition du Cycle Burroughs commence à écrire les livres du Cycle de Mars en 1911 et en produit un par an entre 1912 et 1914. Le suivant est publié en 1916, puis sept autres sont publiés entre 1922 et 1943. Le premier livre est publié en épisodes sous le titre en 1912 et publié en un volume en 1917 sous le titre (Une princesse de Mars). La dernière œuvre de la série est une longue nouvelle, , publié dans en (publiée en un volume avec une autre nouvelle en 1964, sous le titre (John Carter de Mars). Les deux derniers livres sont des recueils de nouvelles, dont un est publié en volume seulement après le décès de l'auteur.

Ordre Titre original Publication en épisodes Publication en volume Titre en français Publication en français 1 A Princess of Mars février–juillet 1912 1917 Une princesse de Mars (ou Le Conquérant de la planète Mars ou Les Conquérants de Mars)1937 2 The Gods of Mars janvier–mai 1913 1918 Les Dieux de Mars (ou Divinités martiennes)1937 3 The Warlord of Mars décembre 1913-mars 1914 1919 Le Seigneur de la Guerre de Mars (ou Le Guerrier de Mars)1971Le Guerrier de Mars, Paris, Editions Publications Premières, dépôt légal : 1er trimestre 1971, n° d'édition 077, n° d'impression 5014/317 4 Thuvia, Maid of Mars avril 1916 1920 Thuvia, vierge de Mars (ou La Princesse de Mars)1971 5 The Chessmen of Mars février–mars 1922 1922 Les Pions humains du jeu d'échecs de Mars (ou Échecs sur Mars)1971 6 The Master Mind of Mars juillet 1927 1928 Le Conspirateur de Mars (ou Le Chirurgien de Mars)1984 7 A Fighting Man of Mars avril–septembre, 1930 1931 Le Guerrier de Mars (ou L'Aventurier de Mars)1986 8 Swords of Mars novembre 1934-avril 1935 1936 Les Épées de Mars1995 9 Synthetic Men of Mars janvier–février 1939 1940 Les Hommes synthétiques de Mars1995 10 Llana of Gathol mars–octobre 1941 1948 Llana de Gathol1995 11 John Carter of Mars janvier 1941 1964 John Carter de Mars1995

Planète Barsoom

Vaguement inspiré des travaux de Percival Lowell, Barsoom y est décrite comme une planète ayant été peuplée de races puissantes, mais qui est à présent agonisante, ayant perdu une large proportion de son eau et de son atmosphère, et dont les peuplades restantes luttent pour survivre.

Autrefois abritant des civilisations florissantes auprès de mers séparant les continents, Mars s'est asséchée et perd son atmosphère. L'aspect général de la planète est donc celui de plaines désertiques où ne pousse qu'une mousse jaune, notamment constituées des anciennes mers sur le rivage desquelles on trouve les anciennes cités martiennes abandonnées, avec quelques zones fertiles maintenues souvent avec difficulté notamment grâce à un réseau de canaux.

Le réseau de canaux permet de distribuer l'eau aux cités restantes, occupées par les industrieux martiens rouges, héritiers des anciennes races de la planète.

Le climat de Barsoom est assez chaud, sauf aux pôles. Le pôle sud a comme particularité d'abriter deux domaines cachés : d'une part le domaine des therns sacrés au centre duquel se trouve la mer de Korus, dans la vallée Dor, dans laquelle se jette la rivière Iss, et d'autre part le domaine souterrain des hommes noirs de Barsoom. Le pôle nord quant à lui abrite les dernières cités secrètes des hommes jaunes.

Habitants Les barsoomiens, à l'exception des martiens verts, sont quasiment indiscernables des humains, du moins si on exclut la couleur. Tous parlent la même langue, mais chaque état-nation a sa propre écriture.

Tous les barsoomiens partagent cependant quelques caractéristiques qui en font clairement des non-humains.

Tout d'abord ils semblent être virtuellement immortels. La durée de vie est traditionnellement fixée à mille ans, puisque c'est l'âge auquel un martien est supposé entamer son pèlerinage sur la rivière Iss, qui le mènera dans le paradis de la vallée Dor, mais des martiens plus âgés existent (tel I-Gos, le taxidermiste de Manator, dans Les pions humains du jeu d'échecs de Mars, qui avoue deux mille ans). Par ailleurs, beaucoup de martiens meurent plus jeunes à la suite de guerres ou d'un assassinat.

Ensuite tous les martiens sont ovipares. Les œufs pondus doivent incuber pendant cinq ans. Cela n'empêche cependant pas les martiennes d'avoir les caractères externes d'un mammifère, à savoir des seins, ni l'union de John Carter et de Deja Thoris d'être fertile.

Enfin tous les martiens, y compris les animaux, sont télépathes, ce qui leur permet de communiquer aisément, même si la télépathie semble réservée à des communications simples plutôt destinées aux animaux domestiques. Chaque martien est cependant capable de fermer son esprit pour empêcher les autres de lire ses pensées. John Carter développe ses capacités télépathiques lorsqu'il est sur Mars.

Vu le climat chaud, tous les barsoomiens vivent nus, le martien ordinaire ne portant qu'un harnachement lui permettant de transporter ses armes, ce qui ne l'empêche pas d'aimer les ornements, tels que des harnachements ou des armes parfois richement décorés d'or ou de pierreries.

Martiens verts vignette|gauche|Un martien représenté en couverture de Thuvia, vierge de Mars (édition originale, 1920). Illustration de Patrick J. Monahan. Les martiens verts sont une des deux principales races de la planète, l'autre étant la race humanoïde des martiens rouges. Vaguement humanoïdes, les martiens verts masculins mesurent environ (les femelles font plus de trois mètres) et disposent de six membres : deux jambes, deux bras, et une paire de membres intermédiaires pouvant servir de bras ou de jambes. Les martiens verts vivent en hordes qui hantent les plaines désolées de Barsoom et occupent les anciennes villes abandonnées par les races disparues de la planète. Nomades, ils vivent de rapines et se font continuellement la guerre. Ce sont des êtres cruels et brutaux mais intelligents.

Les femmes diffèrent peu des hommes. Elles sont un peu plus petites, entre 3 mètres et 3,50 mètres, et de couleur un peu plus pâle. Par comparaison aux hommes, leurs défenses sont plus grandes, et vont jusqu'à se recourber à hauteur des oreilles. Les enfants sont plus pâles que les adultes, et ont, jeunes, plus tendance à utiliser leur paire de membres intermédiaires comme une seconde paire de jambes.

vignette|Un martien vert chevauchant son thoat, tel que représenté dans l'édition originale de 1920 de Thuvia, vierge de Mars. Comme tous les martiens, les martiens verts sont ovipares. Le mode de fertilisation n'est pas précisé, mais on peut supposer que celle-ci est similaire à la reproduction humaine, comme c'est le cas pour la reproduction des martiens rouges. Chaque martienne verte pond environ treize œufs par an. Dans chaque tribu, une fois par an, une sélection a lieu et une centaine d'œufs sont mis de côté dans un endroit trop frais pour permettre l'incubation. Après cinq ans de ce régime, les cinq cents œufs sélectionnés sont placés dans un incubateur isolé quelque part dans les plaines, où ils restent cinq ans. Les incubateurs sont construits dans des endroits isolés où ils risquent peu d'être découverts. Un incubateur découvert par une tribu ennemie signifie la destruction des œufs, et donc cinq ans sans enfants pour la tribu. Dans Une princesse de Mars, la tribu des Tharks découvre et détruit un incubateur warhoon. Après cinq ans, tous les œufs éclosent sur une période de deux jours, et en sortent des petits martiens verts mesurant entre 1 mètre et 1,50 mètre. Les œufs non éclos dans cette période sont abandonnés, puisque leur éclosion tardive représente un danger pour la race. Cette prévisibilité permet à la tribu de se rendre auprès de l'incubateur exactement le jour de l'éclosion. Quand celle-ci est terminée, on creuse un trou dans le mur de l'incubateur, et les petits martiens verts qui s'enfuient sont attrapés par les martiennes vertes.

Chaque martienne verte se charge de l'éducation du petit martien vert qu'elle a attrapé lors de l'éclosion, aucun martien vert n'est donc élevé par sa propre mère. L'éducation des jeunes martiens verts se résume à leur apprendre à parler et à manier les armes. Aucun petit martien ne connait l'amour maternel ou paternel, ce à quoi John Carter attribue l'absence de sentiments ou d'empathie chez les martiens verts, tout en reconnaissant que cette dureté est expliquée en partie par la lutte permanente pour la survie sur une planète mourante.