Hélène Antoniadis-Bibicou (en ), née le et morte le à Athènes en Grèce, est une historienne gréco-française spécialisée dans les études byzantines et balkaniques. Participant à la création de l'École des hautes études en sciences sociales avec Fernand Braudel, elle y anime à partir de un « Séminaire d’Histoire Économique et Sociale de Byzance et de la Grèce Moderne » jusqu'à sa retraite.
Biographie Née dans la ville d'Athènes, en Grèce, elle fait ses études à la faculté des Lettres de l’Université nationale et capodistrienne d'Athènes, où elle compte parmi les disciples du byzantinologue Dionýsios Zakythinós. Elle en sort diplômé en .
Elle devient membre du Parti communiste de Grèce en rejoignant d'abord la en . Son engagement l'entraine à faire partie des premiers membres de la résistance contre les forces d’occupation de la Grèce pendant les années 1941-1944 au sein du Front de libération nationale et de l'Organisation Panhellénique des jeunes du Pirée - ses actions sont nombreuses autant au sein de journaux clandestins comme La Jeunesse d'Athènes, que dans l'action directe avec la résistance. Après la libération de la Grèce en , elle participe aux événements de où elle est arrêtéeElle n'y reste que peu de temps. Elle est libérée grâce à son oncle, Stéfanos Stefanópoulos (Études Balkaniques 2021, p. 50)..
En , le gouvernement français lui accorde une bourse d’études créée au profit d'étudiants grecs ayant pris part à la résistance. Elle s'installe à Paris pour suivre des études à l'École pratique des hautes études en .
En , elle entre comme chercheuse au Centre national de la recherche scientifique en rejoignant d'abord la section des « Sciences historiques et philologiques et les Sciences Religieuses ». Elle devient ensuite la disciple de Fernand Braudel dans la section dirigée encore par Lucien Lebvre de l'« École des Annales ». Elle est une fondatrice du Centre de recherches historiques animé par son mentor qui devient ensuite l’École des hautes études en sciences sociales en . Elle y anime le séminaire d'« Histoire économique et sociale de l’empire byzantin et de la Grèce moderne » à partir de Bien que le séminaire figure pour la première fois dans la revue des Annales en . et ce, sur plusieurs décennies.
Durant la dictature des colonels s'étendant de à , elle rejoint le « Mouvement greco-français pour une Grèce libre » dont elle est la secrétaire générale en même temps que son mari est le correspondant à Paris du journal Rizospástis affilié au KKE. Après la mort de son mari en , elle reprend ce rôle jusqu'en .
Elle meurt dans sa ville de naissance, le . De nombreux universitaires lui rendent alors hommage.
Vie privée Elle est mariée au mathématicien Antónis Antoniádis qu'elle rencontre durant la résistance.
Publications Ouvrages
Recueils
Articles
Récompenses et distinctions 50x50px Distinction de l'Ordre des Palmes académiques (2007). 50x50px Croix d'or de l'Ordre de Bienfaisance de la République de Grèce (2012).
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Histoire de l'Empire byzantin Histoire des Balkans
Liens externes
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