L'église Saint-Barthélémy ou église Saint-Pierre, Saint-Barthélémy est l'église paroissiale de Vaugines, dans le département de Vaucluse.

Localisation Le territoire de Vaugines, Vallis Jovina, est situé au sud du Luberon, au débouché d'anciens itinéraires permettant de franchir ce massif, en bordure du ruisseau de Laval.

Historique Le territoire apparaît dans l'histoire en 1004, quand Amic et Lambert de Reillane-Vence, fils d'AnnonAnnon de Reillanne (mort avant 993), seigneur de Vence, marié avec Bonafilia (ou Bonnefille). donne à l'abbaye de Psalmody tout le territoire de la Vallis Amata, soit la moitié nord du territoire actuel de la commune de Vaugines pour fonder un petit établissement religieux. Un document de 1099 atteste l'existence de cet établissement

L'église a dû être construite au milieu du . Au , une annexe est ajoutée au sud de l'église, près de l'absidiole sud, ouverte sur la troisième travée de la nef.

Le village est fondé au début du . La nef de l'église priorale est reconstruite au . Elle devient l'église paroissiale du village placée sous le vocable de saint Pierre.

Entre 1350 et 1450, les guerres et le brigandage ravagent la région, faisant partir les habitants. Le village et l'église sont abandonnés au . Le village est réoccupé en 1478. La priorale est de nouveau utilisée comme église paroissiale à la fin du . Elle est placée sous le vocable de saint Barthélémy.

L'accroissement de la population au nécessite l'agrandissement de l'église. Deux chapelles sont ajoutées au sud des travées 1 et 2, à l'ouest de l'annexe construite au . Elles sont dédiées à sainte Anne et saint Sébastien. À la fin du , une chapelle à croisée d'ogives est construite au nord de la troisième travée. Dans le courant du deux chapelles sont ajoutées au nord des travées 1 et 2.

En 1783, on construit un clocher-tour au-dessus de l'abside centrale (l'église devait déjà avoir un clocher car une des deux cloches porte la date de 1614).

La construction de la sacristie à l'époque moderne contre le mur est de l'église et au nord de l'abside centrale a entraîné la démolition de l'absidiole nord.

Cette église est celle des films Jean de Florette et Manon des sources, de Claude Berri d'après Marcel Pagnol, qui y furent tournés en partie, avec notamment la fameuse « scène du banc », sur lequel le « papet » apprend de la vieille Delphine la terrible révélation..

Protection L'église et l'ancien cimetière attenant et son enclos ont été classées au titre des monuments historiques le .

Description De l'église d'origine élevée par les bénédictins, il ne reste que le chœur, c'est-à-dire la totalité de l'élévation du mur oriental contre lequel a été construit les trois absides, mais dont l'absidiole nord a disparu, probablement quand a été construite la sacristie. Les restes de cette église primitive, en particulier le chaînage, peuvent être rapprochés de l'église de Sarrians, du prieuré Saint-Symphorien de Buoux et du clocher-tour de Ganagobie qui peuvent être datés de la décennie 1030. En l'absence de fouilles, il est difficile d'affirmer quel devait être le plan de l'église primitive. Des détails d'appareillage, la faible épaisseur du mur oriental, la même largeur des murs oriental et occidental, fait penser que le plan de la nef devait être celui d'une église à plan basilical avec une nef flanquée de collatéraux couvert d'une toiture sur charpente.

L'abside centrale de plan semi-circulaire est inscrite dans un massif rectangulaire. Elle est légèrement outrepassée et voûtée en cul-de-four. La baie centrale, en plein cintre, est ébrasée vers l'intérieur. L'absidiole sud est de plan semi-circulaire intérieurement et extérieurement avec une baie axiale très soigneusement appareillée. L'absidiole nord qui lui était symétrique a disparu. Ce plan a été retrouvé dans les fouilles faites à l'abbaye de Psalmody montrant que cette église avait une nef unique, transept et trois absides. Ce type de plan se retrouve dans plusieurs églises de la région construites au .

Au début du a été construite au sud de la troisième travée de la nef une salle rectangulaire de par à l'intérieur, voûtée en plein cintre, ouverte sur la nef et comportant à l'ouest une porte appareillée en plein cintre et une embrasure à l'est. Cette salle pourrait être la seule pièce conventuelle conservée.

La nef a été reconstruite au . On a construit une nef de trois travées, voûtée, plus large que celle d'origine qui a aveuglé les absidioles. La voûte est en berceau brisé maintenue par des doubleaux à double ressaut s'appuyant sur des murs gouttereaux épais, confortés extérieurement.

L'église a été agrandie aux par la création de chapelles donnant sur la nef par des percements dans les murs gouttereaux.

Mobilier Une copie de l'autel tabulaire en marbre blanc avait été placé dans l'avant-chœur de l'église. L'original a été trouvé dans une maison en ruines du village. Il est daté du . Il est conservé au Musée CalvetMusée lapidaire de la Fondation Calvet : Antiquité paléo-chrétienne, Autel de Vaugines.

Notes et références

Annexes

Bibliographie

Articles connexes Liste des monuments historiques de Vaucluse

Liens extérieurs

Vaugines : Histoire de Vaugines

Vaugines Barthelemy Catégorie:Monument historique classé en 2000 Vaugines