L'armée nationale tchétchène ( ; en ) ou forces armées tchétchènes sont les formations militarisées unies de la république tchétchène de facto d'Itchkérie.

Le , les forces armées de la République tchétchène d'Itchkérie sont officiellement ressuscitées en Ukraine par le gouvernement d'Ichkérie en exil, avec un centre sur les unités contribuant à l'implication tchétchène dans l'invasion russe de l'Ukraine, telles que le bataillon spécial.

Ministres de la Défense de Tchétchénie Magomed Khanbiev (1998—2004) Roustaman Makhauri (2004—2007)

Branches Forces terrestres Avec la dislocation de l'URSS, la Tchétchénie proclame son Independence et se dote d'une armée encadrée par d'anciens officiers soviétiques qui ont parfois l'expérience du combat (Afghanistan et/ou Abkhazie). Djokhar Doudaïev étant lui même un ancien général de l'Aviation à long rayon d'action. Ce dernier a passé les années 1991 à 1994 à se préparer à la guerre, à mobiliser des hommes âgés de 15 à 55 ans et à s'emparer de dépôts d'armes russes. Cela est considéré comme une tentative de soutenir l'indépendance et la souveraineté de la Tchétchénie.

En effet, comme de nombreux territoires du sud-ouest de l'URSS, la Tchétchénie accueille de nombreuses unités et bases militaires avec une grande quantité de matériel. Parmi les nombreuses unités basées dans la région, la plus importante est le d'entraînement de district de la garde. Cette unité, chargée de l'entraînement en temps de paix, possède en réalité de très grandes quantités d'armement léger. En effet, en temps de guerre, le centre d'entraînement doit être capable d'équiper deux divisions de réserviste et pouvoir armer tous les réservistes de la région. Dès 1991, une partie du matériel lourd (principalement des blindés) sont évacués par train hors de la Tchétchénie. Début 1992, le tout nouveau ministère de la Défense russe dissout le centre et ordonne le rapatriement du matériel. Néanmoins, les Tchétchènes bloquent l'évacuation et ont déjà acheté illégalement ou volé une partie des armes. En mai, le ministère de la Défense russe finit par ordonner de laisser 50% du matériel au gouvernement tchétchène et rapatrie ses derniers hommes. Cependant, ce sont en réalité 80% du matériel resté y compris un régiment blindé entier qui sont abandonnés aux Tchétchènes. En plus du matériel du centre d'entraînement, les Tchétchènes pillent les dépôts de la police, d'unité des troupes ferroviaires et d'unité des transitions de la marine. Ce sont pas moins de 400 000 armes légère, 42 chars (T-62 et T-72), 32 BMP-1/2, 14 BTR-70, 44 MT-LB, une centaine d'ATGM, 23 canons de défense aérienne, une centaine de pièces d'artillerie dont une majorité de mortiers, 16 BM-21 Grad (qui seront utilisés avec succès de manière intensive contre les Russes dans les premiers jours de la guerre), 17 lance-missiles sol-air, plusieurs milliers de tonnes de munitions et équipements divers. Les forces terrestres comptaient 10 000 soldats en , passant à 40 000 soldats au début de 1996.

Structure : État-major général Régiment à usage spécial Régiment de chars Détachement d'aviation séparé Collège militaire Unités de protection civile

Forces aériennes À la suite du retrait de la république tchétchène en 1992, certaines forces de l'armée russe se sont retrouvées avec la quasi-totalité des armes ennemies abandonnées, y compris les avions et les systèmes de défense aérienne. À la base aérienne de Kalinovskaya, l'école d'aviation Armavir a laissé 39 avions d'entraînement au combat L-39 Albatross, 80 L-29 Dolphin, 3 chasseurs MiG-17, 2 avions d'entraînement MiG-15UTI, 6 avions An-2 et 2 hélicoptères Mi-8. L'armée disposait également de 94 avions d'entraînement L-29, 52 avions d'entraînement L-39, 6 avions de transport An-2 et 5 avions de transport Tu-134. La plupart des équipements aéronautiques tchétchènes ont été détruits sur les aérodromes dans les tout premiers jours de la campagne tchétchène. La défense aérienne des bases aériennes comprenait 10 systèmes de défense aérienne Strela-10, 23 installations d'artillerie anti-aérienne de différents types et 7 MANPADS Igla. De plus, selon certains médias, les unités des moudjahidines qui ont combattu en Tchétchénie disposaient d'un certain nombre de MANPADS Stinger de fabrication américaine.

Bases Trois bases aériennes ont été utilisées par les forces aériennes tchétchènes :

Base aérienne de Grozny - Severny Base aérienne de Kalinovskaya Base aérienne de Khankala

Garde nationale vignette| Cadets de la Garde nationale tchétchène d'Ichkérie en 1999. La Garde nationale tchétchène ( ; ) était une formation majeure en Tchétchénie et son armée. Le , le président Aslan Maskhadov crée la Garde nationale de la république tchétchène d'Itchkérie, qui deviendra la seule formation armée régulière, sur la base des forces armées de la république. Le général de brigade Magomed Khanbiev est nommé commandant de la Garde nationale. 2 000 gardes nationaux sont dénombrés, comprenant la garde présidentielle autonome, directement subordonnée au président, et la garde de la charia, qui était à la disposition de la Cour suprême de la charia de la RTI. De plus, les bataillons individuels étaient subordonnés à l'état-major général et au président du gouvernementТимур Музаев — ЧЕЧЕНСКАЯ РЕСПУБЛИКА ИЧКЕРИЯ. Общий обзор..

Structure organisationnelle Unités de la Garde nationale bataillon de la Garde nationale nommé d'après Oumalt Dachaïev bataillon de la Garde nationale du nom de Khamzat KhankarovЧеченский кризис-99 Тимур МУЗАЕВ bataillon de la Garde nationale nommé d'après Djokhar Doudaïev bataillon de la Garde nationale d'ArgounЧеченская Республика Ичкерия в мае 1999 года Тимур МУЗАЕВ. 1999 г. Из серии «Политический мониторинг». bataillon blindé Chali de la Garde nationale Bataillon du génie Garde présidentielle Garde de la charia (police religieuse islamique) Bataillon de sécurité de l'état-major général des armées Bataillon spécial sous le Cabinet des ministres de la RTI

Autres formations paramilitaires/de sécurité Ministre de l’Intérieur Département de la sécurité nationale ; basé sur l'ancien KGB soviétique Centre antiterroriste sous la direction du président de la RTI. En , le Centre antiterroriste est créé sous la direction du président de la RTI, dirigé par le commandant de terrain Khounkar-Pacha Israpilov.

Notes et références

Catégorie:Histoire de la Tchétchénie Catégorie:Guerres de Tchétchénie Catégorie:Mouvement guérillero Catégorie:Forces armées d'un pays disparu Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1991 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 2007 Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 2022