La seconde présidence de Barack Obama est une période de l'histoire des États-Unis qui s'étend du au .
Au début de son second mandat, Obama a annoncé plusieurs réformes en faveur de la classe moyenne, appelées « Grand Bargain » et inspirées du New Deal de Roosevelt, comme la réduction des taxes professionnelle et d'incitation à l'embauche ; pour ce faire, il multiplie les déplacements dans les États du pays, mais avec un succès mitigéMaurin Picard, « Les déboires d'Obama ne prennent pas de vacances », in Le Figaro, mardi , page 4..
Bien que la popularité de Barack Obama soit toujours restée relativement haute pour un président américain, celle-ci a subi plusieurs déconvenues au cours de ses deux mandats et particulièrement au cours du second. En effet, après le ressenti d’un manque de résultats à la suite de sa réélection en 2012, la popularité du président a flanché plus d’une fois. Mais c’est en 2015, grâce à de bons résultats généraux de sa politique de relance, à l'économie forte retrouvée par les États-Unis, au taux de chômage proche du plein emploi, à la validation de son système de sécurité sociale visant à protéger les américains contre les coûts des soins hospitalier, à la légalisation du mariage homosexuel sur l'ensemble du territoire américain ainsi qu'à l'obtention du pouvoir de négocier sa loi sur le libre-échange avec le reste du monde que Barack Obama retrouve une forte popularité aux États-Unis...
Politique économique Économie Le second mandat de Barack Obama est marqué par une année 2013 inscrite dans la continuité des difficultés économiques de la fin de son premier mandat. En effet, les effets de la crise économique continuent à se faire sentir aux États-Unis et la confiance des ménages américains est restée en berne jusqu’à l’année suivante qui a inscrit le commencement d’une nouvelle ère économique. En effet, l’embellie attendue par le gouvernement Obama à la suite de son plan de relance adopté en 2009 finit par porter ses fruits six ans plus tard, en 2014, année marquant le début d’un renouvellement économique important entrainé par une croissance exceptionnellement haute. Le troisième trimestre 2014 enregistre en effet une hausse de 5 % du PIB américain en rythme annualisé soit une hausse de 1,1 % par rapport à la précédente évaluation établie à 3,9 %. Ce rythme d’expansion n’a jamais été aussi élevé depuis 2003. Le Dow Jones de Wall Street, de son côté à, dès son ouverture, dépassé le seuil historique des .
L’ensemble a bénéficié non seulement de la baisse du prix du pétrole mais aussi de la hausse des dépenses publiques, historiquement favorable à l’embellie économique d’un pays et, de ce fait, expliquant une partie des bons résultats économiques de Barack Obama depuis le début de l’année 2014. Par ailleurs, le , Obama obtient la validation du Congrès des États-Unis pour négocier sa loi sur le libre-échange : il veut mettre en place un traité avec l'Asie-Pacifique (TTP) et un autre avec l'Europe (TTIP). Ce vote a été un consensus entre certains démocrates et les républicains, certains membres de l'aile gauche du Parti démocrate s'y opposant.
À la fin de sa présidence, les négociations pour le TTIP n'ont pas abouti tandis que le TTP est signé ; cependant, son successeur Donald Trump refuse tous deux de les cautionner et annonce leur abandon.
Emploi En moyenne, sur l’ensemble de l’année 2014, la politique du gouvernement Obama a permis de créer postes par mois sur le sol américain contre en moyenne en 2013. En tout, sur un an, l’économie américaine a ainsi créé pas moins de 3 millions de postes, établissant un nouveau record de nombre de créations d'emplois au puisque le précédent chiffre semblable à celui-ci datait de plus de 15 ans, en 1999. Le taux de chômage à, quant à lui, plongé pour s’établir à 5,6 %. En , le nombre de créations d’emplois s’est établi à contre une moyenne de sur le premier trimestre 2015, avec un taux de chômage à 5,5 %, faisant mentir les prédictions des économistes qui tablaient sur et confirmant, de ce fait, les résultats positifs de 2014. En 2016, la baisse du chômage continue avec un taux de chômage fédéral en mai de 5 %.
Paradis fiscaux étatiques En 2016, le gouvernement Obama lance un programme de transparence visant les États dits à la fiscalité optimale – le Delaware, le Wyoming et le Nevada notamment – pour harmoniser la lutte contre la fraude des entreprises au niveau fédéralBarack Obama prêt à réformer le paradis fiscal du Delaware, Le Monde, consulté le ..
Sécurité nationale, défense et secteur militaire thumb|Visite d'État de François Hollande à Washington, D.C., en 2014. Bien plus diplomate que guerrière, la politique étrangère d'Obama est fortement rejetée par l'électorat républicain. Il y voit un affaiblissement de la superpuissance américaine au profit de l'émergence russe et chinoise et un chaos au Moyen-Orient : Obama perd notamment grandement en crédibilité sur la scène internationale après avoir prévenu Bachar Al-Assad d'une intervention américaine en cas d'usage d'armes bactériologiques contre des civils, et ne pas avoir mis sa menace à exécution quand il y eut confirmation que cela était le cas, malgré le soutien de plusieurs chefs d'État européens à une invasion. Cependant, durant le second mandat du président, le budget alloué à la défense s'accroît par une hausse d'environ 4 %.
En outre, la politique étrangère des États-Unis est marquée par plusieurs procédures légales : de l'affaire Volkswagen à l'affaire de corruption à la FIFA, le gouvernement américain se sert de la voie judiciaire pour parvenir à ses fins contre des firmes privées, sans en référer à leur pays d'origine.
La détente avec la Cour pénale internationale est également une rupture de la présidence d'Obama par rapport à celle de Bush.
Contrôle des ventes d'armes Barack Obama veut restreindre durant son second mandat le droit de vendre des armes sans toutefois le supprimer, en refusant notamment au niveau fédéral que des armes de guerre soient achetables par des civils, législations déjà en vigueur dans plusieurs États du Nord et de la côte Pacifique. Il veut également une vérification plus minutieuse des antécédents des clients.
En 2016, en faisant référence à la tuerie de l'école primaire Sandy Hook, il déclare : . En présentant son plan pour plus de précautions concernant les armes, il s'interrompt pour pleurer. Il ajoute : Barack Obama en pleurs au moment de présenter son plan pour les armes à feu, Atlantico..
Pour Michael O. Fifer, le PDG du fabricant d'armes Sturm Ruger & Co, s’exprimant en 2011 « Si on leur demandait, je pense que la moitié des gens de l’industrie des armes à feu diraient qu’ils ne souhaitent pas voir Obama réélu. Mais en fait, ils iront secrètement voter pour lui de nouveau.. »
Affaire Snowden La première année du second mandat d'Obama est marquée par le d'Edward Snowden à propos des écoutes illégales et massives de la NSA chez les rivaux chinois et russes. Snowden devient un fugitif pour les États-Unis pour révélation de secrets d'État.
Après que ce dernier ait obtenu l'asile en Russie, Obama affirme qu'il est de la décision de Moscou et que Barack Obama s'en prend à Edward Snowden, Le Nouvel Obs, consulté le ..
La présidente brésilienne Dilma Rousseff annule alors un dîner d'État prévu depuis plusieurs années à la Maison-Blanche et critique Barack Obama dans un discours à l'ONUGlenn Greenwald, interviewé par Amelia Dollah, « Snowden, Assange et moi », Society, , 8-21 février 2018, pages 36-40..
Guerre contre l'État islamique En 2014, Obama et le département de la Défense lancent l'opération Inherent Resolve dans le but de détruire l'organisation terroriste baptisée État islamique et implantée en Irak, en Syrie et en Libye. Les États-Unis prennent la tête d'une coalition militaire arabo-occidentale mais Obama est critiqué par une partie des citoyens américains car il ne veut pas envoyer de soldats au sol pour lutter efficacement contre le développement du groupe terroriste. Le président rétorque qu'il veut éviter aux États-Unis une nouvelle guerre d'Irak en ne faisant intervenir que dans une certaine mesure l'armée et en utilisant le soft power diplomatique pour résoudre la crise. , a-t-il déclaré.
Guerre en Ukraine Obama est également critiqué pour son attitude lors de la crise ukrainienne. Alors que la Russie a envahi et annexe une partie du territoire d'un État européen, le G8 suspend Vladimir Poutine de participation et prend des sanctions économiques contre le pays. Bien que cela ait de l'effet en Russie, le président américain est largement critiqué dans le monde pour ne pas avoir fait plus pour aider l'État ukrainien. Seuls quelques conseillers, soldats et armes sont envoyés. Son adversaire au scrutin de 2012, Mitt Romney, dénonce la « naïveté » du président. Lors du débat électoral, Romney avait qualifié la Russie de principale menace géopolitique, Obama répondit que la guerre froide est terminée depuis vingt ans. Il affirme ces propos dans le Face the Nation du 23 mars 2014 et dans un éditorial pour The Wall Street Journal « The Price of Failed Leadership »..
Il paraît plus intéressé par la protection de ses alliés Baltes membres de l'OTAN : des avions de chasse et chars sont envoyés en 2016 pour prévenir toute attaque russe alors que dans un même temps, au cœur de la guerre civile syrienne, les États-Unis commencent à coopérer avec la Russie pour essayer de mettre fin au conflit.
Manœuvres américaines en mer de Chine
Diplomatie Venezuela Son administration refuse de reconnaître la victoire de Nicolas Maduro à l'élection présidentielle de 2013, classe en 2015 le Venezuela comme une « menace extraordinaire pour la sécurité nationale » et impose des sanctions contre plusieurs responsables politiques vénézuéliens..
Accord sur le nucléaire iranien
thumb|À bord d'Air Force One, au téléphone avec François Hollande. En 2015, le groupe des 5+1 obtient un accord avec l'Iran sur la transparence de son programme nucléaire en échange d'une levée progressive des sanctions économiques. Obama et les dirigeants des principales puissances mondiales se félicitent de cet accord visant à assurer la stabilité mondiale, mais Israël fait savoir qu'il est mécontent de cet accord qui n'empêcherait pas selon son Premier ministre Netanyahou l'Iran d'obtenir la bombe nucléaire.
Relations avec Israël Les relations entre le gouvernement américain et le gouvernement israélien se tendent lorsque Benyamin Netanyahou est au pouvoir en Israël, que ce soit sous les présidences de Bill Clinton ou de Barack Obama. Netanyahou est dit par Obama. En outre, le Premier ministre israélien a publiquement fait savoir en 2012 qu'il soutenait le républicain Mitt Romney pour l'élection présidentielle. Obama a peu après considéré, dans une interview retraçant les plus importants points de sa politique étrangère en tant que président, que Netanyahou était de son point de vue Obama : Netanyahou est le plus décevant de tous les dirigeants du Moyen-Orient, The Times of Israël, consulté le ..
L'opération Bordure protectrice, menée par Israël en 2014 mais à laquelle les États-Unis n'étaient pas favorables, se termine dans un bain de sang palestinien. John Kerry est dépêché sur place pour obtenir un cessez-le-feu. Cependant, la coopération entre Israël et les États-Unis continue sur les projets de missiles de défense Dôme de fer et Fronde de David. Outre cela, Obama considère que la politique de colonisation israélienne conduit de surcroît le pays à un Une relation indispensable mais difficile entre Netanyahou et Obama, Le Monde, consulté le ., chose qui inquiète également le président israélien Reuven Rivlin, bien que favorable à la colonisation.