Sumar est une coalition espagnole de gauche définie comme progressiste et sociale, formée pour se présenter aux élections générales du 23 juillet 2023. Il s'agit de la plus grande coalition électorale de l'histoire de l'Espagne, rassemblant 20 partis politiques nationaux et régionaux .

La coalition a été impulsée par Yolanda Díaz, membre du Parti communiste d'Espagne, fondatrice du parti Sumar et deuxième vice-présidente du gouvernement et ministre du Travail et de l'Économie sociale.

Historique thumb|Yolanda Díaz en 2021.

Yolanda Díaz, après la sortie du gouvernement puis l'abandon de la vie politique active par Pablo Iglesias en 2021, devient la dirigeante de la coalition Unidas Podemos. Elle entend alors créer une plateforme qui se distancie de l'image médiatique négative de Podemos et qui tire profit de l'appréciation positive que les citoyens ont d'elle-même selon le CIS.

Elle souhaite également obtenir le soutien de forces idéologiquement proches telles que Izquierda Unida, En Comú Podem, Compromís et Más Madrid/Más País et donner à la société civile un rôle de premier plan. Le but étant d’agréger la myriade de mouvements et de partis de gauche qui se disputent l’électorat à gauche du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et ainsi de mettre « fin à l’hémorragie d’électeurs de la gauche de la gauche. »Alban Elkaïm, La guerre des gauches espagnoles affaiblit leurs chances aux Européennes, basta.media, 6 juin 2024

Le , il est annoncé que la plateforme s'appellera « Sumar ». Le , à l'espace Matadero Madrid, se tient la première rencontre de Sumar. Ces rencontres, qualifiés d'« écoute », se poursuivent les mois suivants dans toute l'Espagne. Enfin, le , lors d'un meeting tenu au centre sportif Antonio Magariños de Madrid, Yolanda Díaz annonce sa candidature aux élections générales prévues pour . À ce moment, Sumar a le soutien explicite de la majorité des forces de gauche (Izquierda Unida, Verdes Equo, Compromís, Más Madrid/Más País...), ainsi que d'anciens membres de Podemos. Cependant, Podemos, principale force au pouvoir à la gauche du PSOE, continue de refuser d'apporter son soutien explicite.

Élections anticipées et finalisation de la coalition Au lendemain des élections municipales et régionales du , auxquelles Sumar n'a pas présenté de candidats, le président du gouvernement, Pedro Sánchez, annonce l'anticipation des élections générales au . Cela laisse une période de 11 jours (jusqu'au ) pour négocier une coalition électorale des forces progressistes espagnoles, comme établi par la législation électorale (LOREG).

Le , la plateforme est transformée en parti politique, baptisé Mouvement Sumar (SMR). L'objectif de cette création est de constituer un parti qui permettrait l'incorporation de candidats indépendants et de personnes de la société civile dans une coalition ou un « front large », qui rassemblerait tous les partis à la gauche du PSOE (à l'exception des partis indépendantistes) dans la perspective du scrutin.

Ainsi plusieurs formations politiques annoncent, au début du mois de , qu'elles s'associent à Sumar pour présenter des candidatures communes : Alianza Verde (AV), Izquierda Unida (IU) et Verdes Equo le ., le ., Chunta Aragonesista (CHA). et Más Madrid (MM). le , (IdPA)., (Més per Mallorca et Més per Menorca). et Batzarre. le , Compromís., Podemos., Más País (MP)., Catalogne en commun (CatComú). et (IAS). le .

Le , à quelques heures de la clôture du délai imposé par la loi électorale, la coalition Sumar est enregistrée auprès de la Commission électorale centrale (JEC), formée du parti homonyme et de 15 autres formations.. La coalition est enregistrée avec l'acronyme SUMAR . Le logo présent sur le bulletin de vote contient uniquement le nom de la coalition et le visage de Yolanda Díaz. La coalition rassemble un large éventail de partis et inclut des candidats indépendants et de la société civile

D'autre part, un certain nombre d'autres partis, bien que ne participant pas officiellement à l'accord de coalition, ont également exprimé publiquement leur soutien ou leur sympathie à l'égard du projet Sumar : Le Mouvement pour la dignité et la citoyenneté de Ceuta, qui a fait partie de l'accord du Turia et a participé à la présentation de Sumar au centre sportif de Magariños, était sollicité par Sumar et le PSOE. Il a finalement décidé de ne pas participer aux élections générales et de laisser le libre choix aux électeurs ; La Coalition pour Melilla, également partie prenante de l'accord du Turia a vu son intégration à Sumar repoussée en raison des suspicions d'achats de voix pesant sur elle depuis les élections municipales, et a donc présenté un candidat contre le candidat de Sumar dans la circonscription de Melilla ; Anova, la formation galicienne qui rivalise régulièrement avec Podemos et Esquerda Unida, a également renoncé à se présenter aux élections afin que le vote progressiste se concentre sur le projet ; Adelante Andalucía a finalement décidé de ne pas rejoindre la coalition. Cependant, le parti ne se présentera que dans la circonscription de Cadix, afin que le vote progressiste en Andalousie ne se disperse pas.

Par ailleurs, (AxSí) ou le Parti régionaliste de Cantabrie (PRC) ont également décidé de ne pas se présenter aux élections générales, ce qui contribuera à éviter la dispersion du vote. En outre, des anciens responsables de Por un Mundo más Justo et du Parti animaliste contre la maltraitance animale (PACMA) ont manifesté leur soutien à Sumar.

Démission d'Yolanda Díaz Yolanda Díaz démissionne le , après la débâcle de la liste de la coalition aux élections européennes..

Programme Sumar défend des positions économiques en faveur de la redistribution des richesses, l'écologie, le féminisme et la défense des minorités sexuelles.

Son programme comprend la mise en place d'un héritage universel de 20 000 euros pour tout jeune espagnol à l'âge de 23 ans afin de « préparer leur insertion professionnelle, développer un projet d'entrepreneuriat ou encore faire une formation ». Le coût de cette mesure, estimé à 10 milliards d'euros, serait financé par un impôt sur les grandes fortunes. Il prévoit également la construction de deux millions de logements en dix ans, financée par un impôt sur les bénéfices des grandes entreprises, et la réduction de la journée de travail.

Composition de la coalition Élections générales de 2023 La coalition est composée pour les élections générales de 2023 de 16 formations politiques dont la liste a été déposé auprès de la Commission électorale centrale. L'ordre des partis dans le tableau ci-dessous est celui du document déposé pour l'enregistrement de la coalition.

Formation Idéologie Territoire Logo Nom officiel Traduction 20px Mouvement Sumar « Mouvement Rassembler/Additionner » SMR Progressisme, féminisme, écologie politique, écosocialisme, socialisme démocratique, fédéralisme, plurinationalisme National 75px Podemos « Nous pouvons » Podemos Socialisme démocratique, populisme de gauche, républicanisme National 50px Izquierda Unida « Gauche unie » IU Communisme, socialisme, républicanisme National 60px Más País « Plus de pays » MP Politique écologique, démocratie participative, antimondialisation National 70px Verdes Equo « Les Verts Equo » VQ Politique écologique, écosocialisme, écoféminisme National 70px Más Madrid « Plus de Madrid » MM Progressisme, démocratie participative, politique écologique Communauté de Madrid 70px Catalunya en Comú « Catalogne en commun » CatComú Écosocialisme, altermondialisme, souverainisme Catalogne 80px Coalició Compromís « Coalition Engagement » Compromís Valencianisme, écosocialisme, politique écologique Communauté valencienne 60px Chunta Aragonesista « Union aragonaise » CHA Nationalisme aragonais, écosocialisme, fédéralisme Aragon 80px « Parti Dragon Canaries » DRG Nationalisme canarien, écologisme, féminisme Canaries 60px Més per Mallorca « Plus pour Majorque » MÉS Socialisme démocratique, écologie politique, nationalisme de gauche, catalanisme, localisme insulaire Îles Baléares 80px Més per Menorca « Plus pour Minorque » MpM Féminisme, écologie politique, souverainisme, républicanisme, localisme insulaire Îles Baléares 80px Batzarre « Rassemblement » Batzarre Gauche abertzale Navarre 40px « Initiative du peuple andalou » IdPA Républicanisme, politique écologique, nationalisme andalou Andalousie 40px « Gauche asturienne » IAS Nationalisme asturien, socialisme, politique écologique Asturies 70px Alianza Verde « Alliance verte » AV Politique écologique, écosocialisme National

Élections européennes de 2024 La coalition est composée pour les élections européennes de 2024 de 9 formations politiques dont la liste a été déposé auprès de la Commission électorale centrale . L'ordre des partis dans le tableau ci-dessous est celui du document déposé pour l'enregistrement de la coalition.

Formation Idéologie Territoire Logo Nom officiel Traduction 20px Mouvement Sumar « Mouvement Rassembler/Additionner » SMR Progressisme, féminisme, écologie politique, écosocialisme, socialisme démocratique, fédéralisme, plurinationalisme National 50px Izquierda Unida « Gauche unie » IU Communisme, socialisme, républicanisme National 70px Verdes Equo « Les Verts Equo » VQ Politique écologique, écosocialisme, écoféminisme National 70px Más Madrid « Plus de Madrid » MM Progressisme, démocratie participative, politique écologique Communauté de Madrid 70px Catalunya en Comú « Catalogne en commun » CatComú Écosocialisme, altermondialisme, souverainisme Catalogne 80px Coalició Compromís « Coalition Engagement » Compromís Valencianisme, écosocialisme, politique écologique Communauté valencienne 60px Chunta Aragonesista « Union aragonaise » CHA Nationalisme aragonais, écosocialisme, fédéralisme Aragon 40px « Initiative du peuple andalou » IdPA Républicanisme, politique écologique, nationalisme andalou Andalousie 60px Nueva Canarias-Bloque Canarista « Nouvelles Canaries-Bloc canariste » NC-BC Nationalisme canarien, social-démocratie, fédéralisme Canaries

Élus législature (à partir d’août 2023) TotalPartiSiègesDéputésDans la coalitionAu CongrèsCoalition SumarpuispuispuisSumarpuisYolanda Díaz, Agustín Santos, Carlos Martín, Rafael Cofiño, Verónica Martínez, Lander Martínez, Esther Gil, Txema Guijarro, Francisco Sierra, Marta Lois (jusqu'en février 2024), Manuel Lago (depuis février 2024)Izquierda UnidapuisToni Valero, Engracia Rivera, Enrique Santiago, Nahuel González et Félix AlonsoPodemos (jusqu'en décembre 2023)Ione Belarra, Javier Sánchez Serna, Noemí Santana, Martina Velarde et Lilith VerstryngeCatalogne en communpuispuispuisAina Vidal, Gerardo Pisarello, Gala Pin (jusqu'en février 2025), Eloi Badia, Júlia Boada, Candela López (depuis janvier 2024) et Viviane Ogou (depuis février 2025)Més-Compromís (jusqu'en juillet 2025)Àgueda MicóInitiative du peuple valencienpuisAlberto IbañezMás País (dissous dans Sumar en décembre 2024)puispuisÍñigo Errejón (jusqu'en octobre 2024)Más MadridpuispuispuisTesh Sidi et Alda Recas (depuis décembre 2024)Chunta AragonesistapuisJorge PueyoMés per MallorcapuisVicenç Vidal

Identité visuelle Le pacte de coalition évite le choix d'un nom plus englobant, comme Unidas Podemos ou Pour l'Andalousie, et prévoit que le bulletin de vote sera marqué du logo de Sumar, surmonté du visage de Yolanda Díaz..

À gauche, le symbole commun de la coalition, utilisé dans toutes les circonscriptions, tant au Congrès, qu'au Sénat pour la Communauté valencienne, ainsi que dans la circonscription du Congrès des îles Baléares et les circonscriptions sénatoriales de Majorque et de Minorque.