Marie Long-Landry, née le à Ajaccio et morte le à ParisActe de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris , n° 1563, vue 7/16., est une médecin française.

Biographie

Famille Marie Landry est née dans une famille d’intellectuels radicaux socialistes apparentée aux Meuron et aux Bonaparte. Sa mère Augustine Meuron (1844-1926) et son père Timothée Landry (1841-1912), juriste devenu ensuite président de chambre à la Cour d'appel de Paris, quittent la Corse pour Nîmes en 1883 avant de rejoindre la capitale en 1896. Elle a 5 frères et sœurs : Josèphe, dite Seppa, (1869-1871), morte de tuberculose ; Eugène Landry (1872-1913), agrégé de français et d'italien, docteur ès lettres, maître de conférences à l'Institut national de Florence ; Adolphe Landry (1874-1956), normalien, fondateur de la démographie française, député de Corse, plusieurs fois ministre ; sa sœur jumelle Marguerite Pichon-Landry est une féministe qui fut la présidente du Conseil national des femmes françaises ; Lasthénie Thuillier-Landry (1879-1962), également médecin, fondatrice de l’Association française des femmes médecins en 1923.

Formation En 1906, Marie Landry est interne des Hôpitaux de Paris sous la direction notamment d'Ernest Dupré et surtout Jules Dejerine à l'hôpital de la Salpêtrière.

Sa thèse, en 1911, porte sur la maladie de Little.

Elle est la première femme nommée au poste de chef de clinique (clinicat) en 1911.

Carrière médicale Pendant la Première Guerre mondiale, Marie Long-Landry aide son mari à diriger le service de physiologie-neurologie de l’hôpital militaire de Bourg-en-Bresse. Elle y croise le chirurgien suisse Albert Reverdin.

Après la guerre, elle part travailler au service de neuropsychiatrie de l'hôpital de Genève, où son mari y devient professeur en 1919. Elle s'investit également dans la fondation Dejerine.

En 1924, elle fonde le Service social international à Genève, dont elle est présidente pendant 25 ans.

Vers 1929, elle travaille dans le service de neurologie d'André-Thomas à l'hôpital Saint-Joseph.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, elle reçoit la Médaille de la Résistance pour son aide aux Juifs et aux soldats alliés. Sa maison se trouve en effet sur la frontière franco-suisse.

Vie privée En 1908, Marie Landry épouse à Paris Édouard André Long, professeur de médecine à Genève et rencontré à l'hôpital de la Salpêtrière. Ils ont deux fils, Francois Long et Olivier Long qui naît le à Veyrier. Elle perd son mari en 1929.

Distinction

(décret du )

Références

Liens externes

Article connexe Place des femmes en médecine

Catégorie:Naissance en novembre 1877 Catégorie:Naissance à Ajaccio Catégorie:Résistante française Catégorie:Femme médecin française Catégorie:Médecin français du XXe siècle Catégorie:Pionnière en médecine Catégorie:Interne des hôpitaux de Paris Catégorie:Personnalité ayant une sœur jumelle Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française Catégorie:Décès en décembre 1968 Catégorie:Décès dans le 7e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 91 ans