Francesco Sbarra (Lucques, 1611 - Vienne, 1668) est un poète et librettiste italien.
Son premier drame musical, (1651), lui apporte la notoriété internationale et il passe la plus grande partie de sa carrière en Autriche où il a écrit des livrets pour des divertissements et des opéras à la cour de l'archiduc Ferdinand-Charles à Innsbruck et à celle de l'empereur à Vienne. (1668) .
Biographie Francesco Sbarra naît à Lucques, en Toscane, le et est le fils aîné de Filippo et Ortensia Ciampanti, cité par .. Son père provient d'une famille originaire de Lombrici, en Versilia, dans la province de Lucques, et s'intègre dans le patriciat commercial de la république de Lucques.
Francesco y fait ses études et produit très tôt des vers pour la musique du théâtre municipal, mais sa production dramatique est pratiquement inconnue, mise à part ..
En 1633, Francesco Sbarra épouse Penelope Orsucci, avec qui il a trois enfants : Filippo Renato, Antonio et Ortensia, cité par ..
À la même époque, il accueille chez lui des réunions académiques ainsi qu'une et , cités par ..
Compositions pour d'autres œuvres À partir de 1636, Francesco Sbarra écrit des poèmes allégoriques et moraux pour des événements festifs dans la ville et le Collège des Jésuites. Certains vers mis en musique par Valerio Guami en 1636 pour la fonction municipale des (le dialogue de , dans auraient été écrits par Sbarra, cité par ..
À partir de 1638, Sbarra commence à avoir des contacts avec l', notamment avec le poète lucquois , futur librettiste de Monteverdi, et Sbarra a écrit l'un des sonnets encomiastiques du livret de la de Benedetto Ferrari.
Francesco Sbarra occupe aussi des fonctions dans l'administration de la ville, comme « ancien de la République » et « collecteur du Chambellan ». Pourtant, il est condamné en 1641 à et , cités par .. Quand son épouse meurt en 1645, il se décide à poursuivre une carrière ecclésiastique, sans succès : le chapitre de Lucques le nomme chanoine à deux reprises, mais l'évêque rejette sa nomination, cité par ..
Il publie ses premières compositions théâtrales en 1643, que met en musique Marco Bigongiari : ; et , cité par ..
Il compose ensuite pour la de Francesco Poggio, montée en 1645 par l' avec une musique de Tomaso Breni ; pour les (, 1648) et des fêtes carnavalesques (, 1648, cité par . ; (1650).
Il est membre de l' de Lucques et probablement cofondateur de l'.
Premiers succès comme librettiste (1651-1658) En 1650, il assiste à Lucques à la représentation d'un opéra vénitien de grande envergure, le de Giacinto Andrea Cicognini et Francesco Cavalli, amené par la compagnie théâtrale des Febiarmonici, dont fait partie le frère arétin Antonio Cesti. Cet événement est une influence majeure pour Sbarra, qui se lance dans son premier véritable drame musical, (1651), qui constitue son premier succès. L'avertissement aux contient une importante déclaration de poétique mélodramatique : Sbarra reconnaît que et s'excuse pour l', qui ne convient pas au qu'Alexandre et Aristote, mais se justifie par ; en effet, .. L'opéra, , avec une allégorie expliquant ses , a été mis en scène et réimprimé à Lucques en 1654, avec la musique de Cesti et Bigongiari.
Dans les années 1650, Francesco Sbarra produit la partie la plus visible et la plus influente de sa production. Elle lui permet de recevoir les faveurs des cours des Habsbourg et acquérir une réputation internationale, ainsi que commencer une carrière autrichienne. Dans ces œuvres, il utilise des personnages idéaux pour corriger , représentent la partie la plus visible et la plus influente de sa production : ils rencontrent la faveur des cours des Habsbourg au-delà des Alpes et facilitent sa carrière autrichienne.. Il écrit à cette période (1652), fable morale ; (1653), tragédie politico-morale ; (1657), un drame moral ; et , imprimé conjointement avec en 1658, avec une musique de Marco Bigongiari.
Carrière en Autriche (depuis 1658) En 1657, Francesca Sbarra est à Venise, où il tente d'obtenir le poste d'agent impérial à Rome. Il ne l'obtient pas et est appelé l'année suivante à Innsbruck à la cour de Ferdinand Charles, archiduc d'Autriche, grâce aux contacts établis par Cesti, le cardinal Ernst Adalbert von Harrach et son maître de chambre, Giovanni Battista Barsotti de Lucca...
Il collabore pour la première fois à Innsbruck en 1659 dans le drame musical , crédité comme (des marquis de Lombrici et des comtes de Colle). Il écrit plusieurs textes dramatiques en musique pour la cour du Tyrol, la cour impériale de Vienne et celle de l'électeur de Bavière à Munich : (, Vienne, 1659) ; (idylle musicale, Vienne 1659) ; (drame musical, date et lieu incertains, mais probablement Innsbruck vers 1660-1662) ; (Innsbruck, 1662, musique de Cesti), révisé et intitulé (Vienne, 1662, musique de Giuseppe Tricarico) ; (idylle musicale, Innsbruck, 1663) ; et (Munich, 1665, musique de Johann Caspar Kerll), réédité à Venise en 1668 en étant augmenté par l'auteurH. Seifert dans (2014) et « », dans M. T. Dellaborra (2003)..
Le , Sbarra devient poète de la cour à Vienne, où il rejoint l'. Il établit de : est interprétée comme une le sur la Burgplatz avec la musique d'Antonio Bertali, la musique de ballet de Johann Heinrich Schmelzer et la mise en scène du spécialiste florentin Alessandro Carducci pour l'anniversaire de l'empereur Léopold et de Marguerite Thérèse de Habsbourg, infante d'Espagne.. Cette mise en scène allégorique d'un tournoi, qui a duré quatre heures, a connu une diffusion exceptionnelle grâce à sa documentation en . Il écrit d'autres « actions sacrées » comme (1665, musique de Pietro Andrea Ziani) ; (1665, Antonio Bertali) et (1666, Giovanni Felice Sances).
Dernières années Entre 1666 et 1668, Francesco Sbarra compose le drame musical (Vienne, 1666, Cesti, Léopold et Johann Heinrich Schmelzer), le « drame ludomoral » (1667, mêmes musiciens), (1667, Bertali et Schmelzer) et (1667, Cesti), mais surtout (1668), un « festin théâtral » sur le sujet épithalamique du Jugement de Pâris (musique de Cesti, Léopold et Schmelzer). D'abord prévu pour le mariage de Léopold et Marguerite en , puis pour l'anniversaire de l'Empereur le , cette œuvre Le livret porte les gravures des changements scéniques dus à Lodovico Burnacini ; la mise en scène de l'énorme drame, après une série de retards, est divisée en deux soirées, les 12 et , dans le théâtre de cour spécialement construit « »..
Francesco Sbarra meurt à Vienne le . Son , mise en musique par Léopold , est jouée le , quelques jours après la mort de Sbarra, au Saint-Sépulcre dans la Burgkapelle à Wiener Neustadt puis dans la chapelle de la Hofburg le . Elle représente un point culminant de la poésie sacrée de l'époque.
Les nombreux problèmes financiers, découlant peut-être de la condamnation subie en 1641, l'ont contraint à dilapider ses propres biens, au point que ses enfants ont refusé l'héritage.
Œuvres Composées en Italie (opéra en un prologue et 3 actes), mise en scène d'Antonio Cesti, Venise (1651) , idylle pour musique (1652) (1652) (1653) Essais dans la collection (1654) , musique de Bernardino Roncaglia (1654) , ode, Rome ? (1655-1656 ?) (1657) (1657) , drame musical (1658) Essais dans la collection de Girolamo Boselli, (Bologna, 1665)
Composées en Autriche , mise en sècne d'Antonio Cesti, Innsbruck (1659) (Innsbruck, 1660) , mise en sècne d'Antonio Cesti, Innsbruck (1662) (1664) (1664) Intermèdes et licences pour , Vienne (1665) (), mise en sècne d'Antonio Cesti, Vienne (1666) (), mise en sècne de Giovanni Felice Sances, Vienne (1666) , mise en sècne d'Antonio Cesti, Vienne (1667) , mise en sècne d'Antonio Cesti, Vienne (1667) (1668) (opéra en un prologue et 5 actes), mise en sècne d'Antonio Cesti, Vienne (1668)
On connaît aussi de lui des œuvres aujourd'hui perdues : un drame intitulé , envoyé d'Innsbruck à Lucques en 1659 ; un volume manuscrit de poèmes et de prose ayant été conservé dans la bibliothèque privée de Francesco Mazzarosa.
D'autres œuvres lui ont été attribuées, mais la paternité est remise en question : (Vienne 1679, musique de Carlo Cappellini) ; des compositions pour à Lucques, (1645) ; (1657) ; (1675)..
Notes et références Notes
Références
Annexes Bibliographie
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Liens externes
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