thumb|École centrale d'arts et métiers Montréal, 1947. Les écoles d'arts et métiers étaient, au Québec, des institutions de niveau secondaires fondée en 1946 par le Ministère du Bien-être social et de la Jeunesse. D'une durée d'environ deux ans après la fin des cours primaires (8 ou 9 ans d'études menant à un certificat d'étude primaire CEP).. Le CEP plus le diplôme d'arts et métiers permettaient de travailler dans une variété de domaines, ayant également la possibilités de perfectionner les étudiants a divers diplômes plus avancés et de continuer vers les études des écoles techniques et commerciales. Sanctionnée le , les écoles furent renommées écoles de métiersChapitre 31, loi modifiant la loi de l’enseignement spécialisé par Assemblée nationale (Québec).
Histoire L'expression « arts et métiers » remonte au XVIIIe siècle et s'apparente à l'époque au terme « techniques », mis en œuvre par des corporations d'artisans ou artistes. Auparavant, la classification des arts du Moyen Âge, comprend entre autres les arts mécaniques, dont font partie les activités de transformation de la matière (la sidérurgie ou la verrerie par exemple). En 1648, Pierre Dalibert, un financier membre du groupe Colbert, Trésorier général de France, s'entretient avec René Descartes de la possibilité de fonder une école d'arts et métiers, école où artisans et ouvriers pourraient s'instruire en dehors de leurs heures de travail. René Descartes imagine un projet consistant à réunir dans des salles destinées à chaque corps de métier un cabinet avec des instruments, des machines et outils nécessaires à chaque profession, ainsi que des maîtres et professeurs en nombre égal à celui des arts qu'on souhaiterait y enseigner. Un fonctionnement fut également utilisé en Nouvelle-France de différentes façons afin de former les artisans ainsi que les apprentis.
En 1668, le Séminaire de Québec fonde des écoles d'arts et métiers à Québec, Saint-Joachim et Montréal.
Le Montreal Mechanics' Institute est une société fondé en 1828 sur le modèle britannique des Mechanics' Institute. Elle crée des cours du soir en 1840 doter la ville d'une main-d'oeuvre qualifiée.
En 1872, le gouvernement du Québec a créé le Conseil des Arts et Manufactures sous la responsabilité du département d'Agriculture et de la Colonisation pour répondre à une demande en formation professionnelle spécialisée pour une main-d'œuvre qualifiée et assurer une meilleure uniformité et coordination dans l'enseignement technique. Il a remplacé le Bureau des arts et manufactures créé en 1857 dans le but de promouvoir la formation spécialisée et de veiller à son développement. Le Conseil des Arts et Manufactures a eu comme mandat de créer des écoles d'arts et métiers à l'intention des artisans manufacturiers, d'en surveiller la gestion, d'embaucher des professeurs et de déterminer les matières à enseigner. L'objectif premier étant de former une main d'œuvre très qualifiée en donnant des cours directement liés aux métiers pratiqués par les travailleurs fréquentant ces écoles. Des classes ont d'abord été ouvertes de jour puis le Conseil des Arts et Manufactures a jugé utile d'ouvrir des classes gratuites le soir spécialisées dans l'enseignement du dessin industriel. De 1877 à 1928, entre huit et dix-sept écoles ont offert une formation spécialisée. Le développement de ces écoles d'arts et métiers s'est trouvé entravé par le manque de fonds et de professeurs qualifiés ainsi que par l'opposition de l'église catholique et les ultramontains qui ne voulaient pas d'un enseignement obligatoire et gratuit. C'est avec l'élection d'Honoré Mercier comme premier ministre du Québec, en 1887, que des fonds importants ont été attribués aux écoles d'arts et métiers. Honoré Mercier a promis de donner personnellement son appui au Conseil des Arts et Manufactures pour l'aider à accomplir son importante mission. Sous la pression des syndicats ouvriers, des écoles du soir sont ouvertes, d'abord à Montréal, en 1889 mais l'arrivée des conservateurs au pouvoir en 1892 a entraîné leur démantèlement.
Dans un même ordre d'idée, des écoles techniques avaient été fondée a partir de 1906: dont l'École technique de Montréal, 1911 l'École technique de Québec, et entre 1918 et 1920, l'École Technique de Trois-Rivières.. Une école fut également ouverte à Sherbrookehttps://cssrs.gouv.qc.ca/fileadmin/user_upload/Services/203-Service-du-secretariat-general/Documents/Publique/Historique/histoire_ecole/Histoire_Centre_24-Juin.pdf.
En 1926, la Loi des écoles techniques et professionnelles vient réorganiser complètement l'enseignement professionnel et spécialisé entraînant la suppression du Conseil des arts et manufactures en 1928.
En 1932, la directrice générale des études à la Congrégation de Notre-Dame de Montréal, sœur Sainte-Anne-Marie (Marie-Avéline Bengle), fonde l’école des arts et métiers sur la rue de Bullion, à Montréal, une école technique féminine. Cette école donne des cours de commerce, de coupe de textile, de couture, d’art culinaire et de dessin. En 1948, cette école devient l'école supérieure d'arts et métiers installée dans deux bâtiments de la rue StanleyDictionnaire des artistes de l'objet d'art au Québec : École supérieure des arts et métiers.
En 1938 est créé un Conseil des directeurs des écoles techniques et de métiers. Une loi de l'aide à l'apprentissage est promulguée en 1945 et création des Commissions et des Centres d'apprentissage.
Le ministère du Bien-Être social et de la jeunesse est créé en 1946 ainsi que les écoles d'arts et métiers de niveau du secondaire. En 1958, les écoles techniques deviennent des instituts de technologie et les écoles d'arts et métiers des écoles de métiers.
Galerie
Notes et références
Annexes Bibliographie
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Articles connexes Collège Arts et métiers France Écoles ménagères au Québec
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