Kari Edwards, née le dans l'Illinois et morte le à San Francisco, est une poétesse et militante trans américaine.

Biographie Née en 1954 dans l'Illinois, kari edwards grandit à Westfield, dans l'État de New York.

Transition et reprise d'études Après avoir enseigné la sculpture et la performance pendant douze ans à l'Université de Denver, kari edwards change radicalement de vie dans les années 1990. Bien qu'elle conteste cette décision et obtienne finalement gain de cause, elle profite ainsi du fait que l'Université de Denver refuse de la titulariser pour s'engager auprès de publics marginalisés et entamer une transition de genre. Pratiquant désormais le zen, elle s'inscrit également dans un cursus de psychologie contemplative à l', une université bouddhiste à Boulder au sein de laquelle les poètes Allen Ginsberg et Anne Waldman ont par ailleurs fondé la . Là, en plus de monter un groupe de soutien à destination des étudiants dyslexiques, elle rencontre sa compagne, Frances Blau.

Carrière poétique Le même jour où elle commence à prendre un traitement hormonal de substitution féminisant, kari edwards entame la rédaction d'un journal intime, tant pour clarifier ses pensées que pour documenter sa transition. Craignant jusque-là d'étudier à ses côtés du fait de sa dyslexie, elle commence à prendre des cours d'écriture à la à la mort d'Allen Ginsberg. Elle en sort diplômée d'un en 2000, un chapbook imprimé () et un premier livre terminé ().

Avec Frances Blau, elles déménagent ensuite à San Francisco où kari edwards s'investit tant sur la scène poétique qu'auprès de la communauté trans locales. Elle contribue également à la rédaction de , un magazine par et pour les trans dans lequel elle met en avant des auteurs à la poésie avant-gardiste (Trish Salah, Julia Serano), rompant avec les codes jusque-là établis.

Écrivaine très prolifique, kari edwards se voit décerner en 2002 le Prix de la pour la catégorie « Littérature », puis en 2004 le Prix du livre de l'année de .

Mort et publications posthumes Le , le jour de son anniversaire, kari edwards meurt d'une embolie pulmonaire.

Édité à titre posthume par la poétesse Trace Peterson, (2015) remporte en 2016 le premier Prix Lambda Literary pour la catégorie « Poésie transgenre ».

En 2017 parait chez eth press. Il s'agit d'une version abrégée, éditée par Tina Žigon, du projet sur Jeanne d'Arc auquel travaillait kari edwards avant sa mort. Chercheuse en littérature anglaise, Tina Žigon a consacré sa thèse à l'étude de ce projet ainsi qu'à celle de .

Caractéristiques de l’œuvre Selon Trace Peterson, la poésie de kari edwards a un côté déstabilisant dans la mesure où elle va à l'encontre des règles établies en matière de langue écrite. Ainsi, ne faisant que rarement usage de majuscules, kari edwards a par ailleurs rédigé des livres entiers sans pronoms.

Toujours selon la poétesse et éditrice américaine, et peuvent être considérés comme s'inscrivant dans le mouvement du de San Francisco.

Œuvre

Ouvrages publiés à titre posthume

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Tina Žigon, « Language Out of Bounds »: Gender, Language, and Violence in kari edwards''' a day in the life of p. and the Joan of Arc Project'', Buffalo, Université d'État de New York à Buffalo (thèse de doctorat), 2016

Liens externes

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