Charles Messier, né le à Drummondville, est un militaire, conseiller politique et homme politique québécois, député de Saint-Hyacinthe à l'Assemblée nationale du Québec sous la bannière du Parti libéral du Québec des élections générales de 1985 aux élections générales de 1994, durant lesquelles il ne se représente pas.

Biographie Jeunesse et carrière avant la politique Charles Messier naît le à Drummondville de l'administrateur Jean-Claude Messier et de Yolande Cardin.. Il effectue ses études postsecondaires au Collège régional de Bourgchemin. De 1972 à 1977, Messier est instructeur dans le Royal Régiment. En 1973, il devient policier militaire dans les Forces armées canadiennes jusqu'en 1975. De 1975 à 1985, il est coordinateur régional à la Commission de la santé et de la sécurité du travail. En 1984, il obtient un baccalauréat en administration des affaires de l'Université du Québec à Montréal en 1984, puis une maîtrise en administration publique à l'École nationale d'administration publique en 1992. Toujours à l'ENAP, il obtient son diplôme de deuxième cycle en administration internationale en 1996.

Carrière politique Charles Messier est élu à l'Assemblée nationale du Québec à la suite des élections de 1985 dans la circonscription de Saint-Hyacinthe sous la bannière du Parti libéral. Il bat le député péquiste sortant Maurice Dupré avec une marge de 500 voix. Aux élections de 1989, il fait face à l'industriel Laurent Denis du Parti québécois. La campagne libérale est caractérisée par la visite du premier ministre Robert Bourassa avec Messier dans la ville pour présenter le nouveau plan agricole libéral. Lors de cette visite, le premier ministre en a profité pour vanter les compétences de Charles Messier, alors en campagne pour sa réélection dans Saint-Hyacinthe. Il avait affirmé ne pas être inquiet face à la réélection de son député dans la région. Les péquistes en avaient alors profité pour mettre en vogue leur candidat, Laurent Denis.. Messier garde finalement sont siège avec  voix sur son adversaire principal..

Dans le cadre du centième anniversaire de fondation de la faculté de médecine vétérinaire de St-Hyacinthe, Charles Messier a fait l'acquisition d'un labrador noir avec le Dr André Dallaire, alors vice-doyen aux études de la faculté. Ils ont remis l’animal, nommé Maskou en l’honneur des maskoutains, à Jacques Chirac, alors Premier ministre de la France.  

En tant que député, il assiste à la à la béatification de Louis-Zéphirin Moreau le à Rome avec le pape Jean-Paul II. Il assiste également à la canonisation de la religieuse Marguerite d'Youville, pionnière de l'Église catholique au Canada, également effectuée à Rome par le pape Jean-Paul II, le .. Le , Messier annonce son retrait de la vie politique et reste en poste jusqu'aux élections de 1994, optant plutôt pour une carrière de fonctionnaire. Les élections de 1994 voient le libéral Gabriel Michaud affronter le péquiste Léandre Dion, qui remporte le siège.

Après la vie politique De 1994 à 1999, Charles Messier est conseiller économique au ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration et agit en tant qu'expert en élections au Cambodge, en Bosnie, en Haïti, au Kosovo et en Ukraine. En 1999, Charles Messier a été vérificateur des accords de paix de Dayton au Kosovo pour une période de trois mois. Il a été rapatrié au Canada avant les bombardements de l'OTAN. Toujours en 1999, il est retourné au Kosovo comme chef régional pour le United Nations Interim Mission in Kosovo (UNMIK) (1999-2004) tant à Klinë, Štrpce et finalement Gjilan.

Entre et , avec l'Organisation internationale pour les migrations (OMI), Charles Messier a agi comme responsable au Québec pour l'accueil des réfugiés Kosovars. Il a notamment assuré le premier vol de retour des réfugiés vers la capitale, Pristina.

De 1999 à 2004, il est conseiller en Affaires civiles auprès de l'ONU au Kosovo. De à 2012, année de sa retraite, il occupe plusieurs postes dans la mission des Nations unies en Haïti pour la stabilisation du pays. Au mois de , il a notamment été responsable de la capitale pour les premières élections libres après le départ du président Jean-Bertrand Aristide. Il a ensuite été nommé chef du bureau de liaison entre le parlement haïtien (Sénat et chambre des députés) auprès de la mission. À sa demande, il est transféré comme chef régional au bureau de Fort Liberté, Hinche et finalement Les Cayes.

Il est membre à vie de la Corporation du Temple de la renommée de l'agriculture du Québec. Il est aussi membre de la Chambre de commerce de la grande région de Saint-Hyacinthe, du de Saint-Hyacinthe, du Club maskoutain à Saint-Hyacinthe et des Chevaliers de Colomb.

Résultats électoraux

Distinctions Il est récipiendaire de la Médaille commémorative du anniversaire de la Confédération du Canada en 1992 et la (MCMP) en 2004.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Articles connexes du Québec du Québec Saint-Hyacinthe

Bibliographie

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Médiagraphie

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Liens externes

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