Marie d'Avaugour, duchesse de Montbazon, née vers 1610-1612 et morte le , est une dame de la noblesse bretonne connue pour ses intrigues politiques et galantes.
Origines familiales Marie d'Avaugour naît vers 1610-1612Antoine Adam, dans Tallemant des Réaux, Historiettes, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », Paris, Gallimard, 1961, II, 217, .« À Charles Spon, le 6 décembre 1650, note 4 », sur u-paris.fr, Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, université Paris Cité (consulté le 15 juillet 2025).. Elle est la fille de Claude d'Avaugour et de Catherine Fouquet de La VarenneSaint-Simon, Mémoires, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », Paris, Gallimard, 1983, I, 508.. Elle est issue de la seconde maison d'Avaugour : elle descend par son père de François d'Avaugour, comte de Vertus, fils bâtard du duc . Elle est la sœur aînée de mademoiselle de Vertus qu'elle introduit dans le monde, avant que celle-ci ne se voue au jansénisme« Vertus, mademoiselle de (1617-1692) », sur amisdeportroyal.org (consulté le 15 juillet 2025)..
Biographie Le , elle se marie avec Hercule de RohanAntoine Adam, , 217, ., duc de Montbazon dont elle a trois enfants : Marie-Éléonore (née en 1629, morte à le ), abbesse de La Trinité de Caen, puis de MalnoüeOraison funèbre du en l'église des religieuses bénédictines du prieuré de Chasse-Midy, où elle est enterrée. .. François (1630-1712), premier prince de Soubise par sa femme Anne Julie de Rohan-Chabot dame de Soubise, père du prince et du cardinal de Rohan : souche des Rohan-Soubise. Anne (née en 1640, morte à le ), qui a été la seconde femme de son neveu le duc de Luynes, fils de sa demi-sœur Marie ci-dessus, dont elle a eu le comte d'Albert, le chevalier de Luynes et plusieurs filles, toutes mariées.
Hercule de Rohan est gouverneur de Paris ; il est veuf et âgé de lorsqu'il épouse la fille du comte de Vertus qui en a alors 16 . Il a plusieurs enfants d'un précédent lit, dont Marie, épouse en secondes noces du duc de Chevreuse, de sorte que la duchesse de Montbazon, quoique beaucoup plus jeune que sa belle-fille, était belle-mère de la duchesse de ChevreuseAntoine Adam, , 217, . et la maîtresse du duc de Chevreuse, vieil époux de celle-ciTallemant des Réaux, , 217..
Belle-mère et belle-fille s'entendent pour lutter contre le cardinal Mazarin, premier ministre pendant la minorité de Louis XIV et, toutes deux ayant intrigué contre le roi, elles sont exilées lors de la Fronde.
La duchesse de Montbazon est connue pour son avarice mais aussi pour sa beauté éblouissante. Ses contemporains comparent sa beauté à celle des statues antiques. Elle est l'objet des commentaires de tous les mémorialistes de son époque : , dit Tallemant des Réaux. Le cardinal de Retz l'a jugée bien sévèrement :
La duchesse de Montbazon est évoquée dans une chanson populaire, Y avait dix filles dans un pré (voir aussi la du Maine).
Elle est notamment la maîtresse de l'abbé de Rancé qui, profondément marqué par la mort de sa sublime maîtresse, se retire du monde, puis entre à la Trappe, qu'il réforme durablementMichel Onfray, « Onfray à la Trappe #3 – La conversion, contre soi-même », sur lepoint.fr, 23 décembre 2017 (consulté le 16 juillet 2025)..
Elle meurt le . , dit l'abbé DuboisAbbé Dubois, Histoire de l'abbé de Rancé et de sa réforme, sur google.fr, Paris, Bray, 1866, I, 108..
Notes et références
Bibliographie
Liens externes
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