Samuel Croxall (1688/9 - 1752) est un prêtre anglican, poète et traducteur britannique, particulièrement connu pour son édition des Fables d'Ésope.
Biographie Samuel Croxall naît en 1688 ou 1689 à Walton-on-Thames où il est baptisé le . Il est le fils de Samuel Croxall (1655/6-1730), recteur anglican de Hansworth et curé de la paroisse de Walton, et d'Elizabeth née Humfrey. Il fait ses études secondaires de 1701 à 1707 à Eton, où il obtient une bourse en 1702, puis il est « sizar » (c'est-à-dire boursier) à St John's College, de Cambridge, Il obtient un BA en 1711, un MA en 1717 et un doctorat en divinité (DD) en 1728. Il est ordonné dans le diocèse de Londres en 1712, nommé recteur à Bradenham dans le Norfolk en 1713, puis chapelain ordinaire à Hampton Court en 1715. Il succède à son père à Walton-on-Thames en 1716 et conserve le bénéfice de la charge jusqu'à sa mort. Les premières publications de Crowall sont deux satires anti-tory, en 1713 et 1714, et une ode pour saluer l'accès au trône de George , éditées sous un pseudonyme. Plusieurs autres éloges suivent, destinés au duc d'Argyll vainqueur à Sheriffmuir ou au comte de Halifax. Son premier sermon publié en 1715 est un plaidoyer whig pour la modération dans les querelles religieuses, Incendiaries No Christians.
En 1717, Croxall épouse Philippa Proger, qui avait hérité des terres de son père dans le Brecknockshire, y compris la maison familiale de Gwern Vale. Pendant son séjour prolongé à Londres, il évolue dans le cercle du Kit-Cat Club, où se retrouvent des hommes politiques et écrivains whigs. L'un de leurs projets littéraires était la traduction du latin des Métamorphoses d'Ovide, sous la direction de Samuel GarthAvailable at https://archive.org/details/ovidsmetamorphos00ovid avec John Dryden, Joseph Addison, Arthur Mainwaring, Nicholas Rowe, John Gay et Laurence Eusden. Samuel Croxall quant à lui traduit le sixième livre, trois histoires du huitième livre, une histoire du dixième (la fable de Cyparisse), sept du onzième et une du treizième (les funérailles de Memnon)"Lord Byron and some of his Contemporaries", New Monthly Magazine, , .
Croxall s'engage dans diverses activités éditoriales. En 1720, il édite A Select Collection of Novels written by the most celebrated authors in several languages. en quatre volumes dans lequel figurent des œuvres de Madame de La Fayette, Cervantes, Machiavel, l'abbé de Saint-Réal et Scarron. Il publie six nouveaux volumes contenant neuf œuvres en 1722.. Son édition, en 1722, des Fables d'ÉsopeGoogle Books: Samuel Croxall, Fables of Aesop and others, accessed 19 August 2010 dans une version accessible et illustrée lui apporte une certaine notoriété, et le volume est constamment réédité jusque dans la seconde moitié du .
The Fair Circassian gauche|vignette|557x557px| Illustration d'Isaac Taylor pour The Fair Circassian, 1765. Des extraits des premier et deuxième livres de Fastes d'Ovide sont inclus dans le recueil de poèmes The Fair CircassianThe 8th edition of 1765 is available at Google Books :
The Fair Circassian: a dramatic performance est publié pour la première fois en 1720. Adaptation du Cantique de Salomon, il est composé de huit courtes sections écrites en distiques dans lesquelles le roi Salomon et une esclave imaginaire du nom de Saphira s'engagent dans un dialogue amoureux. Cette publication provoque des critiques outragées, notamment du pasteur presbytérien écossais James Craig en 1751 :
Connaissant les risques auxquels l'exposait sa production poétique, Croxall prenait soin de dissimuler sa paternité à la fois en utilisant des pseudonymes et en fournissant de fausses informations sur l'origine de l'œuvre. Ainsi, The Fair Circassian est censée être l'œuvre de , mort d'amour pour une demoiselle d'honneur de la reineFor this section see particularly Theophilus Cibber: The Lives of the Poets of Great Britain & Ireland, vol.5, 1753 .
Fin de vie Samuel Croxall s'attaque à Walpole dans un sermon prêché à la Chambre des communes le , et est menacé de perdre son poste de chapelain, mais il est protégé par l'intervention de la cour du roi George . Son amitié avec l'évêque de Hereford lui permet d'obtenir plusieurs prébendes, notamment à Hinton en , puis à Moreton Magna en 1730 à Bromyard en 1739, il est nommé trésorier de la cathédrale d'Herford en 1731-1732, puis chancelier d' jusqu'à sa mort et chanoine résident en 1740 à Hereford, où il réside habituellement. Il écrit son dernier livre, Scripture Politics, un traité en prose sur l'organisation politique et sociale des anciens hébreux, en 1735. Il prêche son dernier sermon, édité sous le titre Antiquity, Dignity, and Advantages of Music, à la cathédrale de Hereford le . Il meurt le et est enterré dans le transept nord de la cathédrale, mais sa pierre tombale est perdue. Sa bibliothèque est vendue en 1756.
Une édition posthume de The Fair Circassian paraît en 1765.
Références
Voir aussi Bibliographie
Liens externes
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