Étienne-Simon Thomé, né le à Coulommiers (Seine-et-Marne) et mort le à Paris ( ancien)ECR. Paris., est un officier de gendarmerie français.

Biographie Fils d'un marchand épicierJacques Peuchet, Collection des lois, ordonnances et réglements de police depuis le jusqu’à l‘année 1818, Seconde série, Volume 8, 1819, p.262-64, sentence de police du 26 octobre 1769 « qui condamne Étienne-Simon Thomé, mineur, et son père, comme tuteur naturel, en cent livres d’amende, pour s’être ledit Thomé fils, quoique fort jeune et sans qualité ni expérience, rendu propriétaire d'un bachot, et en avoir fait mauvais usage »., il sert pendant quinze ans comme lieutenant de cavalerie sous l'ancien régime. Membre du conseil municipal de CoulommiersLouise Madeleine Charlotte de Barentin de Montchal Quatre-Solz de Marolles, Les lettres d'une mère: épisode de la terreur, 1791-1793, Perrin, 1901, p. 21., il représente comme électeur le district de Rozay-en-BrieBulletin de la Société d'Archéologie, Sciences, Lettres et Arts du Département de Seine-et-Marne, 1875, volume 7, p. 172. aux élections départementales de 1790, au cours desquelles il est élu membre du directoire du département de Seine-et-Marne. En 1791, la notoriété acquise à ce poste lui vaut d'être élu député suppléant du département à l'Assemblée nationale législativeArchives parlementaires de 1787 à 1860, série 1 (1787 à 1799), t.1, 1890, p.44 ; Annie Crépin, Révolution et armée nouvelle en Seine-et-Marne (1791-1797), Editions du CTHS, 2008, p.48 et 54..

Il réintègre ensuite la carrière des armes. En 1793, il est lieutenant à la Première division de gendarmerie, en poste en Seine-et-MarneLéon Hennet, Etat militaire de la France pour l'année 1793, Société de l'histoire de la Révolution française, 1903, p.281., avant d'être promu capitaine en l'an II. Lors de la réorganisation de la gendarmerie en l'an IX, il est nommé commandant de la compagnie de gendarmerie départementale de Seine-et-Marne à la résidence de Melun.

Il envoya de nombreux rapports au ministre de la guerre Clarke, duc de Feltre, durant la Campagne de France de 1814, annotant notamment les tableaux renfermant les détails des arrestations (civiles ou militaires, conscrits réfractaires ou déserteurs) qu’il est censé envoyer tous les trois jours au préfet de ce même département et n’hésitant pas à s’attarder sur les faits qui lui semblent mériter un plus large développement. La production documentaire abondante et détaillée adressée par le capitaine Thomé à sa hiérarchie a été utilisée par les historiens comme une source appréciée pour l'étude de l'invasion de 1814par exemple Marguerite Robert Mathieu, Dernières victoires 1814, Picard, 1964..

Relevé de ses fonctions lors de la Première Restauration, il est remplacé à son poste par le lieutenant Guibourg, nommé capitaine à titre provisoire pour lui succéder. Le mobile de l'éviction du capitaine Thomé est équivoque : plus que par des raisons politiques, celle-ci est sans doute justifiée par son âge avancéAdrien Godard d'Acour de Plancy, Frédéric Masson, Georges Plancy (baron de.), Souvenirs du Comte de Plancy (1798-1816), 1904, p.342.. Thomé est admis, à compter du Bulletin des lois de la République Française, bulletin N°130 bis p.26-27, ordonnance du 2 décembre 1831 (attribution d'une pension de réversion à sa veuve)., à bénéficier de la retraite de chef d'escadron, à laquelle son ancienneté de grade et de services (39 ans et neuf mois) lui donnait droitTableau général et alphabétique des pensions à la charge de l’État, tome VIII, 1817, p.225..

Source bibliographique La Révolution française, revue d'histoire contemporaine, 1887, volume 13, p.309, notice sur Étienne-Simon Thomé, député suppléant à l’Assemblée nationale législative.

Notes et références

Catégorie:Militaire du Premier Empire Catégorie:Naissance en février 1753 Catégorie:Naissance à Coulommiers (Seine-et-Marne) Catégorie:Décès en juin 1831 Catégorie:Décès à 78 ans Catégorie:Décès dans l'ancien 7e arrondissement de Paris Catégorie:Officier de la gendarmerie nationale française