Philibert de Montgremier est un homme politique néo-hébridais.

Biographie Gérant de la Société familiale de Navigation et d'Agriculture à Luganville sur l'île d'Espiritu Santo Journal officiel de la République de Vanuatu, n° 37, 27 juillet 1981, p.9, il vit en concubinage avec une femme autochtone, ancienne épouse d'un chef du nord de l'île de Malekula Jean Guiart, « La conquête et le déclin : Les plantations, cadre des relations sociales et économiques au Vanuatu, ex Nouvelles-Hébrides », Journal de la Société des océanistes, n°82-83, tome 42, 1986, p.38.

Il est l'un des rares Français à s'engager dans le Parti national des Nouvelles-Hébrides, parti indépendantiste mené par des autochtones anglophones. Il est choisi comme candidat pour le parti dans la circonscription « Santo urbaine » (Luganville) pour les premières élections législatives de cette colonie franco-britannique en 1975. Les citoyens à Luganville doivent élire un député autochtone, un député français et un député britannique, et Philibert de Montgremier est élu député français à l'Assemblée représentative des Nouvelles-Hébrides. Il est le « seul Français » à siéger pour les indépendantistes à l'Assemblée, les divers partis francophones étant quant à eux anti-indépendantistes Keith Woodward, A Political Memoir of the Anglo-French Condominium of the New Hebrides, Australian National University Press, 2014Zorian Stech, Une confrontation comme nulle autre dans le Pacifique : la France, la Grande- Bretagne et la vie politique au condominium franco-britannique des Nouvelles- Hébrides (1945-1980), thèse de doctorat, université de Montréal, avril 2017, p.170. L'élection de cinq des six députés de Santo est toutefois cassée par la justice en en raison de vices de procédure "New Hebrides run around continues", Pacific Islands Monthly, octobre 1976, p.16. Lors de l'élection partielle qui en résulte pour le siège du député français de Luganville, Philibert de Montgremier est battu par le candidat francophone anti-indépendantiste Georges CronsteadtZorian Stech, Une confrontation comme nulle autre dans le Pacifique, op. cit., p.xii.

Boycottant l'Assemblée en 1977, le Parti national devient le Vanua'aku Pati, et annonce la formation d'un gouvernement parallèle au gouvernement autonome formé par l'Assemblée. Il tisse des liens avec le Parti de libération kanak (Palika), parti indépendantiste radical en Nouvelle-Calédonie, et Philibert de Montgremier accompagne Barak Sopé, secrétaire général du Vanua'aku Pati, à un congrès du Palika en Nouvelle-Calédonie en Christopher Plant, "New Hebrides 1977: Year of Crisis", The Journal of Pacific History, vol. 13, n°4, 1978, p.204. Son mandat parlementaire de 1975 à 1976 restera toutefois sa seule participation au corps législatif "Members", Parlement de Vanuatu.

Références

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